Religion & Esotérisme

  • Marthe Robin (1902-1981) est une figure reconnue du catholicisme contemporain. Pendant quarante ans, plus de cent mille personnes ont défilé à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) pour échanger avec cette petite paysanne devenue grabataire et qui vivait d'étranges phénomènes mystiques (stigmates, inédie [elle n'avale pas de nourriture, seulement l'hostie consacrée), visions...).
    Son influence sur le catholicisme français a été immense et, aujourd'hui encore, son rayonnement se prolonge à travers l'oeuvre internationale des Foyers de Charité dont elle fut la fondatrice.
    Dès sa disparition, de nombreux témoignages de grâces, de faveurs et même de miracles sont recueillis. Son procès de canonisation s'ouvre en 1986. A Rome, en 2014, elle est proclamée « vénérable », première étape vers la sainteté ; la congrégation pour la Cause des saints ayant reconnu « l'héroïcité de ses vertus » après trente années de procédure.
    Et voici qu'un livre récent, La Fraude mystique de Marthe Robin paru en octobre 2020, appuyé par un fort tir de barrage médiatique (avant-papiers dans Paris Match et dans La Croix), remet en cause cette réputation de sainteté et conclut à l'imposture mystique.
    Mais La Fraude mystique de Marthe Robin est une thèse rebattue, défendue par un seul expert dans un procès qui en comptait vingthuit.
    Une thèse qui n'a pas été retenue mais dont la divulgation récente a bouleversé de très nombreux catholiques, peu familiers des procès de canonisation.

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