Sciences humaines & sociales

  • Quelle est l'origine de notre modèle social et comment le prolonger ? Cet ouvrage analyse la mutation qu'a connue le salaire à travers la sécurité sociale financée par la cotisation. À la fois récit et théorie du salaire socialisé, il mobilise des données très riches, nulle part ailleurs réunies, sur la protection sociale française entre 1930 et 1990 : son financement, ses prestations et son fonctionnement, les débats intellectuels et les confrontations politiques, l'entrée successive des fonctionnaires, des cadres et des ouvriers, les impasses des analyses dominantes sur la « double répartition » des ressources.

    Le salaire socialisé est au fondement des puissances du salariat contre la mainmise du capital sur le travail et sur nos vies. Bien connaître sa construction, c'est se donner les outils théoriques et factuels pour poursuivre la marche vers l'émancipation.

  • Ce qui s'est passé depuis 2010 et le débat actuel sur les retraits confirment la pertinence de l'analyse de la réforme, du diagnostic sur les raisons de l'impuissance des opposants et des propositions pour une riposte offensive énoncées dans L'enjeu des retraites. C'est pourquoi les cinq chapitres de l'ouvrage sont repris sans changement.
    Une longue et nouvelle introduction actualise le propos :
    D'une part, compte tenu de ce que l'on sait du projet d'unification des régimes dans un dispositif de comptes à points, ce texte propose une autre unification des régimes assurant 100 % du meilleur salaire net quelle que soit la durée de carrière ;
    D'autre part, elle répond à des objections qui ont été émises sur tel ou tel point du texte de 2010 ;
    Enfin, elle énonce en termes nouveaux l'enjeu décisif du conflit sur les retraites : qui travaille, qu'est-ce que travailler, quel statut économique des personnes ?
    D'où le nouveau titre : Le travail, enjeu des retraites.
    L'Enjeu des retraites, publié en mars 2010, a été vendu à 16 000 exemplaires. Nous ne tenons plus le compte des conférences, débats, lectures en librairie auxquels Bernard Friot a répondu. De même pour ce nouvel opus, Bernard Friot se rendra disponible pour toute sollicitation.

  • émanciper le travail

    Bernard Friot

    • Dispute
    • 28 Août 2014

    Depuis quinze ans, Bernard Friot rencontre pour des débats ou des formations des militants qui s'interrogent sur les échecs répétés face à la mise en cause des droits sociaux et qui se mobilisent pour une production non capitaliste. Ils manifestent un intérêt croissant pour un propos qui montre les possibles politiques très concrets qu'ouvrent à l'échelle macro-sociale les conquêtes antérieures du mouvement ouvrier.
    Généralisation de la propriété d'usage des entreprises par les salariés et expropriation des propriétaires lucratifs, salaire à vie et suppression du marché du travail, cotisation économique à la place du crédit pour financer l'investissement : si nous savons nous appuyer sur le déjà-là considérable des conventions collectives, de la fonction publique et de la sécurité sociale, une émancipation décisive du travail est à notre portée.
    Devenus ainsi maîtres de la valeur économique, nous pourrons sortir la production de ses impasses écologiques, anthropologiques et politiques, et trouver, enfin, les moyens concrets pour émanciper le travail.

  • La souveraineté populaire doit être défendue.
    Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l'emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux. Les gouvernants de droite et de gauche. loin de leur résister. s'évertuent à leur envoyer des " signaux qui les incitent à réclamer davantage. Est-il possible de briser cette soumission ? Oui. répond cet ouvrage. qui propose de porter plus loin les institutions qui sont nées des luttes pour le salaire.
    Et dont nous faisons à grande échelle l'expérience de l'efficacité : la qualification personnelle et la cotisation. La qualification personnelle peut faire disparaître le marché du travail. à condition d'attribuer à chacun. à sa majorité, une qualification et donc un salaire. Et contre les projets de remplacer la cotisation sociale par la CSG. la TVA ou les mutuelles. il faut au contraire l'étendre en créant une cotisation économique pour un financement de l'investissement sans crédit et donc sans dette.
    L'enjeu du salaire. c'est la disparition du marché du travail. et donc du chantage à l'emploi. ainsi que la suppression du crédit lucratif. et donc du chantage à la dette. Ce n'est ni d'une réforme fiscale ni d'une plus grande régulation étatique que nous avons besoin. mais de plus de pouvoir populaire sur l'économie et sur le travail.

  • Alors que nous sommes écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme néo-libéral, Bernard Friot bouscule nos habitudes de pensées et présente des alternatives lumineuses à contre-courant du défaitisme ambiant. Il nous rappelle que le principe communiste est à la base d'institutions piliers de notre société comme le régime général de la sécurité sociale ou l'hôpital public. Fort de ce déjà-là, il explore dans ce dialogue avec Judith Bernard les voies possibles ouvertes par de nouveaux droits économiques comme le salaire attaché à la personne ou l'extension du principe de la sécurité sociale à l'alimentation, au logement ou à l'énergie.

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