Audrey Gay-Mazuel

  • Catalogue de l'exposition « De luxe et d'éclat. Odiot orfèvre, dessins et chefs-d'oeuvre de l'Empire et de la Restauration » présentée au musée Nissim de Camondo, à Paris, du 22 mars au 3 septembre 2017.

    Fournisseur de Napoléon Ier et de sa famille pour lesquels il livre des services et des pièces prestigieuses comme l'épée du sacre de l'empereur, le berceau du roi de Rome ou encore la toilette de l'impératrice Marie-Louise, Jean-Baptiste-Claude Odiot est l'un des plus illustres orfèvres de l'Empire et de la Restauration. En 1835, il offre au gouvernement français 31 pièces représentatives de sa production liées aux arts de la table - fontaines à thé, coupes d'entremets, rafraîchissoirs, verrières, soupières et huiliers - qui ont ensuite rejoint le musée des Arts décoratifs de Paris.
    En 2009, grâce au concours du Fonds du patrimoine, le musée des Arts décoratifs a acquis un ensemble exceptionnel de 176 dessins provenant de l'atelier d'Odiot. Ce fonds classé trésor national, d'une extrême rareté par son importance numérique et sa qualité d'exécution, constitue la première collection publique d'oeuvres graphiques de l'orfèvre.
    Réalisés au cours du premier quart du XIXe siècle, ces dessins témoignent du raffinement et de la variété de l'orfèvrerie de table, de toilette et de bureau, vendue aux riches familles des cours européennes. D'une grande finesse d'exécution, ils représentent différents stades de la création, des premières esquisses aux dessins de présentation aux clients. Entouré des meilleurs collaborateurs de son époque, Odiot a fait réaliser les modèles de ses pièces par les peintres et dessinateurs Pierre-Paul Prudhon, Auguste Garneray, Adrien-Louis-Marie Cavelier mais aussi par les sculpteurs Antoine-Denis Chaudet, Jacques-Edme Dumont et Henri-Victor Roguier.
    En réunissant dessins et pièces réalisées, cet ouvrage dévoile le processus créatif de l'atelier d'Odiot. La recherche a été élargie aux collections publiques et privées, en France et à l'étranger, afin de replacer la collection du musée des Arts décoratifs dans un corpus plus large et d'offrir une synthèse inédite sur l'orfèvre.

  • Découvrez Le biscuit et la glaçure - Collection du musée de la céramique de Rouen, le livre de Audrey Gay-Mazuel

  • Dans le dernier quart du XIXe siècle, d'habiles céramistes parviennent à transposer les effets de la lumière et les insaisissables variations de l'atmosphère que cherchent à transcrire les maîtres de l'impressionnisme.
    La technique de la barbotine, de l'argile liquide colorée appliquée sur la terre cuite, offre au peintre sur céramique la même liberté d'exécution que sur toile. Il peut diviser sa touche en empâtements colorés, mélanger directement les couleurs sur sa pièce et capter le mouvement fugitif, saisir l'instantané. L'atelier expérimental d'Auteuil de la manufacture Haviland, dirigé par Félix Bracquemond, les faïenceries de Bourg-la-Reine, Gien, Paris, Montigny-sur-Loing et Bourron-Marlotte tentent ainsi ce mariage inattendu de la céramique et de l'impressionnisme.
    C'est cet aspect méconnu de l'histoire des arts décoratifs qu'aborde cet ouvrage, à travers plus d'une centaine de pièces provenant des plus prestigieuses collections.

  • Il est désormais courant d'appeler revivals les phénomènes de renaissance des styles artistiques qui ont jalonné le XIXe siècle : les artistes et les artisans de cette période revisitent et réinvestissent les styles du passé, dans lesquels ils trouvent matière à renouveler la création. Le goût pour les historicismes qui anime décorateurs, marchands et collectionneurs tout au long de ce siècle est sans précédent dans l'histoire de l'art.

  • Le Palais Garnier est une oeuvre totale, immense, un espace impressionnant dédié à l'éphémère de la musique, de la danse et du décor scénique où l'architecture le dispute à la peinture, à la sculpture et aux arts décoratifs : autrement dit, un chef- d'oeuvre.

    Cette prouesse technique et artistique est la performance d'un architecte de génie qui a su créer un temple révolutionnaire dans la modernité de sa structure, tout autant qu'un édifice fastueux où la pierre s'associe à la richesse des matériaux : l'or, le marbre, le bronze, la mosaïque, le cristal, la soie et le velours...

    Pour redécouvrir cet opéra au style inimitable, où la Renaissance italienne s'adjoint le souffle puissant du baroque, il fallait l'oeil d'un photographe attiré par la somptuosité des matières, par l'incroyable diversité des stucs, et qui mette en valeur mille détails méconnus, afin qu'éclate la démesure artistique, magique, de ce palais du XIXe siècle.

    Environ 450 illustrations en couleurs.
    Relié plein papier pelliculé, fer à dorer.
    Sous étui rigide illustré.
    Tirage limité à 1 700 exemplaires.

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