Avant-propos

  • La commémoration du centenaire de la Grande Guerre est l'occasion de porter un nouveau regard sur cette période. C'était l'objectif de la journée d'étude: « La Grande Guerre à Mons et dans sa région » qui s'est tenue à Mons le 20 octobre 2014, co-organisée par les Archives de l'État à Mons, les Archives et le Pôle muséal de la Ville de Mons ainsi que la Province de Hainaut. Les actes de cette journée offrent l'opportunité de présenter au grand public les résultats de recherches historiques menées actuellement sur différents thèmes ayant trait à la Grande Guerre dans la région de Mons.
    Les enjeux de la bataille de Mons, événement militaire majeur des 23 et 24 août 1914 qui voit s'affronter les troupes britanniques et allemandes, sont évidemment rappelés mais est aussi présentée celle, beaucoup moins connue, qui s'est déroulée à Frameries le 24 août 1914.
    L'imaginaire de la guerre est abordé via la symbolique du cimetière de Saint-Symphorien et une étude passionnante relative aux origines de la célèbre légende des Anges de Mons. L'étude d'un cas de désertion nous éclaire sur les rouages de la justice militaire en temps de guerre, souvent caricaturée.
    L'occupation allemande à Mons est ensuite abordée sous l'angle original des affiches d'avis officiels placardées quotidiennement sur les murs de la ville. Sur le plan politique, l'action spécifique du gouvernement provincial du Hainaut, en particulier en matière de ravitaillement, est décrite. Les conséquences économiques de l'occupation pour le bassin houiller montois sont ensuite étudiées. L'activité de la résistance est évoquée à travers l'action de la princesse Marie de Croÿ. Le contre-espionnage allemand, sujet neuf, est aussi étudié par l'activité d'un espion belge passé au service de l'Allemagne.
    Enfin, la libération de Mons par les troupes canadiennes est envisagée ainsi qu'une approche de l'immédiat après-guerre vécu par les soldats canadiens en Belgique.

  • De Gaulle et la Belgique

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    • Avant-propos
    • 19 Juin 2015

    Près de quarante-cinq ans après sa mort, la figure du général de Gaulle demeure, pour beaucoup, une référence incontournable sinon un mythe politique, bien au-delà des frontières françaises. La « période gaullienne », celle des tourbillonnantes années 60, a retenu l'attention de nombreux historiens mais peu se sont penchés sur le rapport particulier entretenu par les Belges et la Belgique avec cette « France gaullienne » et avec l'image même du Général. Le présent ouvrage, issu d'une collaboration entre des historiens universitaires et le Cercle d'études Charles de Gaulle en Belgique, entend combler ce vide en rassemblant différentes contributions qui, toutes, éclairent l'homme et son époque d'un jour nouveau. Comment de Gaulle était-il perçu dans les sphères diplomatiques belges ou à la Cour de Belgique ? Quels furent réellement les liens entre les militants wallons et les milieux gaullistes ? Quel regard portaient ceux-ci sur la Belgique et sur la Communauté économique européenne ? Y eut-il, en pleine guerre d'Algérie, une OAS belge ? Autant de questions auxquelles ce livre tente d'apporter une réponse.
    Avec les contributions de Francis Balace, Christoph Brüll, Francis Depagie, Vincent Dujardin, Vincent Genin, Catherine Lanneau et Laurent Warlouzet.

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