Acfeb

  • De nombreux écrits du Nouveau Testament contiennent des pièces à caractère hymnique. Celles-ci sont cantique, prière, louange, confession ou éloge, utilisent le langage de la poésie, décentrent le propos et constituent un temps fort du récit ou de l'argumentation.

    Pourquoi avoir occasionnellement opté pour le potentiel esthétique du rythme et des images ? Quelle relation ces matériaux singuliers entretiennent-ils avec leur contexte narratif ou discursif ? C'est à ces deux principales questions que les contributeurs à cette recherche collective ont tenté de répondre.

    L'idée selon laquelle ces échantillons de poésie ou de prose relevée ne seraient que des pièces rapportées semble devoir être corrigée. Quelle que soit la forme sous laquelle ils se présentent, du cantique à l'éloge, il apparaît nettement que les hymnes enchâssés dans un récit ou une argumentation sont investis de fonctions précises et variées. L'enquête a été menée sur les principaux textes concernés du Nouveau Testament et a été élargie à des exemples choisis de l'Ancien Testament et de la littérature connexe.

  • le père j.-m.
    poffet, qui préface ce livre, cite le père lagrange, fondateur de l'ecole biblique de jérusalem à la fin du xixe siècle, qui écrivait : " il y a une certaine manière d'écrire l'histoire qui n'est pas la nôtre, mais qui se trouve dans l'ancien testament. " c'est précisément à cette tâche de comprendre comment la bible fait de l'histoire que se sont attelés les biblistes de l'acfeb au cours de leur xxie congrès.
    j.-m. carrière, en fin d'ouvrage, résume ainsi l'apport de plusieurs des contributions : il n'y a pas une historiographie biblique, mais plusieurs projets historiographiques traversent l'ancien testament. trois traits les caractérisent : les auteurs bibliques ont une double référence : ils appartiennent à un certain contexte historique, mais en écrivant ils construisent un " monde " de référence pour les générations à venir ; les époques d'élaboration historiographique sont des moments de crise grave, voire de situations finales : écrire était faire pièce à la mort ; ecrire l'histoire entretient un rapport à la temporalité plus qu'à la causalité : ce n'est pas la succession des événements qui est visée mais le traitement intelligent de ceux-ci - c'est-à-dire la volonté d'en dégager le sens.
    on voit la différence avec nos requêtes modernes en matière d'historiographie. il s'est donc agi de comprendre l'opération historienne propre aux textes bibliques.

  • Les nouvelles voies de l'exegese

    Acfeb

    • Cerf
    • 17 Avril 2002

    Le XIXe congrès de l'ACFEB, qui réunit tous les deux ans les exégètes francophones, a pris pour thème en septembre 2001 : " En partant du Cantique des cantiques, les voix de l'exégèse ".
    Les intervenants, venus de divers horizons, méthodes et champs d'étude, ont dégagé certaines conditions de l'acte de lecture des Écritures, hier et aujourd'hui : statut de l'acte de lecture, responsabilité du lecteur, responsabilité de l'exégète, rapport entre lecture et interprétation. Au fil de la réflexion, différents espaces de lecture (universitaires, ecclésiaux, artistiques, liturgiques...) ont été abordés en même temps qu'était prise en compte la pluralité des lectures (patristique, juive, médiévale, mais aussi historico-critique, narrative, poétique...).
    De ce congrès est issu le présent livre qui a été retravaillé afin d'offrir aux amoureux du Cantique un état des recherches et des lectures actuelles tout à fait unique. Quant à ceux qui s'intéressent de manière plus globale à la Bible, à ses lectures et à ses espaces de réception, ils trouveront ici des perspectives et des éclairages nouveaux sur les " voix " et les " voies " de l'exégèse.

  • Cet ouvrage rassemble les communications données à l'occasion du XVIIIe Congrès de l'Association catholique française pour l'étude de la Bible, tenu à Lyon du lundi 31 août au vendredi 3 septembre 1999.
    L'arrivée des Grecs en ces régions du Proche-Orient puis celle des Romains n'ont pas été de simples péripéties politiques, mais elles ont provoqué une rencontre des cultures qui a marqué la pensée d'Israël. Ce choc culturel a parfois été l'occasion d'affrontements à l'intérieur même d'Israël, il a suscité, parmi les Juifs, des groupes aux sensibilités diverses. Les contributions montrent les conséquences de cet événement politique à l'intérieur du peuple juif à la veille de l'ère chrétienne.
    Le phénomène de Qoumrân lui-même n'est pas sans rapport avec ces bouleversements politiques. Plusieurs études examinent de manière neuve des textes de la tradition rabbinique, elles soulignent l'intérêt d'une meilleure compréhension de la tradition orale. De plus, nombre de pensées du monde pharisien ne sont pas éloignées des convictions des disciples de Jésus de Nazareth. Alors qu'elle est souvent restreinte à quelques textes catalogués comme " apocalypse ", la pensée apocalyptique traverse de nombreux courants théologiques du Ier siècle.
    On en précise les origines et les conditions de naissance. La pensée chrétienne poursuit alors des thèmes enracinés dans un monde culturel dont elle dépend ; en même temps, il était utile de noter l'originalité chrétienne marquée par la résurrection du Christ et un évangile proposé comme tel aux nations. Dans cet esprit sont étudiés l'affirmation de la résurrection des morts et le concept de mission à la veille de l'ère chrétienne.
    Il n'est pas possible d'évoquer ce contexte culturel sans se demander ce que devient le judaïsme dans la pensée des Pères de l'église. L'ouvrage s'achève par une relecture des travaux faite du point de vue de l'ecclésiologie.

  • Paul l'appelle « Seigneur », « Seigneur Jésus », « Christ », « Christ Jésus », « le Fils »... Nombre d'études ont exploré ces titres. Peu, cependant, s'attachent à lire en même temps une épître comme un tout relié à la situation singulière d'une communauté.
    Dans la dynamique de la New Perspective on Paul, cet ouvrage croise les questions de la christologie des épîtres avec une lecture attentive de chacune d'elles. D'une épître à l'autre, y a-t-il des constantes et des évolutions ? De quelles traditions Paul est-il parti ? Comment exprime-t-il son lien personnel avec le Seigneur ? Cette diversité a-t-elle une cohérence globale ?
    Finalement, de quelle « seigneurie » s'agit-il ? Peut-on encore parler d'une christologie « d'en haut » et « d'en bas » ?
    Les études ici rassemblées permettent à la théologie de bénéficier de la fécondité des recherches exégétiques en monde francophone et, à l'exégèse, de ne pas se clore sur elle-même. Paul a su et saura toujours ouvrir des trajectoires christologiques surprenantes.

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