Antoinette Le Normand-Romain

  • Camille Claudel and Rodin

    Antoinette Le Normand-Romain

    • Hermann
    • 24 Juillet 2014

    Étude sur l'impact artistique de la relation entre Rodin et son élève, Camille Claudel. A travers leurs oeuvres, l'auteure y perçoit trois périodes : la passion, l'inspiration croisée et l'échec.

  • Mémoire de marbre

    Antoinette Le Normand-Romain

    • Bibliocite
    • 15 Juin 1995

    Conservateur au département sculptures du Musée d'Orsay de 1977 à 1994, l'auteur met en évidence dans cet ouvrage sans précédent l'admirable patrimoine artistique existant dans les cimetières français. Synthèse historique, typologie et répertoire de plus de 460 monuments funéraires réalisés dans les cimetières modernes français après leur création en 1804. Bibliographie, répertoire des tombes citées. Index des noms d'artistes et de défunts. Photographies de Myriam Viallefont-Haas.

  • Rodin s'engage, il consent à tout, probablement sous la dictée de Mlle Camille.
    Est-ce un jeu érotique que ce contrat par lequel il se met à l'entière disposition de sa maîtresse ? C'est l'un des documents les plus forts témoignant de la passion qui liait le maître à son élève, l'un des jalons fondamentaux de " cette lamentable histoire " comme la qualifiait Paul , le frère de Camille. Camille Claudel & Rodin, une histoire en trois temps. Antoinette Le Normand-Romain rythme son analyse, en trois périodes, à partir des sculptures des deux artistes : Sakountala, oeuvre ambitieuse et romantique, reflète la passion partagée ; La Parque et la convalescente, est au coeur des jeux de références et d'inspirations croisées ; La Niobide, enfin, blessée, brisée, nostalgique, symbolise l'échec de Camille à la fois comme femme et comme artiste.
    Le temps remettra tout en place tire de manière objective les conséquences esthétiques du rapprochement tumultueux entre les deux sculpteurs.

  • Le baiser ; the kiss

    Antoinette Le Normand-Romain

    • Reunion des musees nationaux
    • 2 Octobre 1995

    A l'occasion de la venue de la sculpture de Copenhague, les commissaires de l'exposition ont souhaité la confronter avec les deux autres marbres originaux exécutés sous la direction de Rodin : celui du Musée Rodin et celui de la Tate Gallery de Londres.

  • « Mes moyens naturels sont la terre et le crayon. » « J'ai dessiné toute ma vie, j'ai commencé toute ma vie en dessinant ; je n'ai jamais cessé de dessiner. » Ces phrases d'allure si anodine sont pourtant des clés pour comprendre l'oeuvre de cet immense sculpteur pour qui le dessin a tant compté tout en restant un aspect de son travail inconnu du grand public. Le premier, il a délibérément travaillé sur les problèmes formels avant de faire intervenir le sens.
    Libre de combiner, d'assembler et de varier à l'infini, Rodin a ouvert la voie à toutes les audaces du XXe siècle. Cette place naturelle du dessin dans son oeuvre se traduit par plus de 7 000 dessins répertoriés et conservés au musée Rodin et dans d'autres collections, qui forment comme le récit de la quête passionnée d'une forme juste, exacte, vibrante. Des dessins « noirs » contemporains de La Porte de l'Enfer aux grands nus aquarellés, cet ouvrage offre un large panorama de son travail.
    En reproduisant 350 des plus beaux dessins de la collection du musée Rodin et des collections étrangères les plus importantes, dont un nombre considérable d'inédits, il a l'ambition de donner au public une idée aussi complète que possible d'une oeuvre graphique riche et souvent somptueuse. Une large étude retrace les différentes étapes de cette recherche, que viennent compléter deux essais de fond : l'un étudie les relations complexes entre les dessins et la sculpture chez Rodin, l'autre les problèmes de l'attribution et des déplacements de sens dans son oeuvre.

  • Lire ; du fragment

    ,

    • Ophrys
    • 16 Février 2011

    Tout fragment d'oeuvre est émouvant en lui-même en ce qu'il témoigne d'une unité disparue, à laquelle il permet de rêver, tout en invitant à méditer sur le passage du temps. Un torse, une main, un pied, prennent ainsi, séparés, un sens qu'ils n'avaient sans doute pas quand ils n'étaient qu'une partie d'une oeuvre complète.
    Aussi bien un fragment n'est-il pas seulement le résultat d'une destruction ou d'une mutilation : comme l'observe ici Pierre Pachet dans Du bon usage des fragments grecs, il pose la question de la survivance et de l'interprétation des oeuvres d'art à travers le temps.
    De cette question, Auguste Rodin s'est sans doute avisé en découvrant les ressources expressives du fragment. Dans « Étreindre sans bras et tenir sans mains » Rodin et la figure partielle, Antoinette Le Normand-Romain cherche à comprendre la volonté du sculpteur de laisser inachevées certaines de ses oeuvres, conçues dès lors comme des fragments. En quoi celles-ci peuventelles cependant être perçues comme des oeuvres à part entière ? Rilke avait noté à leur propos : « Il ne leur manque rien de nécessaire. On est devant elles comme devant un tout achevé et qui n'admet aucun complément ».

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