Bernard Sergent

  • Les dragons figurent dans les mythes et dans les rites d'un nombre considérable de peuples. Ainsi, des dragons ont été fabriqués pour des fêtes et pour les rites initiatiques. Ce livre étudie donc les mythes et les rites du dragon. Il intervient dans de grandes fêtes célébrant l'exploit d'un dieu (en Grèce, en Inde, chez les Hittites, chez les Celtes), en particulier au solstice d'hiver ; dans un mythe, on voit comment un drame qui a vu une femme perdre son mari, Roi des Serpents, assassiné par ses frères, explique l'origine des arbres...
    Les traditions celtes sont à l'honneur du fait de l'importance particulière du dragon dans celles-ci. Un chapitre entier montre de manière inédite jusque-là que les saints qui ont été vainqueurs d'un dragon se répartissent, par leurs dates calendaires, sur les quatre grandes fêtes de l'année celtique. Le chapitre sur le dragon hédoniste - il aime la musique ! - parle d'un dragon breton, tandis que les chapitres sur saint Marcel, à Paris, et sur saint Véran, dans les Alpes, montrent l'origine entièrement celtique de leurs légendes.
    Ailleurs, à Lérins, la mythologie celtique s'est mêlée à un apport grec. Ainsi se décèle la richesse et la diversité des mythes sur les dragons.

  • Rarement notés, les points communs entre athéna et la grande déesse indienne, celle connue sous les noms, entre autres, de durgâ, kalî, devî, sont pourtant remarquables.
    Ils s'appliquent aussi bien aux déesses elles-mêmes, qui présentent, entre grèce ancienne et inde, des caractères communs, des mythes apparentés, des affinités identiques avec des objets, des plantes, des animaux, qu'aux rites qui les célèbrent : les panathénées d'athènes coïncident jusque dans le détail avec la grande fête de la déesse indienne. a son tour, la comparaison des déesses entraîne celle de personnages qui leur sont liés, comme erikhthonios et ganesa, l'un et l'autre fils " indirects " de la déesse, ou entre skanda, dieu de la guerre, et ce même erikhthonios.
    /> A ces divinités, l'indienne et la grecque, correspond également la grande déesse celtique, qui partage avec elles les mêmes caractères. c'est l'image d'une déesse de premier plan, attestée à la fois en inde, en grèce et dans le monde celtique, qui émerge à l'issue de cette enquête.

  • Ce livre revient sur une comparaison entre deux grands dieux, l'un, grec, Dionysos, l'autre, indien, Siva. En tenant compte des travaux antérieurs et en apportant un nouveau matériel, l'auteur montre que ces deux figures remontent à une seule et même, celle d'un dieu auquel sont attribués tous les excès (débauche, consommation d'alcools ou de drogues, etc.). Ce dieu lié au monde des morts entraîne ses fidèles et adorateurs au-delà des limites communément admises par la société. Dionysos et Siva possèdent un grand nombre de mythes en commun, et globalement ce qui est dit en Grèce ancienne de Dionysos était dit de Siva en Inde ancienne et médiévale.
    La recherche comparative révèle que d'autres figures divines chez les Germains, les Baltes, les Anatoliens, les Thraces, les Phrygiens, les Celtes se rattachent à Dionysos et Siva. Cela confirme que Siva et Dionysos représentent un héritage religieux indo-européen. Inde et Grèce se caractérisent, par rapport aux autres nations de langue indo-européenne, par l'extrême richesse du matériel qu'elles offrent.
    C'est donc tout un pan de l'idéologie indo-européenne qui se distingue et se met ici en exergue.

  • Platon décrit l'Atlantide puis expose comment le merveilleux royaume a dégénéré, comment il fut vaincu par les Athéniens d'alors et finalement fut englouti sur ordre des dieux. Grec prodigieusement érudit, Platon a puisé dans sa tradition et sa culture et a fabriqué un mythe devenu l'un des plus célèbres de l'Antiquité. Nous voyons comment le grand philosophe a bâti ce mythe de l'Atlantide qui n'a cessé d'inspirer et de contaminer l'histoire.

  • Cet ouvrage poursuit les recherches de l'ethnologue suédois Erland Nordenskiöld qui établissait des corrélations entre les civilisations matérielles d'Amérique du Nord et du Chaco. Les recherches portent ici sur d'autres plans de civilisation : faits sociaux et mythologie. L'étude est ainsi amenée à distinguer plusieurs des mouvements migratoires qui ont mené des Amérindiens du nord au sud de l'Amérique et met en évidence que cette civilisation préhistorique est d'origine asiatique.

  • Alors que l'enseignement des langues anciennes recule dramatiquement aujourd'hui, Bernard Sergent se propose, à travers un ensemble lexical choisi dans le français le plus courant, d'exposer la place considérable que le grec occupe non seulement dans la culture savante, ce que personne n'ignore, mais aussi dans les expressions populaires, ce qui est moins connu.
    Certes, le grec se retrouve dans les mots complexes se rapportant aux sciences et aux techniques, et notre vocabulaire ne cesse de s'en enrichir, mais il existe également - parfois sous le masque d'une origine latine - dans la langue la plus usuelle, et même dans l'argot.
    Ce dictionnaire est précédé d'une introduction substantielle retraçant le périple du grec au cours de l'histoire, et les diverses voies par lesquelles il a pu nous atteindre.

  • Le premier heros : Jean de l'ours, gargantua et le denicheur d'oiseaux Nouv.

    Gargantua est un fameux géant popularisé - mais non créé - par Rabelais, et existant aussi dans le légendaire francophone. Jean de l'Ours est le nom français du héros d'un conte-type que l'on retrouve principalement dans toute l'Eurasie. Le Dénicheur d'oiseaux est le héros d'un type de récits largement attesté dans les Amériques mais que l'on retrouve parfois sur le vieux continent. Il n'y a a priori rien de commun entre ces trois personnages. Et pourtant! Après avoir rassemblé toutes les légendes, tous les mythes, dans autant de versions que possible, les concernant, Bernard Sergent parvient à démontrer, au terme d'une longue et passionnante enquête de mythologie, que tous dérivent d'un prototype commun remontant au Paléolithique.

  • Les indo-européens

    Bernard Sergent

    • Payot
    • 13 Octobre 1995

    On en sait aujourd'hui beaucoup plus sur les anciens Indo-Européens. Leur localisation géographique et chronologique a reçu un éclairage décisif par la prise en compte des découvertes archéologiques faites en Europe orientale et dans la Russie méridionale. L'étude de leur religion, de leurs rites, de leur culture a bénéficié du travail des nombreux continuateurs de l'oeuvre de Dumézil. Enfin, la linguistique porte une attention toujours plus précise à l'étude de langues mal connues (mycénien, vénète, etc.) ou en cours d'exploration (langues anatoliennes, etc.) et formule de nouvelles hypothèses sur l'évolution interne de l'indo-européen, sur son phonétisme, sa grammaire, sa poétique. Ce livre retrace les différents acquis dans ces divers domaines et, pour mieux les situer, pour en évaluer les enjeux, présente un historique du dossier indo-européen, des origines aux derniers développements.

  • " L'amour est un service des dieux qui a pour fin l'intérêt et le salut des jeunes gens.
    " En cette phrase, Polémôn, l'un des successeurs de Platon à la tête de l'Académie, exprime parfaitement toute la pensée grecque au sujet de la pédérastie. La mythologie grecque, selon une thématique qui s'enracine dans la protohistoire et ne remonte pas seulement à l'époque de Pindare ou d'Eschyle, n'en fait état que dans des contextes initiatiques. Les héros et les dieux qui y figurent sont des élèves pour les uns, des maîtres pour les autres.

    Dans l'Europe antique, l'homosexualité était une pratique très répandue chez plusieurs peuples (Grecs, bien sûr, mais aussi Celtes, Latins, Germains, Thraces, Macédoniens et, jusqu'à une époque récente, Albanais).
    Cette généralité trouve précisément son origine dans une problématique pédagogique. Avant les épreuves qui faisaient passer un adolescent au statut d'adulte, sa sujétion au maître et sa différence se traduisaient dans sa féminisation, c'est-à-dire sa réduction à un rôle sexuel passif.

    Une telle homologie de formes sociales originales dans un groupe de peuples aux langues apparentées était l'hypothèse selon laquelle il s'agit là d'une antique pratique commune aux cultures indo-européennes primitives.

  • Genèse de l'inde

    Bernard Sergent

    • Payot
    • 14 Octobre 1997

    Ce livre étudie l'origine des populations de l'Inde actuelle (Indo-Arya, Dravidiens, Mundâ, Tibéto-Birmans) à partir des documentations anthropologique, génétique, linguistique, archéologique, mythologique.
    Il examine la première grande civilisation de l'Inde, la civilisation de l'Indus, son origine et ce qu'elle a laissé à la civilisation indienne ultérieure. La partie la plus innovante concerne l'apport des découvertes archéologiques récentes en Asie centrale, qui a permis une approche récente en Asie centrale, qui a permis une approche nouvelle et décisive quant à l'origine des Indo-Arya : issus de Bactriane (en Afghanistan du Nord), si ceux-ci ont échoué à l'est (au Proche-Orient) au IIe millénaire avant notre ère, ils ont formidablement réussi à l'est, donnant naissance, en quelques siècles, à l'Inde historique.
    L'apport de ces Indo-Arya, lointainement venus d'Europe, à la civilisation de l'Inde, est évalué sous les points de vue de la mythologie, des fêtes et rituels, de l'astronomie, de la médecine, des noms propres. Mais on scrute également l'apport d'une mythologie et de traits culturels d'origine est-asiatique, et la synthèse qui s'est faite progressivement pour aboutir à l'hindouisme moderne.

  • Après avoir montré dans Celtes et Grecs I : Le livre des héros, comment Celtes et Grecs ont eu un grand nombre de mythes en commun, Bernard Sergent passe aux panthéons : ce ne sont pas seulement des mythes qui se ressemblent, mais des figures divines qui sont communes aux Grecs anciens et aux populations celtiques. Ainsi, le dieu grec Apollon et le dieu celtique Lug se ressemblent par leurs traits, par les objets, animaux et nombres qui
    les caractérisent, et partagent des mythes communs. Il en est de même pour Hermès et le dieu Oengus ; pour Athèna et la déesse celtique de la guerre ; pour Poséidon et le dieu celtique de la mer ; pour Hèphaïstos et Goibnu, deux dieux forgerons ; et pour des êtres démoniaques, les Telkhines grecs et les Fomoré celtes.
    À chaque fois, la nature des points communs exclut qu'il s'agisse d'emprunts (des Celtes aux Grecs, par exemple), car les textes irlandais et gallois, et les figurations d'époque gallo-romaine, comprennent des détails qui sont absents des textes grecs : par exemple, il existe des points communs entre Lug et une forme d'Apollon connue uniquement à Chypre, par l'archéologie.
    Il s'agit donc nécessairement d'un héritage commun : tous les dieux et démons comparés dans ce livre représentent un héritage théologique préhistorique, dont Celtes d'un côté, Grecs de l'autre, ont été les héritiers.

  • La "guerre contre la culture", évoquée dans une récente pétition signée par des dizaines de milliers de personnes, est une réalité: depuis quelques années, aussi bien sous la Gauche que sous la Droite, on assiste à la destruction de plusieurs musées (Musée de l'Homme, Musée des Arts et traditions populaires); à la transformation de France Culture dans un sens commercial, aux dépens des émissions culturelles; à la destruction de bibliothèques... Au total, la logique marchande l'emporte sur la science et sur la culture , et le mépris des décideurs envers les chercheurs, les étudiants et élèves, les enseignants et citoyens, est, malgré les discours affichés, général.

  • Celtes et grecs

    Bernard Sergent

    • Payot
    • 7 Octobre 1999

    Les travaux de mythologie comparée dans le domaine indo-européen permettent de découvrir un grand nombre de parentés entre mythologies celtique et grecque.
    Dans ce premier volume, qui explore les mythes portant sur les héros, bernard sergent dévoile ainsi progressivement un grand pan de mythologie, de poétique et de théologie indo-européennes. le plus célèbre des héros irlandais, cuchulainn, présente des points communs nombreux et précis avec trois héros grecs : achille, bellérophon et le roi légendaire athénien mélanthios. avec le premier surtout, le parallélisme est tel qu'il permet la comparaison des épopées respectives, la tain bo cualnge et l'iliade : il a existé en somme une " pré-iliade " dont le héros, ancêtre à la fois d'achille et de cuchulainn, était déjà le personnage principal.
    Une autre comparaison porte sur deux figures plus obscures, landais celtchar et le grec képhalos. tous les éléments lui les définissent sont identiques, quoique leurs mythes soient différents, et celtchar/képhalos se révèle à l'analyse semblable au grand dieu impulseur du soleil connu dans la théologie indienne.

  • L'Occident se tourne vers l'Orient, l'Inde en particulier, pour y trouver une sagesse dont il croit manquer. Mais si nous avions dans nos racines celtiques le même fond commun de spiritualité ?
    C'est ce que ce livre démontre brillamment en nous exposant les racines communes entre les druides celtes et les brahmanes de l'Inde et combien les spiritualités celtique et indienne sont proches.
    Les Celtes en effet appartiennent à la grande famille des peuples indo-européens qui est à l'origine de diverses cultures d'Eurasie. C'est par cette appartenance que notre culture occidentale partage un héritage commun, très archaïque, avec une partie du monde oriental.
    Les similitudes entre druides et brahmanes portent sur bien des aspects que le livre détaille : ils occupent la même hiérarchie sociale dans leur culture (complétée d'une hiérarchie interne au sein de leur propre classe), ils sont supranationaux, ils ont une fonction religieuse (mais pas uniquement, loin de là), ils ont préséance sur le roi, ils affectionnent les bois, sont associés à la couleur blanche, etc.
    Ce livre nous permet de mieux comprendre la spiritualité des celtes et des druides, de découvrir leurs textes (ce qu'il en reste en tout cas) et de réaliser que les druides peuvent effectivement être qualifiés de « brahmanes de l'ancienne Europe ».

  • Déluge, vol du feu, origine de la sexualité, femmes-oiseaux, autant de mythes que l'on retrouve, sous une forme ou sous une autre, un peu partout. Autant de mythes recueillis, annotés, comparés, commentés par des savants qui, ce faisant, ont créé une discipline en développant des concepts spécifiques - comme agresseur, donateur, héros, initiation... - afin de répondre aux questions soulevées : quelle est l'origine de ces mythes ? comment sont-ils répartis ? comment peut-on les interpréter ?
    C'est autour de trois piliers, mythes, mythologues et concepts, que ce dictionnaire est conçu. Avec près de 1 400 entrées concernant les récits mythiques de plus de 1 300 peuples, il présente un tableau d'ensemble de la science mythologique d'une ampleur et d'une ambition sans égales.

  • Les vainqueurs du Tour de France se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main. Bernard Thévenet avec deux victoires à son actif reste l'un des champions français les plus appréciés et les plus populaires. Il entra dans la légende en 1975, le jour où il terrassa Eddy Merckx, surnommé le cannibale dans la montée de Pra Loup. Deux ans plus tard, il remporta un second Tour de France. Dans ce livre de mémoires en formes de véritables carnets de route, Bernard nous raconte ses débuts en Bourgogne, les premiers criteriums, le Tour, les classiques jusqu'à aujourd'hui où il occupe les fonctions de directeur du Dauphiné Libéré et de relation publique sur le Tour de France.

    Dans sa roue, le lecteur vivra son ascension et son succès mais aussi les drames inévitables d'une carrière cycliste ponctuée d'impondérables... Un livre qui sort à l'occasion des 40 ans de sa deuxième victoire qui sera célébrée cette année sur le Tour de France.

  • La Seine, ses mythes et ses légendes coulent de la même source. Les riverains de ce merveilleux fleuve ont fait des offrandes à Sequana pour obtenir guérison et protection, avant d'implorer beaucoup plus tard Notre-Dame ou sainte Honorine. De la Bourgogne, où se trouve curieusement le tout premier pont de Paris, à la Normandie, ils imaginèrent des monstres terrifiants entrainant les navigateurs dans les eaux du fleuve qui traverse la capitale.
    Gargantua pissait les inondations et les saints n'avaient qu'à lancer leur étole pour que la Seine apaisée laisse glisser les navires... Les auteurs vous invitent à voyager comme il vous plaira, dans votre fauteuil ou bien dans vos chaussures le long des chemins de halage, en curieux des deux rives, de Source-Seine jusqu'au Havre, vous arrêtant dans chaque commune pour en découvrir les récits.

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