Daniel Chartagnac

  • Daniel est professeur d'Histoire-Géographie. Aujourd'hui, il conduit ses élèves au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse pour une visite annuelle Mais, pour lui, cette journée au Musée n'est pas tout à fait comme les précédentes. Il se sent nerveux, ses gestes sont maladroits et sa parole moins fluide. Il le sait, il le sent. Tout comme le ressentent les filles et les garçons qui marchent à ses côtés sur le large trottoir de l'allée des Demoiselles.

    Sa nervosité est nourrie par cette impatience qu'il a de découvrir le Musée qui resta longtemps fermé en raison des importants travaux de rénovation et de modernisation.

    Dès la montée des marches et le passage à l'accueil, le décor épuré et l'ambiance lumineuse incitent l'enseignant à forcer l'allure. Au débouché du couloir qui mène à la salle permanente d'exposition, il s'arrête, brutalement. Les premiers élèves sont surpris et viennent buter contre son dos.

    Une statue leur fait face, puissante, énigmatique. Elle dégage immédiatement la force et la sérénité que l'on prête au gardien d'un lieu sacré de la mythologie grecque ou romaine... Le gardien du temple. Là, posté en sentinelle, ce buste féminin représente une Marianne qui se pose, et s'impose, en gardienne symbolique du Musée, tout comme de cette vaste salle dédiée à la transmission de l'histoire des résistants et de leurs combats pour la défense de la République et de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.

    Une enquête sur le buste de Marianne du Musée départemental de la Résistance et de la déportation de Toulouse, qui présente des traces de profanation ainsi que des symboles attribués à la franc-maçonnerie. Les auteurs tentent de comprendre l'origine et les circonstances de la détérioration de cette sculpture et racontent à travers elle l'histoire de Marianne, symbole de la République française.

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