Denis Gielen

  • Johan Muyle

    Denis Gielen

    Accompagnant l'exposition rétrospective No Room for Regrets que le MACS consacre à Johan Muyle, cette importante monographie retrace la carrière du plasticien belge de ses premiers assemblages d'objets à ses sculptures motorisées en passant par ses peintures monumentales.

  • Couvrir le vaste monde pour le courir -parfois- reste, sans doute, un des buts de tout auteur d'un atlas qu'il soit géographe, historien, randonneur, philosophe, amateur, amateur d'art...
    Voir, nommer et nuancer les directions du monde est tout aussi impérieux que de chercher à en définir les sens : les unes sont diverses et imprévisibles ; les autres sont nombreux et désordonnés.
    Ceci semble être particulièrement vrai clans le domaine de l'art contemporain quand nous savons que nous sommes face à l'énoncé d'un monde auquel nous appartenons au même titre que l'artiste qui en rend compte, c'est-à-dire dans un temps inachevé.
    L'ouvrage est composé d'une alternance de planches, de textes et de notices qui se renvoient les images et les imaginations l'un l'autre. il est ouvert à la multiplicité des lectures, invite aux confrontations et à la découverte de similitudes, de rapprochements, d'analogies qui existent entre les oeuvres d'art et les objets variés de la pensée.
    Investir le terrain de l'art contemporain, c'est en connaître les courants et les lignes qui le fondent mais aussi prendre la mesure des chemins de traverse qui le sillonnent.
    Denis gielen a rassemblé les faits, les histoires, les oeuvres et des propos suivant des lois qui, si elles ne sont universelles, sont cependant aptes à nous servir de guide afin d'errer ensemble -auteur et lecteur- dans les méandres de la création en suivant des axes qui réunissent les oeuvres et les regards de nos contemporains.
    La pensée et l'émotion y découvrent un chemin sinueux et curieux mais principalement ouvert à la poursuite de tout voyage, de sorte que cet atlas de l'art contemporain est à l'usage de tous car il ne hait personne.

  • Depuis les années 1960, le rock fait partie, avec d'autres cultures populaires comme la science-fiction, des nouvelles sources d'inspiration et de réflexions que détournent les artistes plasticiens. Célébrée avec nostalgie ou parodiée avec virulence, sa "religion" hante, depuis le pop art, tout un pan de l'art contemporain de ses distorsions électriques et refrains diaboliques. Associé à l'art, le rock élargit le spectre d'une sensibilité désormais partagée : de la révolte politique à la crise identitaire en passant par le nihilisme artistique.
    Abondamment illustré par des reproductions d'oeuvres et des documents d'archives, ce livre aborde la production éclectique du combo que forment l'art et le rock, suivant trois grandes modes : le folk des sixties avec son étrangeté vernaculaire, le glam des années 1970 avec sa théâtralité extravagante, et enfin le mouvement punk dont la rage rebelle produira dans les années 1980 nombre de projets indépendants et alternatifs en réaction à l'industrie musicale.
    La discographie et l'iconographie de cette formation croisée s'y déclinent en de multiples formules, allant du design d'album rock par des artistes à la formation de groupes, en passant par les multiples relations, tantôt critiques, tantôt complices, que ces deux cultures ne cessent d'entretenir aujourd'hui par-delà leurs divergences.

  • Stimulée par le dixième anniversaire du MAC's, par le récent classement du Grand-Hornu au rang de 'patrimoine de l'humanité' (Unesco), la revue DITS qui en est à sa dixième année d'activité, avec seize numéros publiés, revivifie sa formule éditoriale en modifiant le principe thématique qui lui a valu d'aborder l'art contemporain, mais aussi d'autres disciplines visuelles (comme la danse, le théâtre ou encore le cinéma), à travers des notions aussi disparates que celles de geste, de voyages, de poésie, de simulacre, de violence, de répétition ou encore de familles. La diversité des 'sujets familiers et d'actualité' inscrits aux sommaires, l'intérêt manifeste des lecteurs, abonnés ou occasionnels, de même que les propositions de plus en plus nombreuses d'articles, nous autoriseraient (et même nous encourageaient) à poursuivre dans cette direction, mais au risque que ce rythme gai devienne une ennuyeuse routine. De plus, cet éclectisme auquel nous tenons exposait visiblement la revue à quelques redites puisque, comme on sait, tout est dans tout et qu'un geste, par exemple, peut être un simulacre, la poésie une sorte de voyage, la répétition une forme de violence (souvenons-nous du supplice de Sisyphe), etc. D'où cette évidence qu'il fallait rompre l'enfilement a priori infini des substantifs et ne plus progresser horizontalement à travers la matière artistique le long d'un azimut thématique. L'option retenue fut de faire dériver désormais chaque numéro non plus d'un terme général, mais d'une proposition singulière, laquelle aura la forme complexe et parfois énigmatique d'une citation (commentaire, poème, chanson, slogan.) ; manière d'en revenir à la définition du 'dit'. Par conséquent, les thèmes de cette 'nouvelle parution' du DITS ne sortiront pas de nulle part, mais plutôt de la mémoire ou de la bibliothèque de l'un ou l'autre amateur de belles formules, de celles qui marquent.

  • La Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles lance une nouvelle collection «Fenêtre sur», dédicacée aux disciplines associées à l'architecture.

    Artiste-pédagogue, professeur honoraire à l'Institut supérieur d'architecture Lambert Lombard (Liège), Jean François Pirson exprime son rapport à l'espace dans des pratiques plastiques et pédagogiques diverses : dessin, photographies, installation, texte, marche, workshop.

    Centré sur l'espace, son travail pédagogique se développe dans les champs phénoménologique, anthropologique et plastique. Il concerne principalement l'espace du corps, l'habiter, les espaces «dehors», la perception, l'attitude créatrice. Il aime travailler au croisement des disciplines, des pratiques et des pensées.

    La publication comprend:
    - 4 textes confiés à des critiques et des témoins de son activité pédagogique.
    - une sélection de cours et workshops donnés tant en Belgique qu'à l'étranger.
    - des textes et illustrations inédits de Jean-François Pirson.

  • L'artiste américain Tony Oursler s'empara de la vidéo à la fin des années 70 pour retourner contre la culture dominante ses propres armes, à commencer par les technologies de la télévision et du cinéma. Ce livre, qui  regroupe une cinquantaine de transcriptions d'oeuvres vidéos, est la première publication exclusivement consacrée aux textes poétiques de Tony Oursler.

  • L'exposition Je suis seul, avec vous réunit une douzaine d'oeuvres, principalement vidéos et photos, qui s'attachent toutes à représenter des ensembles sociaux donnés : familles, tribus, communautés, corporations, etc.
    Autant de portraits de groupe ou de groupes de portraits dont les auteurs, parfois simples compilateurs d'archives, sont à la fois proches et étrangers. Membre du corps social à la manière d'un oil extérieur, ces artistes font et en même temps ne font pas partie de ces sociétés qu'ils décrivent. A l'image des individus qui les forment, ils sont aussi seuls et ensemble qu'eux : un paradoxe commun qui complexifie la question de la légitimité politique de toute représentation collective.
    Avec des oeuvres de : Jean-Pierre Bertrand, Jacques Charlier, Gérard-Jan Claes & Olivia Rochette, Anne De Gelas, Jeremy Deller, Nan Goldin, Ann Veronica Janssens, Jonathan Monk, Els Opsomer, Ria Pacquée, Bruno Serralongue, Miroslav Tichy, Wolfgang Tillmans, Tobias Zielony, Fiona Tan.

  • Ce livre est composé d'images librement interprétées et disposées en vagues successives par jean-marc bustamante.
    Les deux textes qui accompagnent cette mise en place proposent d'entrer par petites touches dans les profondeurs du champ de l'oeuvre de cet artiste qui a acquis une renommée internationale dans les diverses approches de son travail (peinture, photographie, sculpture. ). quand le monde s'élabore, le regard le parcourt lentement . (l. b. ).

  • Catalogue consacré à une figure de l'art conceptuel européen, dont l'oeuvre procède d'une analyse critique du champ de l'art et des avant-gardes. L'ouvrage propose un panorama des travaux de l'artiste belge, des textes de Jean-Michel Botquin datés des années 1960-1980, ainsi que des contributions plus récentes de Nicolas Bourriaud, Denys Riout, Denis Gielen et Serge Bonati.

    En regroupant les textes écrits par Jean-Michel Botquin sur les oeuvres de Jacques Charlier des années 1960-1980, ce catalogue souhaite renouveler le regard sur la production de Jacques Charlier à cette époque, qui résume à lui seul un paysage artistique particulièrement fécond, dans lequel les avant-gardes ont diffusé un souffle de liberté activiste présent dans les rues, les galeries, et même les terrils belges. Des oeuvres plus récentes sont également présentées qui viennent appuyer le discours critique d'un artiste sans limite dans la variété de ses pratiques et la diversité de ses champs d'intervention, ce que souligne Denis Gielen dans son texte. Denys Riout et Nicolas Bourriaud ont quant à eux éclairé par leurs textes inédits l'ensemble d'une aventure artistique.

    Publié à l'occasion des expositions de Jacques Charlier « Une rétrospective » à la Panacée, Montpellier, du 14 octobre 2017 au 14 janvier 2018 ; « Peintures non identifiées » à la galerie Aperto, Montpellier, du 14 octobre au 4 novembre 2017, et « Peintures en tous genres » à la galerie Lara Vincy, Paris, du 17 novembre au 30 décembre 2017.

    Pionnier de l'art conceptuel européen, Jacques Charlier (né en 1939, à Liège, où il vit et travaille) propose une démarche sous-tendue par une analyse critique du monde l'art et des différents courants dits « avant-gardistes ». Privilégiant l'adéquation entre idée et médium, il choisit tour à tour la peinture, la photographie, la vidéo, la musique, l'écriture, la sculpture, l'installation, la BD ou la publicité. Il adopte avec aisance le langage des différents styles et époques pour mieux souligner et caricaturer les atouts, les contradictions et les régressions des courants artistiques dominants. Jacques Charlier participe à de nombreuses expositions internationales, individuelles ou collectives. Ses oeuvres se trouvent dans d'importantes collections privées et publiques en Belgique, en France et au Luxembourg.

  • Le Fil jaune est la première monographie d'envergure consacrée à l'oeuvre de Baudouin Oosterlynck (Courtrai, 1946).
    Pionnière dans le domaine de la performance et de l'installation sonores, sa démarche artistique débute au milieu des années 1970 dans un contexte international. Cet ouvrage qui en explore les multiples facettes nous montre de quelles manières cet artiste à l'écoute du monde explore les relations entre le corps, l'espace, le son et le silence. A travers des pièces sonores qui prennent la forme de prothèses acoustiques, de partitions dessinées ou d'instruments réduits au silence, c'est aussi l'activité d'écoute du public qui est mise en évidence.
    Un catalogue reproduisant ses oeuvres majeures est accompagné d'un important essai critique d'Eric de Visscher (Directeur du Musée de la musique - Cité de la musique à Paris), ainsi que d'analyses de pièces spécifiques rédigées par Laurent Busine (Directeur du MAC's) et Denis Gielen (Adjoint à la Direction du MAC's).

empty