Charles Fréger

  • Réimpression pour cette série emblématique de Charles Fréger : chaque année, dans toute l'Europe, des hommes, le temps d'une mascarade séculaire, entrent littéralement dans la peau du «sauvage». Le photographe saisit ces hommes sauvages devenus ours, chèvre, cerf ou sanglier, homme de paille, diable ou monstre aux mâchoires d'acier. Il sublime ainsi cette suspension provisoire de la normalité et révèle une tradition méconnue d'une étonnante richesse.

  • Avec Yokainoshima, c'est au Japon que Charles Fréger, photographe de réputation internationale, poursuit son fascinant inventaire des communautés humaines. Une fois encore, ses photographies combinent l'acuité du regard documentaire avec l'art de la mise en scène selon un style parfaitement neuf et singulier. Ordonnées au fil des saisons, elles évoquent, à travers l'extraordinaire variété des masques, costumes ou figures, et les commentaires d'anthropologues et spécialistes de la culture traditionnelle japonaise, tout l'arrière-plan de fêtes locales, de chorégraphies et de rites, qui culmine dans ces costumes étonnamment éclectiques. Cette remarquable suite de portraits passionnera les amateurs de mode et de traditions populaires, mais aussi les adeptes de l'imaginaire des mangas.

  • Majorettes

    Charles Fréger

    " Charles Fréger est né en 1975, il vit à Rouen.
    Il a choisi de se confronter à la présence d'autrui à travers la pratique du portrait. Il ne s'agit pas, pour lui, de réaliser des portraits psychologiques ou pittoresques pour donner une image personnalisée ou anecdotique de différents individus. Il préfère aborder les personnes de l'extérieur, par leur inscription sociale. Il va sur le terrain, à la rencontre des sujets, sur le lieu même de leur activité, et, d'une certaine façon, il questionne leur " peau " sociale, c'est-à-dire tout ce qui, d'une appartenance ou d'un choix, se traduit en gestes, tenues, costumes.
    Une part repérable de la socialisation passe par la tenue, l'uniforme qui est à la fois, un outil adapté à des activités précises et la marque de reconnaissance d'une identité. C'est dans ce sens qu'il a entrepris ses séries de Portraits photographiques et uniformes, titre générique qu'il donne à son travail. Après ses séries volontairement resserrées Water-polo, Pattes blanches ou Miss, nul mieux que son approche des majorettes n'explicite son projet : entre 1999 et 2001, Charles Fréger a photographié une soixantaine de formations de majorettes sur une aire géographique définie, la région Nord-Pas-de-Calais.
    Sa démarche systématique ne vise pas à réaliser une série d'icônes, à la recherche d'une image définitive, emblématique de ce que serait une majorette. Il s'agit au contraire de considérer son sujet comme un tout où chaque image, chaque cadrage, chaque fond choisi, chaque modèle, chaque lieu représenté apporte sa part à l'ensemble du projet. C'est ce qui en explique l'ampleur, la diversité et aussi la subtilité.
    Chaque photographie, jouant de la transparence et de la retenue, ajoute une touche au tableau final. Le nuancier des signes et des attitudes dresse une peinture aboutie et éclairante des majorettes aujourd'hui. " Didier Mouchel.

  • La danse du lion

    Charles Fréger

    À l'occasion de l'exposition "Fabula" imaginée pour le Studio, Fotokino publie un flipbook de Charles Fréger. La séquence a été réalisée dans un théâtre traditionnel de Séoul, en Corée, et met en scène un « lion » et son dresseur dans une danse furtive.

  • L12.12

    Charles Fréger

    • Steidl
    • 9 Janvier 2014

    La marque Lacoste a fait appel à C. Fréger pour mettre à l'honneur le polo imaginé par R. Lacoste il y a 80 ans. le photographe a parcouru la France pour photographier des athlètes. L'ouvrage recense ainsi une trentaine de sports parmi lesquels le tennis, la pelote basque, le squash, le polo, le golf, etc.

  • Empire

    Charles Fréger

    Voici le nouveau livre du photographe français Charles Fréger, qui poursuit depuis dix ans un travail d'une grande cohésion formelle et conceptuelle autour de groupes de jeunes gens en uniforme ou en costume (musiciens, ouvriers, sportifs, majorettes...). Avec la série « Empire », il s'intéresse ici aux régiments les plus prestigieux d'Europe. Après avoir réalisé des séries consacrées à des groupes de nageurs, d'élèves sages-femmes, de légionnaires, de patineuses, de marins, de balayeurs ou encore de lutteurs de sumo, Charles Fréger s'est intéressé, de 2004 à 2007, aux gardes royales, princières, républicaines ou pontificales européennes. Ce projet de longue haleine et d'une grande ambition, initié avec les emblématiques grenadiers de la garde royale britannique à Wellington Barracks, marque une forme d'aboutissement dans le travail de l'artiste. En effet cette encyclopédie de tenues militaires magnifiques et prestigieuses directement issues des batailles de l'Europe napoléonienne, se prête parfaitement - avec sa symbolique évoquant apparat et protocole - à la démarche de l'artiste. Grâce à ses prises de vue d'une grande similarité en matière de pose, de cadrage, de lumière, de couleurs, et à ses modèles semblables par leur âge et leur uniforme, Charles Fréger cherche en effet à mettre en lumière la singularité, l'individualité et la poésie des jeunes gens dont il dresse le portrait.

  • «Cimarron» (après «Bretonnes» et «Yokainoshima») est le 3e volet d'une série photographique entamée en 2013 par Charles Fréger. Du Sud des États-Unis au Brésil, l'artiste dresse un inventaire des mascarades pratiquées par les descendants des esclaves africains célébrant par ce truchement la mémoire de leurs pairs et leurs cultures singulières. Entre masques, maquillages, costumes, parures et accessoires, s'entremêlent les cultures africaines, indigènes et coloniales, prises dans le vertige d'un mouvement syncrétique. La mascarade est plus que jamais ici un territoire de mise en regard d'une communauté par une autre, espace où l'on rejoue, où l'on réinvente le rapport à l'oppresseur soit pour le mimer, soit pour l'inverser, toujours pour le subvertir.

  • En quelque vingt années, Charles Fréger s'est imposé comme le portraitiste des communautés humaines, dans leurs dimensions collective et individuelle, dressant, par le biais de l'inventaire photographique, des typologies de manières d'habiter, pour les individualités qui la composent, sa communauté d'héritage ou d'élection. Signe visuel d'appartenance et de ralliement, l'uniforme, sinon le costume, du plus protocolaire au plus « sauvage », constitue le motif central de son oeuvre. L'inventaire ici dressé est celui des coiffes bretonnes : il impose la vitalité et la contemporanéité de traditions que l'on aurait trop vite fait de remiser au rang de folklore.

  • Les photographies de Charles Fréger possèdent toujours un doux parfum d'authenticité. Dans cet ouvrage, l'exotisme est mis à l'honneur avec la série "Painted Elephants" : parés de peinture, de tissus et de bijoux, les éléphants se prêtent au jeu de la photographie et invitent le lecteur au voyage et au rêve. Ce livre accompagne l'exposition Fabula sur les séries photographiques de Charles Fréger, qui aura lieu du 7 octobre 2017 au 7 janvier 2018 au Centre d'art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-deVarengeville (76).

  • Chaque jour, partout dans le monde, des voyageurs ordinaires se déplacent à pied, à vélo, à moto, en auto, en métro, en rickshaw... Ils ont inspiré quatre photographes et un écrivain qui interrogent la notion de « voyage ordinaire ». Charles Fréger poursuit son inventaire des groupes sociaux et religieux en photographiant les rickshaws scolaires de New Delhi.
    Ambroise Tézenas trace la route entre Bangalore et Bombay dont il fait émerger l'ordinaire beauté. Denis Dailleux révèle la banlieue chaotique du Caire avec sa série de « portraits au tuk-tuk ». Jérôme Blin dessine un Saint-Nazaire nocturne et mystérieux entre docks et lotissements. Quant à Christian Garcin, il nous transporte dans les rues de Jaipur où il fait d'étranges rencontres...
    Bienvenue dans leur voyage ordinaire !

  • Chaque année, dans toute l'Europe, de la France à la Bulgarie, de la Finlande à la Sardaigne, du Portugal à la Grèce en passant par la Suisse et l'Allemagne, des hommes, le temps d'une mascarade multiséculaire, entrent littéralement dans la peau du « sauvage ».
    En devenant ours, chèvre, cerf ou sanglier, homme de paille, diable ou monstre aux mâchoires d'acier, ces hommes célèbrent le cycle de la vie et des saisons. Leurs costumes, faits de peaux de bêtes ou de végétaux, sertis d'ossements ou ceinturés de cloches, chapeautés de cornes ou de bois de cerfs, sidèrent par l'extraordinaire diversité et la prodigieuse beauté de leurs formes. Les portraits photographiques d'hommes sauvages de Charles Fréger subliment cette suspension provisoire de la normalité qu'est la mascarade et révèlent une tradition méconnue d'une étonnante richesse.
    Toutes les figures photographiées sont décrites, en fin d'ouvrage, dans le contexte du rituel auquel elles se rattachent. Ces textes ont été rédigés en collaboration avec le Musée international du Carnaval et du Masque situé à Binche en Belgique, et sont illustrés des silhouettes créées pour l'occasion par Geneviève Gauckler.

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