Dominique de Font-Réaulx

  • Eugène Delacroix (1798-1863) fut un des plus grands artistes français du XIXe siècle. Sa création artistique, riche, variée, multiple, le distingue. Héros de la génération romantique des années 1820, incarnant par ses succès teintés de scandale le renouveau de la peinture, il fut aussi un des plus grands peintres de décor religieux ou civils, jusqu'à la fin de sa vie. Travaillant seul, n'ayant fondé ni école, ni atelier, il fut pourtant reconnu comme maître et modèle par bien des artistes après lui. Coloriste talentueux, sa pratique du dessin, ignorée de son vivant, fut une des grandes révélations de la vente après son décès. Habité par le génie de la peinture, sûr dès ses plus jeunes années de son talent, il fut tenté par l'écriture, qu'il pratiqua toute sa vie, journal, correspondances, essais théoriques, courtes nouvelles.
    Cet ouvrage de référence abondamment illustré (plus de 400 reproductions) présentera, de manière transversale, l'ensemble des facettes de ce génie romantique.

  • Eugène Delacroix reçut en 1849 la commande des décors peints de la chapelle des Saints-Anges de l'église Saint-Sulpice. Cette oeuvre monumentale, riche, sublime, qui l'occupa jusqu'en 1861, a pu être considérée, après son décès, comme son testament spirituel. La manière singulière avec laquelle Delacroix avait choisi de traiter les épisodes bibliques de la Lutte de Jacob avec l'ange, de Saint Michel terrassant le démon ou d'Héliodore chassé du Temple montrait combien l'artiste était demeuré fidèle à son art, réinventant un motif classique de la peinture - celui de la lutte -, puisant aux sources antiques, florentines, vénitiennes, flamandes, pour le transfigurer.

    L'oeuvre de Delacroix à Saint-Sulpice constitue, depuis son achèvement, le modèle indépassable, formellement et artistiquement, de la scène de la lutte. Le peintre lui donna en effet une transcendance nouvelle, celle du corps à corps de l'homme avec son destin, de l'artiste avec sa création. Il conçut là une lutte moderne qui fut constamment réintérogée par ses successeurs - Maurice Denis, Gustave Moreau, Marc Chagall et bien d'autres -, et qui, aujourd'hui encore, ne cesse de nous impressionner.

    Alors qu'une récente restauration a permis de retrouver la beauté intacte de ces chefs-d'oeuvre de la peinture, cet ouvrage est le premier consacré à l'histoire de leur conception et de leur réception.

    Sous la direction de Dominique de Font-Réaulx et de Marie Monfort, avec des essais de Stéphane Guégan, Thierry Laugier, Alina Moskalik-Detalle, Paul Perrin, Valérie Sueur.

    Ce livre, publié en coédition avec les éditions du musée du Louvre.

  • Delacroix s'installa rue de Fürstenberg en 1857 ; il eut la possibilité de faire construire, dans le jardin dont il avait l'usage, un atelier de belles dimensions où il travailla à ses dernières créations. Pour son seul agrément, puisqu'elle donnait sur le jardin, il choisit d'orner la belle façade, rythmée à l'image de celles des demeures néoclassiques anglaises, de moulages d'ouvres antiques. Associant Athènes et Rome, les luttes menées par Thésée et l'harmonie offertes par les beaux-arts, l'instant du combat et l'éternité de la création artistique, cette façade du dernier atelier du peintre compose une sorte de programme intime, en hommage à l'Antiquité secrète de Delacroix. L'année de son installation fut aussi celle, enfin, après six échecs, de son élection à l'Académie des beaux-arts. Il commença, alors, la rédaction d'un Dictionnaire des beaux-arts, ouvrage à la grande ambition théorique, qu'il n'acheva pas.

    Conçu en lien avec l'exposition présentée au musée Delacroix, le présent ouvrage, richement illustré, réunit un ensemble de textes inédits des meilleurs spécialistes de l'antiquité grecque, de l'étude des représentations antiques - moulages et photographies -, de la littérature, de l'art de Delacroix - peintre, écrivain et théoricien -, autour d'un sujet encore rarement étudié dans l'ouvre de l'artiste, considéré souvent comme le maître du mouvement romantique. Leurs essais, enrichis de notices sur les ouvres présentées, proposent un regard renouvelé sur la création du peintre.

    Sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, conservateur général, directrice du musée Eugène-Delacroix.

  • Fondé en mars 2007 par la signature d'un accord intergouvernemental liant la France et les Émirats arabes unis, le Louvre Abou Dhabi se conçoit, en écho à la fondation du Louvre, comme le premier musée universel dans le monde arabe. Ce geste culturel et diplomatique à la fois fort et singulier appelle à interroger la notion même d'universalisme en ce début de XXIe siècle. La notion semblait en effet un peu datée, marquée par l'esprit des Lumières qui avait présidé à la création du Museum central au Louvre. Elle paraissait aussi teintée d'un occidentalisme conquérant, dont l'aspiration à l'universel pouvait se comprendre comme une volonté de conquête.
    La volonté de créer un Louvre Abou Dhabi étant venu des Émirats eux-mêmes, sa naissance permet une analyse nouvelle. Issu de la réflexion initiée lors de la journée d'études organisée au musée du Louvre le 15 octobre 2011, cet ouvrage réunit des essais historiques et prospectifs sur un sujet historique qui connaît aujourd'hui une actualité nouvelle, féconde de nouveaux développements.
    Charlotte Chastel-Rousseau est docteur en histoire de l'art et diplômée de l'École de Louvre. Depuis 2007, elle travaille au musée du Louvre, où elle est actuellement responsable des programmes d'histoire de l'art et muséographie à l'auditorium du Louvre.

  • Les liens tissés entre photographie et peinture dans la création artistique du XIXe siècle ont longtemps été passés sous silence par les historiens d'art. Dominique de Font-Réaulx, qui étudie les relations entre peinture et photographie depuis une quinzaine d'années, propose une étude inédite, pour comprendre la réception de cet art nouveau que les artistes peintres vont observer, craindre et conquérir. Quelle influence, quel rôle la photographie a-t-elle joué sur les peintres ? «L'art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature [...]. Un Dieu vengeur a exaucé les voeux de cette multitude. Daguerre fut son messie». Cette question de la reproduction mimétique du réel qu'observe Baudelaire est l'enjeu majeur de cette révolution artistique. En étudiant le portrait, le paysage ou le nu en photographie en regard de la peinture, l'auteur démontre notamment l'inspiration de Courbet ou de Degas pour cette nouvelle invention qui conduit la notion d'instantané. Peinture et photographie est une lecture passionnante, un face-à-face étonnant, sur deux arts essentiels de notre siècle.

  • Inspirée de l'essai de Jacques Attali, l'exposition Une brève histoire de l'avenir met le temps et l'histoire au centre de sa conception : l'histoire du passé est susceptible d'éclairer notre regard sur l'avenir, les chances et les périls du futur.
    Le récit, chronologique et thématique, décrit quelques-unes des étapes qui ont construit l'individu au cours des siècles, un individu libre ou soumis tour à tour aux lois de la ville, de l'empire, du marché. Le rapport de l'individu à la communauté, la contradiction formelle entre un avenir singulier et un avenir commun, sont au coeur du propos de l'exposition.
    Quatre grandes scansions rythmeront le parcours, chacune dédiée au développement, poétique et descriptif, d'un moment historique particulier : l'ordonnancement du monde, les grands empires, l'élargissement du monde, le monde contemporain et polycentrique. Autour du cycle de Thomas Cole Le Destin des Empires seront exposés arts premiers, civilisations mésopotamiennes, premières cartes et portulans, représentations du nouveau monde, de l'âge industriel, des villes, des conflits, de la société de consommation. Chacune des grandes salles du parcours fera l'objet d'une commande à un artiste contemporain, partie prenante de la scénographie d'ensemble.

  • Album officiel de l'exposition Brève histoire de l'avenir au musée du Louvre, hall Napoléon du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016. Inspirée de l'essai de Jacques Attali, l'exposition Une brève histoire de l'avenir met le temps et l'histoire au centre de sa conception : l'histoire du passé est susceptible d'éclairer notre regard sur l'avenir, les chances et les périls du futur. Le récit décrit quelques-unes des étapes qui ont construit l'individu au cours des siècles, un individu libre ou soumis tour à tour aux lois de la ville, de l'empire, du marché. Le rapport de l'individu à la communauté, la contradiction formelle entre un avenir singulier et un avenir commun, sont au coeur du propos de l'exposition. Quatre grandes scansions rythment le parcours, chacune dédiée au développement, poétique et descriptif, d'un moment historique particulier : l'ordonnancement du monde, les grands empires, l'élargissement du monde, le monde contemporain et polycentrique.Album officiel de l'exposition Brève histoire de l'avenir au musée du Louvre, hall Napoléon du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016. Ouvrage coédité avec les éditions du musée du Louvre.

  • Le projet Petite Galerie offre de créer un espace nouveau au cour du Louvre, ouvert à tous. Il permettra aux visiteurs d'initier leur visite au sein du musée et favorisera la rencontre avec les oeuvres originales, en réunissant autour d'un même thème une cinquantaine d'ouvres d'art issues de périodes et civilisations variées, dans une perspective à la fois esthétique, narrative et historique.
    Le thème de la première année, du 14 octobre 2015 au 4 juillet 2016, est celui des mythes fondateurs. Ce thème offre de pouvoir évoquer toutes les civilisations comme tous les domaines de la création -littérature, théâtre, musique, cinéma. Les oeuvres présentées ont été choisies, avec soin, dans les collections du Louvre et du musée Eugène-Delacroix, du musée du Quai Branly, du musée d'Archéologie nationale, du musée national d'art moderne; la Cinémathèque française y est également associée. Elles couvrent une large période chronologique allant de 20 000 ans avant notre ère à 2012. Le catalogue se décline en quatre parties qui correspondent aux différentes salles de l'exposition : une première, "Mondes créés", concernent les ouvres représentant différents mythes de création ; une deuxième partie, "Visions enchantées du monde", souligne les cycles de la nature ; la troisième partie est dédiée à la présentation d'une ouvre contemporaine, liée à ces phénomènes naturels ; la quatrième sera consacrée aux figures du mythe, héros et monstres.

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