B Vergely

  • Vivre, c'est se mettre au monde plusieurs fois : la première naissance est évidente, physique ; les autres passent parfois inaperçues.
    Une vie, avec ce qu'elle nous donne et nous inflige, suppose de chercher profondément en soi les ressources pour s'adapter, faire naître en nous, à chaque étape, un être renouvelé, amélioré, plus mûr, plus dense. Une vie pour se mettre au monde c'est une vie pour apprendre à faire corps avec ce qui advient, les joies et les drames ; une vie pour faire de son existence un tout, décousu parfois mais unique ; une vie surtout pour apprendre à rester dans l'émerveillement.
    On sort de cette lecture extrêmement positif et joyeux, quel que soit son âge.Une série de réflexions à mettre entre toutes les mains, à tous les âges. Luc Chatel, Témoignage chrétien.

  • « Un effroyable génie. » C'est ainsi que Voltaire qui n'aime pas Pascal désigne ce dernier. Bel hommage rendu à celui que l'auteur de Candide critique par ailleurs vertement et injustement. Fanatique, Pascal ? Tragique, lugubre, ascétique et sinistre, ainsi que le pense Michel Onfray qui n'hésite pas à lui planter quelques banderilles. On l'a mal lu ou on ne l'a pas lu. Ce n'est pas parce que Pascal critique le divertissement qu'il faut en faire un Savonarole assoiffé de pureté morale. Témoin Pierre Bourdieu qui voit en Pascal un penseur lucide quant à l'aliénation qui s'empare des hommes quand ceux-ci sont sans coeur et sans pensée. « La vraie morale se moque de la morale. » Voilà la morale de Pascal qui n'est point celle d'un dévot comme Tartuffe, mais d'un homme libre, amoureux de l'existence, dont il ne critique l'usage que la facilité peut en faire, que parce qu'elle l'émerveille en vertu de sa grandeur.
    Pascal ? Il faut le lire comme un auteur baroque et non tragique. Alors tout s'éclaire. Et c'est ce que cet ouvrage s'efforcera de faire. Lui redonner son lustre mal connu en le coiffant de la seule couronne digne du génie superbe et non effrayant qu'il est, à savoir celle d'un grand penseur de l'émerveillement après Socrate. Cet « Essentiel Milan » est un outil indispensable pour préparer l'épreuve de philosophie au baccalauréat.

  • Les Anciens, inventeurs de la philosophie, ont enseigné que nous avons besoin d'une sagesse pour vivre.
    La raison en est pratique. Nous avons besoin de savoir. Nous aimons savoir. " Tout homme désire naturellement savoir ", dit Aristote. Il y a un bonheur de comprendre et la sagesse nous procure un tel bonheur. La raison de la philosophie est aussi éthique. Nous pouvons perdre notre axe et nous laisser envahir par le monde extérieur, l'agitation, la facilité, les illusions, l'ignorance, la médiocrité, les excès, le délire.
    Nous sommes alors perdus, aliénés, esclaves, et nous souffrons. La sagesse est cette réaction tonique contre ce qui empoisonne l'existence. Elle nous redonne une colonne vertébrale, ainsi que l'a vu Platon. Il existe enfin une troisième fonction de la sagesse. On la rencontre lorsque, au lieu d'avoir une pensée, nous sommes une pensée : guidés de l'intérieur de nous-mêmes par la pensée, nous n'avons plus besoin d'un savoir, ni même d'une morale.
    Nous sommes devenus le savoir même et la morale même. Moment rare, mais pas impossible, qu'ont vécu Descartes et Spinoza. Ce livre est une invitation au voyage du savoir, de l'éthique et de la pensée.

  • Cet ouvrage montre que la connaissance est nourriture, partie intégrante de l'existence, et que l'intelligence rend toujours la vie plus légère.

  • Descartes est souvent considéré comme un penseur rationaliste desséché, analysant tout, classant tout, afin de tout contrôler par la raison. Mais il suffit de lire l'auteur du Discours de la méthode, pour comprendre qu'il n'a rien à voir avec cette image caricaturale et qu'il n'a même jamais eu l'esprit cartésien. En effet, il n'a lamais recherché la "science" au sens Où nous l'entendons, mais la sagesse. Bien conduire ses pensées afin de bien conduire sa vie, tel est le programme que s'est fixé Descartes. On y parvient en s'employant à être soi à chaque instant de son existence. Il faut s'efforcer de bien diriger sa vie plutôt que de vouloir réformer le monde. Cet " Essentiel Milan " explique le parcours de ce grand penseur en revenant sur sa vie, sa pensée et son rayonnement.

  • Peut-on vivre sans s'interroger ? les philosophes et tous ceux qui aspirent à vivre répondent non, car, dès lors qu'il s'agit de vivre de façon profonde et responsable, comment ne pas voir que vivre, c'est donner du sens à la vie, et donner du sens à la vie, c'est faire vivre le sens en tant que tel.
    Face au problème de la vie et de la mort, du sens ou de l'action. cet ouvrage s'efforce de montrer que les grandes questions que l'humanité se pose reçoivent toujours de la lumière dès lors qu'on les élève à la hauteur de la pensée.

  • Sait-on que voir le monde rationnellement est un choix philosophiqueoe que la culture occidentale résulte de la rencontre entre platon et les pères de l'église ? que le doute cartésien est lié à la découverte de l'infini ? par ses étonnements, ses questions et ses critiques, la philosophie ne cesse d'explorer ce qui fait la richesse de la condition humaine à travers la nature, dieu, la conscience, la liberté ou l'histoire.
    Sans prétendre épuiser le sujet, cet ouvrage s'adresse à ceux qui veulent découvrir, clarifier ou vérifier ce que peut être l'" amour de la sagesse ".

  • Petit precis de philosophie

    Vergely-B

    • Milan
    • 7 Octobre 2005

    Comment ne pas voir que vivre, c'est donner du sens à la vie, et donner du sens à la vie, c'est faire vivre le sens en tant que tel ? L'homme vient de loin.
    Et sa vie est plus vaste qu'il ne l'imagine. Penser revient à s'ouvrir à cette ampleur, même si, comme le dit Jankélévitch : " On peut vivre sans philosophie, mais on vit moins bien. " Qu'est-ce qu'être soi ? L'au-delà existe-t-il ? L'homme est-il libre ? Tout est-il politique ? Le bonheur est-il moral ? Face au questionnement fondamental de l'existence et de la mort, du sens ou de l'action, l'auteur s'efforce de montrer que les grandes interrogations de l'humanité s'éclairent toujours dès lors qu'on les expose à la lumière de la pensée.

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