Charles Daney

  • "Le développement du tourisme à Royan, Soulac, Biarritz, Arcachon, attise l'envie des villages médocains et landais. C'est dans l'espoir d'ouvrir une route touristique qu'une caravane relie Arcachon à Hossegor en 1905, randonnée au cours de laquelle Maurice Martin lance le nom de Côte d'argent. Le tourisme a réagi aux évènements politiques, recevant les souverains en 1860, la bourgeoisie avant et après la guerre de 1914, les jeunes sous le front populaire, se repliant sur soi pendant la guerre de 1940/45, passant de la villégiature aristocratique aux compétitions de surf, changeant de style au fur et à mesure des années et des inventions techniques - dont l'automobile-, mais gardant, tel un feuilleté, des habitudes anciennes sous les nouveautés touristiques. Les « vacances » restent essentiellement ouvertes sur le soleil et sur la mer, naguère craints ou ignorés, mais le tourisme a rendu plus fragile un littoral qui l'était déjà ...
    Charles Daney est né en 1927 à Gujan-Mestras et vit actuellement à Arcachon. Entre-temps, il est passé par l'École normale d'instituteurs de la Gironde et l'École normale supérieure (enseignement technique) de Cachan. Cet ancien professeur agrégé de géographie enseignant à Paris a soutenu une thèse de météorologie historique devant un jury présidé par Leroy-Ladurie. Son passage par la Télévision scolaire et le secrétariat de la Société de géographie l'a conduit à s'intéresser aux rapports de l'image et du texte - intérêt qu'il a développé dans quelques textes de la Documentation française, des dossiers et films du Centre national de documentation pédagogique et des albums « Beaux-Livres » publiés notamment chez Hersher, Flammarion et La Renaissance du livre. Il a publié depuis son retour en Gironde des ouvrages d'histoire, des documents, des contes et des souvenirs presque exclusivement girondins."

  • Cette « Petite histoire de la Gironde » est une synthèse de l'histoire de ce département qui porte le nom de l'estuaire de la Garonne, bien qu'il doive le partager en partie avec le département voisin de la Charente Maritime. L'axe essentiel en est la Garonne. Nous y reconnaissons neuf « pays » ou régions :
    Le Médoc, les landes de Bordeaux, le Buch, le Sauternais et le Bazadais sur la rive gauche, l'Entre-deux-mers, le Libournais, la Double et le Blayais, sur la rive droite.
    Le territoire girondin est des plus changeants, passant de la péninsule médocaine à la presqu'île, du littoral soumis aux attaques de la mer à la fixation des dunes toujours secouées par les vents, du marais landais à la forêt de pins, des fromentaux aux vignobles, sous la haute garde de Bordeaux, mais sans jamais régler l'instabilité des courants d'estuaires et des « passes », du Bassin d'Arcachon...
    L'auteur nous fait vivre les changements qui ont fait passer ce département - du territoire du vide au trop plein touristique, - des troupes vendangeuses à la machine, - du port en rivière au désamour portuaire...
    - de l'Age de pierres à l'époque actuelle quand Paris « descend » en province.

  • Grâce à ce dictionnaire, vous découvrirez le patrimoine Landais de manière originale, amusante et pratique sous la forme d'un abécédaire illustré. Les landes sont abordées sous tous ses aspects : patrimoine, paysage, patois, personnages régionaux célèbres, traditions...

  • La Gironde mystérieuse

    Charles Daney

    • Geste
    • 5 Septembre 2016

    Dans cet ouvrage Charles Dauney réunit des siècles d'imaginaire collectif.
    Entre les landes, l'eau, la profondeur des forêts ou encore la passion de la chasse, beaucoup de mystères, de légendes et de vieilles histoires de sorcières hantent la Gironde.
    Avec dix-sept histoires réunies par thème, vous découvrirez tous les mystères de cette région comme la légende de l'Église au bois dormant ou encore celle de la chasse au renard.
    Des récits plus ou moins longs de légendes ainsi que six contes pour enfants que vous pourrez raconter en famille pour en savoir plus sur les nuits girondines.

  • Il y a des jours de la lande où il est ardu de bien réfléchir, où les idées s'imposent à nous dans le désordre de bouffées successives impossibles à relier entre elles. Rien n'y fait, si ce n'est que ces jours-là les génies de la lande, bloquant la pensée, effilochent les rêves. Il est des jours où les secrets de famille fuguent par le trou de l'évier, où l'on croit voir le vol des sorcières dans le chuintement des cimes des arbres, où l'on perçoit dans la nuit les coups secs des échasses d'un sorcier courant sur la route empierrée ou le roulement d'un sabbat dans la lande. Tout y est possible, tant il reste de mystères dans ce pays dont personne ne doute qu'il fut, vu l'immense littérature qui lui est consacrée, le pays des hades et des tacs, des bécuts et des hitilleyres. Les conteurs, qui sont un peu les rebouteux de la mémoire populaire, en retrouvent toujours quelques-uns égarés dans ce pays qui a bien changé depuis Arnaudin et Bladé, quoi qu'en dise Peyreblanques.

  • Le fond des estuaires est semblable à quelque bonbonnière dont on défait les cordelettes avec la même gourmandise qu'on délaçait naguère les guêpières. Il s'y trouve toujours quelques friandises plus ou moins défendues dans les eaux grasses et somptueuses du fleuve. C'est dans ces grandes nasses que viennent se prendre les poissons migrateurs. Ils arrivent des régions les plus mystérieuses de l'Océan et traînent avec eux, malgré la régularité de leurs voyages, toutes les saveurs de l'étrange. Comme s'ils ne venaient que pour les gourmets qui les attendent à saisons fixes et qui ne sauraient davantage concevoir un poisson migrateur en retard dans les eaux de l'estuaire qu'un oiseau migrateur en retard dans les airs.

    Ces amateurs du goût sont à la recherche du fragile, de l'indicible, de l'unique. C'est pourquoi ils attachent tant de prix à la première alose, aux premières pibales, comme au sacrifice propitiatoire de l'espèce dont ils craindraient qu'elle disparaisse un jour de leur assiette. Seules les lamproies prennent des manières d'ancêtres pour être dégustées en bocaux où le temps les bonifie.

    Les coquillages sont plus sages, étant casaniers. Certains d'entre eux ne quittent jamais leurs domaines que la marée délimite au centimètre de profondeur près. Ils ne se déplacent qu'avec l'aide des hommes, des lieux de production ou de cueillette jusqu'aux viviers avant d'aboutir dans nos assiettes.

    C'est leur histoire, des sagas entremêlées où l'homme intervient toujours en dernier ressort en cueillettes, élevages, cuisine, gourmandises, que nous préservons ici. Leur importance est telle qu'ils ont tous, poissons ou coquillages, influence jusqu'au vocabulaire des hommes qui les fréquentent.D'où l'important lexique rapporte ... ces pages et qui ne concerne pourtant que les régions du sud-ouest adantique.

  • La fée du bassin

    Charles Daney

    • Geste
    • 20 Mai 2019

    La fée du bassin connaît toutes les fées des Landes au Médoc. C'est pour cela qu'on l'appelle souvent la fée des dunes, le sable ayant le pouvoir d'endormir les gens et de les emmener dans des rêves de fées, qui sont des rêves merveilleux. Elle est venue là pour défendre le Bassin contre l'Océan, ce qui est le devoir du Roi des sables. Ils s'entendent si bien les tous deux qu'à la fin ils finissent par se marier au cours d'une grande fête où sont conviés tout ce qui vit dans son domaine. C'est toute la vie du Bassin que l'on retrouve dans ces contes.

  • Fruit de la Révolution comme tous les départements français, la Gironde - pays de sable, de vignobles et d'eau - s'est constituée autour de Bordeaux, alors en pleine expansion. Bazas lui a été raccordé; le pays de Born en a été détaché.
    En deux siècles, ce département, découpé dans la province Aquitaine dont il a gardé la capitale a vécu bien des transformations physiques économiques et humaines au gré des blocus et des espérances, des crises et des renouveaux. Les Landes ont été boisées et, si le port connaît un désamour, le rivage est devenu une des grandes desptinations estivales. Les vignes, malgré le phylloxéra, se sont épanouies et le classement des vins fait de la Gironde un départment - si ce n'est le département - le plus choyé des milieux viticoles. Les campagnes se sont vidées mais Bordeaux a su garder le rôle qui lui a été dévolu de métropole fédératrice.
    Le département reste la dimension idéale pour une rencontre entre l'érudition locale et l'histoire universitaire. En effet l'histoire et l'économie y percutent le quotidien. C'est dans ce cadre qu'en s'accrochant aux marais, au littoral, à l'estuaire, aux vignobles des coteaux et des bords de rivière, l'historien local aide le mieux l'universitaire à comprendre les changements de longue durée.

  • Comment le berger tricote sa laine, le conteur tricote ses histoires.
    Du haut du saule bénéfique, le berger domine la lande où naissent les légendes. Comme lui dominant les mystères, le conteur arrache aux paysages qu'il fréquente un monde à peine surréaliste de fées et de forbans, d'ombres et de forces maléfiques, ou d'enchantements. Plus que la mer, et comme elle, la forêt recèle ses légendes qui prennent à partie la tchanquaïre -échassier- et le sabotier, le pèlerin ou la petite fille de la lande.
    La mer, la lande et la forêt n'ont pas fini d'accorder leur harpe au vent pour évoquer encore d'autres histoires, d'autres contes.

  • A la pointe nord du triangle landais, le Médoc est un autre triangle bien délimité à l'ouest par la côte atlantique, à l'est par la Garonne suivie de l'estuaire mais indécise à la base où se retrouvent tous les traits des landes de Bordeaux. Il est, plus que tout autre « pays » le fruit des efforts incessants de la nature et des hommes. La nature a réuni les îles qui furent un temps le lot de la pointe médoquine, ourlé le Médoc de dunes et d'étangs face à l'océan, multiplié les marais et colmaté les petits ports de la rive girondine tout en laissant sur place « terrasses » et « croupes graveleuses ». Les hommes ont assagi les dunes qui avançaient sur les terres, greffé le tourisme sur cette côte inhospitalière, asséché la lande par des plantations de pins et les marais avec l'aide d'ingénieurs hollandais, tout en transformant le domaine céréalier des graves en un vignoble réputé.
    Cette fin de monde fut un temps terre de passage et son histoire se rattache à celle de Bordeaux. Marie-José Thiney dit le Médoc fascinant. Il est cela et plus que cela : fascinant et secret, flamboyant et discret, changeant sans cesse. Il s'y joue entre l'homme et la nature un lancinant combat où le feu, les flots, les orages et la tempête jouent leur partition.
    Il est flamboyant par son vignoble, et discret dans la lande. C'est « un de ces pays où l'on ne passe jamais par hasard » et que l'on ignore le plus souvent, même si l'on en vante les vins.

  • Histoire de la Gironde

    Charles Daney

    • Cairn
    • 29 Mai 2002

    Fruit de la Révolution comme tous les départements français, la Gironde - pays de sable, de vignobles et d'eau - s'est constituée autour de Bordeaux, alors en pleine expansion. Bazas lui a été raccordé; le pays de Born en a été détaché.
    En deux siècles, ce département, découpé dans la province Aquitaine dont il a gardé la capitale a vécu bien des transformations physiques économiques et humaines au gré des blocus et des espérances, des crises et des renouveaux. Les Landes ont été boisées et, si le port connaît un désamour, le rivage est devenu une des grandes desptinations estivales. Les vignes, malgré le phylloxéra, se sont épanouies et le classement des vins fait de la Gironde un départment - si ce n'est le département - le plus choyé des milieux viticoles. Les campagnes se sont vidées mais Bordeaux a su garder le rôle qui lui a été dévolu de métropole fédératrice.
    Le département reste la dimension idélae pour une rencontre entre l'érudiction locale et l'histoire universitaire. En effet l'histoire et l'économie y percutent le quotidien. C'est dans ce cadre qu'en s'accrochant aux marais, au littoral, à l'estuaire, aux vignobles des coteaux et des bords de rivière, l'historien local aide le mieux l'universitaire à comprendre les changements de longue durée.

  • Petite histoire d'Arcachon

    Charles Daney

    • Cairn
    • 24 Octobre 2014

    Sans l'histoire du balnéaire, il n'y aurait pas d'histoire d'Arcachon qui soit, d'un bout à l'autre de son existence, une histoire vivante, changeante, évolutive. Les textes sont des coups de coeur de visiteurs, les visites des approches touristiques, souvent architecturales. Les premiers « chalets » d'Arcachon ont été bâtis tout au long du rivage du Bassin qui porte son nom, à l'ouest du bourg de La Teste de Buch, - dont ils se sont séparés en 1857. Née de la présence du sable et de l'eau, lancée comme un rêve de mode, construite sur un souci de santé et de repos, poussée rapidement sur le sable des dunes, développée sur des envies de plaisirs, gagnée par le souci des vacances, rattrapée par trois guerres qui l'ont fortement marquée, Arcachon - ville parc - s'est un temps endormie pour être réveillée par le bouquet d'un « Coeur de Ville » qui lui redonne comme un air d'Offenbach, image qui ne l'a jamais totalement quittée. Elle se développe au rythme des longues ondulations du temps soumis aux souffles changeants de la mode et de la politique qui les font pareilles aux ondulations de la mer.

  • Grâce à ce dictionnaire, vous découvrirez le Bassin d'Arcachon de manière originale, amusante et pratique sous la forme d'un abécédaire illustré. Le Bassin d'Arcachon est abordé sous tous ses aspects : patrimoine, paysage, patois, personnages régionaux célèbres, traditions...

  • Une enfance girondine

    Charles Daney

    Gujan-mestras, salles, arcachon, les landes, bordeaux, les bords de garonne, latresne, floirac, l'ecole normale, je ne me suis jamais beaucoup éloigné du bassin d'arcachon.
    Ce sont les événements qui m'en ont écarté. mon enfance girondine, c'est treize ans passés avant la guerre aux bords du bassin et dans la campagne landaise (1927-2944), six ans d'apprentissage pour un métier s'enseignant que je pensais pratiquer aux lieux de mon enfance (1944-1950). j'ignorais que les concours m'en éloigneraient longtemps. mes diverses formations m'y ont inexorablement ramené et je trouvais à mon retour un bassin moins exclusivement mien que celui d'autrefois, un bassin animé par beaucoup de personnes.
    Jusqu'à l'étouffement. un glossaire reprend les mots d'ici et les mots peu connus se rapportant à des comportements généralement disparus.

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