Cédric Crémière

  • Une météorite, un tigre en chasse, une flèche préhistorique, un fossile d'ammonite, un squelette de dinosaure, une proue de pirogue maorie... comme autant de fragments d'une histoire à reconstituer, ces objets singuliers racontent tout à la fois notre histoire et les richesses du monde animal, minéral et végétal. Trésors des collections, nouvelles acquisitions, oeuvres restaurées, le Muséum d'histoire naturelle du Havre lève le voile sur ses coulisses.

  • De nombreux musées occidentaux conservent dans leurs collections des objets issus du passé colonial. L'Afrique doit reprendre la parole sur son patrimoine. Des spécialistes d'Europe et d'Afrique esquissent ici les pistes pour faire du continent africain le fer de lance des musées du XXIe siècle.

  • 19 octobre 1800, Charles-Alexandre Lesueur, âgé de vingt-deux ans, s'embarque pour une expédition hors du commun à la découverte des Terres Australes. Durant ces quatre années autour du monde, il se révèle un dessinateur de talent au service de l'observation scientifique et naturaliste. Poussé par une curiosité insatiable, au coeur de cet âge d'or de l'histoire naturelle et des cercles savants, il ne cesse de voyager, de l'Océanie à l'Europe, en passant par les Etats-Unis. Les animaux, les paysages ou les " Naturels " rencontrés, sont autant de sujets qui remplissent ses carnets de croquis et ses vélins. Lesueur peint, décrit, tente de comprendre un monde encore inconnu, un monde à découvrir. La finesse du trait, le réalisme des couleurs, la justesse de la description, font de l'oeuvre de ce peintre naturaliste génial un véritable trésor artistique dont l'intérêt scientifique ne se dément pas aujourd'hui. Dans l'esprit des grands explorateurs du siècle des Lumières, Lesueur mêlera toute sa vie, passion et observations, aventures et dessins.

  • L'ouvrage pésente les travaux de C.-A. Lesueur, un dessinateur originaire du Havre ayant légué ses oeuvres à sa ville natale. Il a accompagné de 1800 à 1804 Nicolas Baudin dans son expédition dans les terres australes.

  • Deux cents ans exactement après le voyage du peintre naturaliste Charles-Alexandre Lesueur sur la côte d'Azur, ses dessins témoignent d'une époque : paysages, scènes de vie, objets, animaux. Du Havre à Nice, en passant par la région parisienne et la vallée du Rhône, Lesueur dresse le portrait d'une France en mouvement.
    En janvier 1809, Lesueur accompagne son ami zoologiste François Péron à Nice. Péron est alors atteint d'une tuberculose, et un séjour sur la Côte d'Azur lui a été recommandé pour améliorer son état de santé.
    Le voyage comprend plusieurs étapes : de Paris à Lyon en voiture à cheval, puis la descente sur le Rhône en bateau. Dès lors, les carnets de Lesueur se remplissent de témoignages divers. Pour rejoindre Nice, Lesueur et Péron traversent la Provence.
    Arrivés à Nice au début février 1809, ils y séjournent quelques mois. C'est encore l'occasion pour Lesueur de dessiner ce qu'il ne connaît pas, offrant des témoignages aux allures d'ethnographie française (dessins d'objets de la vie courante, de traditions locales). C'est aussi, en Méditerranée, l'occasion de poursuivre le travail sur les invertébrés marins qu'ils ont commencé pendant le Voyage aux Terres Australes (1800-1804). Comprenant que son état de santé ne s'améliorera pas, Péron demande à retourner dans son village natal dans l'Allier (Cérilly), où il meurt le 14 décembre 1810.)

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