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Christophe Duvivier

  • Ludovic Rodo Pisarro

    Christophe Duvivier

    • Selena
    • 19 Novembre 2021

    LUDOVIC-RODO PISSARRO (1878-1952) DIT LUDOVIC-RODO PISSARRO Ludovic-Rodolphe est le quatrième fils de Camille et Julie Pissarro. Son premier prénom fut choisi en souvenir du peintre Ludovic Piette, décédé sept mois avant sa naissance.
    Au fil des années, Ludovic-Rodolphe devient « Rodo » pour la famille. Il adoptera ainsi le nom de « Ludovic-Rodo » pour signer ses oeuvres.
    Tout comme ses frères Lucien, Georges, Félix et (Paulèmile), Paul-Emile dit « Paulémile », Ludovic-Rodo dessine très jeune sur les conseils de son père. En 1894, à l'âge de 16 ans, ses premières gravures sur bois (ap)paraissent dans le journal anarchiste Le Père Peinard.
    Jusque dans les années trente, il va ainsi contribuer à diverses publications (par) avec des bois gravés (aussi bien) tant en France qu'en Angleterre. En 1894, il rejoint son père en Belgique, là, il retrouve ses frères, Theo Van Rysselberghe, Henri Van de Velde et surtout Maximilien Luce. Dans les années 1898-1903, Il vit et travaille aux côtés de son père qui séjourne alternativement à Eragny-sur-Epte, à Paris et dans les ports normands et commence alors d'innombrables périples à travers la France et l'Europe (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, Espagne).
    Il s'établit ensuite à Montmartre dans un atelier qu'il partage avec son frère Georges.
    Comme tant d'autres peintres, il est fasciné par la vie nocturne parisienne. Il exécute de nombreuses gravures sur bois, eaux-fortes, aquarelles et peintures ayant pour sujets les élégantes, les scènes de cabarets dans une veine souvent (marquée) influencée par le fauvisme.

  • Cet ouvrage est le catalogue d'une exposition au Kunstmuseum de Bâle à l'automne 2021. Ami et mentor, Pissarro entretenait d'étroites relations avec des artistes de différentes générations à l'instar de Paul Cézanne, Claude Monet, Paul Gauguin, Edgar Degas et Mary Cassatt entre autres. Figure centrale de l'impressionnisme, Pissarro marque ce mouvement de manière déterminante. Il est le seul impressionniste à accorder une attention égale au paysage et à la figure humaine. Puis dans les années 1880, Pissarro se consacre à une seconde révolution picturale : le néo-impressionnisme. Une nouvelle fois, il affiche sa volonté absolue en faveur du progrès artistique.

  • Camille Pissarro et Edgar Degas ont inventé l'estampe impressionniste. C'est à l'aube des années 1860 que Pissarro grave ses premières eaux-fortes. En 1873, à l'initiative du docteur Gachet, il renoue avec la gravure en compagnie de Guillaumin et de Cézanne. Puis, à partir de 1879, Degas l'initie aux encrages en couleurs. Dès lors, par la multiplication des états d'un même motif, Pissarro va faire de la gravure un outil d'expérimentation. Cette possibilité constitue une découverte qui le prépare alors à ses célèbres séries urbaines et portuaires. Il nomme ses gravures des « Impressions gravées ». Avec son oeuvre gravé, Pissarro prend place dans l'histoire de l'art aux côtés des plus grands peintres-graveurs de tous les temps, Rembrandt, Goya et plus tard Picasso.

  • C'est en 1934, alors qu'il fréquente les cercles surréalistes, qu'Henri-Georges Adam grave ses premières planches. Vers 1936, il évolue vers un post-cubisme expressionniste qu'il va épurer progressivement sous la forme d'un naturalisme abstrait. Ce dernier fait de lui l'un des grands précurseurs de la seconde école de Paris.

    Son approche de la gravure va nourrir sa sensibilité de sculpteur tout comme celle du formidable créateur de tapisserie qu'il fut, les trois expressions ne cessant ensuite de s'enrichir mutuellement. Adam découpe des planches de cuivre puis les recouvre d'entailles au burin recourant parfois au berceau du graveur en manière noire ou au papier d'émeri pour grainer ou dépolir les surfaces. Les profondes entailles qu'il entrecroise sur des planches de cuivre découpées, opposent de manière expressive les noirs et les blancs et animent de même les surfaces de ses sculptures comme les compositions de ses tapisseries. Les matrices de ses burins peuvent comporter ainsi jusqu'à une dizaine de cuivres qu'il assemble sur la presse lors leur impression. Son recours à des cuivres relativement épais, découpés et parfois perforés, comme à de forts papiers, lui permet de jouer avec la sensualité de l'estampage et les blancs du papier réservé. Il confère à ses estampes une dimension plastique monumentale inédite dans la gravure de son époque.

    Cette publication présente les épreuves des grands burins découpés des années cinquante dont la série Dalles - Sable et Eau qui constitue l'un des sommets de l'estampe originale de la seconde moitié du XXe siècle

  • Leo Breuer né en 1893, appartient à la seconde génération des pionniers de l'art abstrait construit. Après une période figurative qui le rattache à la Nouvelle Subjectivité, il évolue entre les deux guerres vers un art non figuratif. A partir de 1946, il est l'un des membres actifs aux côtés d'Auguste Herbin du Salon des Réalités Nouvelles puis à l'aube des années cinquante, il contribue par ses recherches picturales en trois dimensions à préparer l'émergence de l'art cinétique et optique qui seront bientôt popularisés en France et dans le monde par des artistes comme Vasarely, Agam, Soto ou encore Cruz-Diez.

  • « Je travaille dans mon petit coin, comme je peux, et m'essaye à traduire de mon mieux l'impression que je reçois de la nature... C'est mon instinct seul qui me guide et je suis fier de ne ressembler à personne... » Gustave Loiseau parlait peu de son travail, préférant poursuivre dans une certaine solitude ses « études » et ses voyages. Pourtant, il a longuement regardé Monet et Pissarro, mais aussi Gauguin dont il a fait la connaissance à Pont-Aven.
    Avec Maxime Maufra et Henry Moret, il forme un petit groupe qui prolonge l'évolution ultime de l'impressionnisme. Il invente une écriture picturale personnelle et abstraite, une manière originale de traduire la lumière avec laquelle il fait vibrer la matière par un fin réseau de touches croisées s'attachant à traduire la transparence de l'air et du ciel. Il peint par tous les temps les bords de Seine, de l'Oise ou de l'Eure, de Paris jusqu'au Havre, ainsi que les côtes rocheuses de Bretagne et plus souvent encore les falaises du pays de Caux. Nuages, brumes, effets de neige ou de givre font de son oeuvre un hymne au spectacle changeant de la nature.

  • Présentation du parcours et de l'oeuvre, dans les collections publiques françaises, d'Otto Freundlich, peintre et sculpteur polonais, précurseur de la peinture non-figurative européenne, également très actif sur la scène avant-gardiste allemande.


  • Présente une sélection d'oeuvres de 55 artistes comptant parmi les figures majeures de l'Art concret, comme Aurélie Nemours ou Léo Breuer.


  • Découvrez L'arbre dans la peinture de paysage entre 1850 et 1920 - De, le livre de Christophe Duvivier

  • Catalogue officiel de l'exposition Camille Pissarro, le premier des impressionnistes de l'exposition au musée Marmottan Monet à Paris du 23 février au 2 juillet 2017. Cet ouvrage rend compte de la première exposition monographique consacrée à Camille Pissarro organisée à Paris depuis trente-six ans. Quelque soixante-quinze de ses chefs-d'oeuvre, peintures et tempéras, provenant des plus grands musées du monde entier et de prestigieuses collections privées retracent l'oeuvre de Camille Pissarro, de sa jeunesse dans les Antilles danoises jusqu'aux grandes séries urbaines de Paris, Rouen et du Havre de la fin de sa vie.
    Considéré par Cézanne comme "le premier des impressionnistes", Pissarro est l'un des fondateurs de ce groupe. Il est également le seul à participer à leurs huit expositions. Compagnon et ami fidèle de Monet, maître de Cézanne et de Gauguin, inspirateur de Seurat, défenseur de Signac, Pissarro est un artiste majeur et incontournable. Intellectuel polyglotte, engagé et militant, à l'écoute des jeunes générations, son oeuvre, puissante et en perpétuelle évolution, offre un panorama unique des recherches qui ont animé les cercles impressionnistes et postimpressionnistes de la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Le Musée de Montmartre organise une exposition consacrée à l'artiste Otto Freundlich (1878-1943). Dans un parcours chronologique, elle présentera l'évolution de son oeuvre et mettra notamment en lumière comment, par la multiplicité de sa création artistique - sculptures, peintures, vitraux, mosaïques, oeuvres graphiques - et par sa pensée philosophique, il a joué un rôle précurseur dans la conception de l'art moderne et abstrait.

    Né en 1878 à Stolp en Pologne, Freundlich entame des études d'histoire de l'art et de philosophie puis rencontre en 1904 Vassily Kandinsky et Paul Klee à Munich, marquant un tournant dans sa vie. Deux ans plus tard, il crée ses premières oeuvres, des dessins et des sculptures. En 1908, l'artiste s'installe à Paris au Bateau-Lavoir où il fréquente la bohème artistique : Picasso, Herbin, Braque, Jacob, Gris, Modigliani, Derain, Apollinaire et Delaunay. Par l'intermédiaire de Picasso, il devient ami avec Adya et Otto van Rees et passe avec eux des séjours à Fleury-en-Bière. Il prend ensuite un atelier au 55, rue des Abbesses à Montmartre et il peint en 1911 sa première Composition abstraite. En 1912, il prend un atelier à Montparnasse au 17, rue Boissonade, et fréquente Max Ernst, Piet Mondrian et Brancusi. Apollinaire rattache ses recherches d'une spiritualisation dans la fusion de la couleur et des formes organiques à l'orphisme de Delaunay (1913) que Freundlich fréquente depuis son séjour au Bateau-Lavoir. À Chartres, il prend un atelier dans la cathédrale pour des études de vitraux et participe à la restauration. Entre l'Allemagne et Paris, il contribue à divers mouvements d'avant-garde  : il est membre du Novembergruppe et prend part à la fondation du mouvement dada à Berlin. En 1924, il revient définitivement à Paris et continue de nouer de solides amitiés avec les artistes les plus importants de son temps comme Braque, Picasso, van Doesberg et Delaunay. Dans l'entre-deux guerres, il rejoint les groupes «  Cercle et Carré  » (1930) et «  Abstraction-Création  » (1931).

    En théoricien de l'art, il écrit en 1934 Die Wege der Abstrakten (Les Chemins de l'art abstrait) et fonde un collectif des artistes allemands (KDK) à Paris. En 1936, il ouvre une académie privée baptisée « Le Mur » où il enseigne peinture, dessin et gravure. L'abstraction de son art était un renouveau radical dépassant les limites de l'art plastique, et son universalisme total, évoqué par l'harmonie des couleurs de ses peintures dans un contexte global, cherche à abattre les frontières entre le monde et le cosmos, entre les êtres humains, entre tout ce qui est perceptible.

    En 1937, sa sculpture L'Homme nouveau (1912 - au titre d'origine  : Grosse tête falsifié par les nazis) figure en couverture du catalogue de l'exposition itinérante organisée par les nazis « Entartete Kunst  » (Art dégénéré) visant à conspuer l'art moderne. Quatorze de ses oeuvres, conservées dans différents musées allemands, sont alors confisquées et détruites. L'artiste est déporté en 1943 et assassiné au camp d'extermination de Sobibor.

    L'exposition rend hommage à cet artiste pionnier de l'abstraction en restituant son oeuvre dans son évolution (orphisme, dadaïsme, De Stijl, Bauhaus, art abstrait), ses théories et la diversité de sa production en sculpture, peinture et art appliqué.

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