Daniel Marchesseau

  • En 1985, marc chagall, le dernier patriarche de la côte d'azur après matisse et picasso, s'éteignait à saint-paul-de-vence dans sa quatre-vingt-dix-huitième année.
    L'ecole de paris peut s'enorgueillir d'avoir permis à nombre d'artistes étrangers de s'épanouir en son sein : chagall en est l'un des pionniers les plus singuliers. " ivre d'images " disait malraux, qui lui avait commandé le plafond de l'opéra de paris. celui qui a peint l'univers du " shtetl " juif à vitebsk, mais aussi ses rêves, ses amours, le monde du cirque, et le message universel de la bible, demeure aujourd'hui le conteur merveilleux d'une poétique universelle et intemporelle, fondée sur l'image canonique de dieu et des hommes.
    Daniel marchesseau retrace les itinéraires de ce russe, déraciné à deux reprises, monté aujourd'hui au firmament, dans ces cieux qu'il a, durant sa longue vie, su peindre et enluminer.

  • Artiste plasticien suisse - 1902-1985 - créateur de mobilier et d'objets, Diego Giacometti, collabore durant de longues années avec son frère le sculpteur Alberto Giacometti. En 1929, au Salon des Indépendants, il rencontre avec son Alberto, Jean-Michel Frank qui les invite à concevoir des objets pour sa boutique, luminaires, vases et petit mobilier qu'ils réalisent ensembles. Il en sera de même pour Elsa Schiaparelli.
    A partir des années 60, l'essentiel de ses créations est réalisé pour des clients privés, Hubert de Givenchy, Aimée Maeght, Pierre Matisse... Au début des années 80, lors de l'installation du musée Picasso à Paris, à l'Hôtel Salé, Il reçoit une commande de l'Etat pour la conception d'un ensemble de meubles et de luminaires, réalisés dans ses matériaux de prédilection, le bronze et le plâtre. Il est assisté par Philippe Anthonioz.
    D'une exceptionnelle poésie, l'univers de même que le style de Diego Giacometti est aisément reconnaissable : le bronze est souvent à patine verte, le plâtre laissé à l'état naturel, les lignes sont fortes et nerveuses, travaillées en motifs végétaux, avec des décors à figures d'animaux.
    Sans prétendre à l'exhaustif, ce livre, présente néanmoins une part très importante de l'oeuvre de Diego Giacometti. Célébré comme étant l'un des meilleurs spécialistes de l'artiste, Daniel Marchesseau, en fait l'exégèse et s'attarde sur le travail de l'un des créateurs de meubles les plus singuliers du XXeme siècle, internationalement reconnue.

  • Le musée de la Vie romantique s'associe au Cooper Hewitt, National Design Museum de New York pour présenter sa remarquable collection de quelque quatre-vingts " vues d'intérieurs " du XIXe siècle, réunies par le célèbre collectionneur Eugene Thaw qui les lui a offertes en 2007. L'exceptionnelle qualité et la richesse inattendue de cet ensemble d'aquarelles et gouaches sur papier invite à pénétrer dans l'intimité des intérieurs européens les plus raffinés.
    L'évolution du goût doit alors beaucoup à l'émergence d'une société nouvelle, confrontée, après le siècle des Lumières et la Révolution française, à d'ambitieux défis politiques, économiques et sociaux.
    À travers toute l'Europe - France, Angleterre, Allemagne ou Autriche -, mais aussi jusqu'en Russie, voire en Amérique du Nord, s'impose un genre pictural trop longtemps considéré comme mineur, et pourtant très séduisant : celui de la " vue d'intérieur ". À la cour (la reine Marie-Louise au château de Neuilly ou de Eu, l'impératrice Victoria à Buckingham Palace ou à Windsor.) comme à la ville, des galeries italiennes aux retraites en Bavière, des halls à Mayfair aux chambres avec vue sur la Neva, la haute bourgeoisie aime recevoir dans l'enfilade de ses appartements : grands salons, bibliothèques, antichambres, bureaux, salons de musique et jardins d'hiver. où rivalisent d'inventions architectes et décorateurs à la mode.

    Richement illustré, cet ouvrage, à travers un large panorama de l'art décoratif du XIXe siècle, invite à la découverte d'un nouvel art de vivre - plaisirs de la conversation, mais aussi de la correspondance, de la musique de chambre ou de la peinture intimiste - s'épanouissant dans la diversité des salons, où le milieu de la finance et du pouvoir se mêle au monde des arts et des lettres.

    Catalogue d'exposition (25 septembre 2012-13 janvier 2013), musée de la Vie romantique Sous la direction de Daniel Marchesseau, directeur du musée de la Vie romantique. Textes de Gail S. Davidson, conservateur chargé du département des Dessins, Cooper-Hewitt, National Design Museum ; Charlotte Gere, spécialiste des arts décoratifs du XIXe siècle ; Floramae McCarron-Cates, attachée de conservation du département des Dessins, Cooper-Hewitt, National Design Museum, et Daniel Marchesseau.

  • Diego giacometti

    Daniel Marchesseau

    • Hermann
    • 26 Novembre 2005

    Comment évoquer fidèlement, en respectant sa pudeur, l'homme modeste et singulier, si merveilleux, que l'on aimait sans réserve, comment définir, en le situant à son rang, le charme inclassable de son oeuvre ?...
    Diego, qui possède les dons et la science du sculpteur, se qualifiait humblement de bricoleur à cause de la destination utilitaire de son oeuvre. Par son tempérament, il s'apparente à Braque et à Laurens, héritiers de la lignée artisanale et manuelle qui constitua longtemps la sève vive de Paris. Parmi les sculpteurs, il vénérait Daumier pour sa droiture morale, sa foi populaire, sa certitude plastique et sa saveur tactile.
    Sa technique de bronzier le sépare aussi bien des ébénistes traditionnels que des créateurs de meubles contemporains, le plus souvent architectes, qui créent mentalement leurs épures en acier ou en polyester. Et sa démarche ouvrière s'oppose radicalement à la conception mécanique du dessin industriel... Respecté par les meilleurs créateurs de son temps, aimé des paysans de son village aux rites immémoriaux et du fin petit peuple ouvrier de son quartier parisien, aide et soutien de son frère et de sa gloire mythique, Diego laisse, sous son dandysme secret, un exemple singulier d'indépendance généreuse et de sagesse amusée.
    Plus rare et peut-être plus précieux aujourd'hui que celui de l'artiste, il a forgé lentement, silencieusement, son destin d'artisan-poète unissant au souci de l'utile le charme et la fraîcheur du merveilleux. Jean Leymarie

  • Valadon

    Daniel Marchesseau

  • Les lalanne

    Daniel Marchesseau

  • Le catalogue de cette exposition se tiendra au musée de la Vie romantique du 8 mars au 17 juillet 2011 réunira, à travers une centaine de peintures, dessins et objets d'art, certaines des plus emblématiques réalisations qui ont marqué l'histoire des parcs et jardins français.
    Cet ouvrage nous invite à une balade dans le jardin pittoresque avec son cheminement qui offre une infime variété d'impressions sensorielles au promeneur qui découvre tour à tour, grottes, ponts surplombant des cascades, moulins, bois parsemés de tombeaux, ermitages et « fermes ornées ». jusqu'aux jardins « paysagers » où s'affirment de vastes pelouses encadrées de massifs et groupes d'arbres. Il est également une histoire de la botanique de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe et une histoire de l'art de concevoir les jardins depuis le parc d'Ermenonville du marquis de Girardin jusqu'à la transformation du parc Mont Louis en cimetière du Père La Chaise par Brogniard.

  • Philippe Anthonioz brouille l'image du sculpteur.
    Les frontières qui divisent la sculpture et le mobilier, sont chez lui faites pour être transgressées. Son art est sémantique, qu'est-ce qu'une table, une chaise, si elles ne sont pas utilisées ? mais il est aussi terriblement sensuel, les formes organiques attirent la main et le regard. Philippe Anthonioz ne dessine pas ses meubles, il les façonne dans le plâtre, puis l'échelle se modifie et la matière transmute.
    La délicate maquette modelée dans la douceur du gypse devient l'arrogant fauteuil de bronze.
    Meubles sculptés ? Sculptures meublantes ? Va et vient incessant de l'artiste entre les arts appliqués et les beaux arts.
    Mais dans son oeuvre il y a aussi l'intime. Des bois polychromes ou originels qui disent toute la richesse formelle et stylistique du travail de Philippe Anthonioz, son amour de la matière, de l'histoire et du geste.

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