Fabrice Douar

  • Comme chaque année, un art vivant est invité à dialoguer avec les oeuvres exposées au sein de la Petite Galerie du musée du Louvre. Cet espace dédié à l'éducation artistique et culturelle est une véritable introduction aux collections du musée. Pour sa quatrième saison, le Louvre convie le neuvième art - la bande dessinée -, avec lequel il dispose déjà d'un riche passé à travers ses publications, ses expositions et ses rencontres d'artistes.

    « Archéologie et bande dessinée » : le sujet a donné lieu à de nombreuses manifestations en France et à l'étranger tant les univers de ces deux disciplines paraissent proches dans l'imaginaire populaire. Préparatifs et départs d'expéditions, émotion de la découverte et fascination pour les trésors émaillent les récits des artistes, des consuls et des savants à la recherche d'antiques civilisations, et forment la trame de bien des scénarios de bandes dessinées.

    « L'Archéologie en bulles » explore la thématique sous un angle inédit, puisqu'il s'agit de mettre en lumière ces deux disciplines au travers de leurs procédés communs, le travail du bédéiste faisant écho à celui de l'archéologue. Découvrir, classer, interpréter : ces trois moments de la recherche archéologique peuvent ainsi servir de fil conducteur à ce parcours original.

    Une large variété de planches, d'originaux de bandes dessinées d'auteurs de renom-Jul, Winsor McCay, Nicolas de Crécy, Enki Bilal, Harold R. Foster, Milo Manara, Emmanuel Guibert, Andreas, Lorenzo Mattotti, François Schuiten, John Buscema, Frank Miller, pour n'en citer que quelques-uns - dialoguent avec les oeuvres du Louvre et celles d'autres grands musées : dessins choisis dans des carnets, cahiers de fouilles, livres, gravures, peintures illustrant le goût des ruines en vogue au 18e siècle chez les artistes et au 19e siècle chez les amateurs qui constituent des collections, comme celle du marquis Campana, sans oublier la figure emblématique de Champollion, le fabuleux trésor de Boscoreale ou encore le site mythique de Suse.

    À l'origine de nombreuses vocations d'archéologues et source d'inspiration pour bien des créateurs, le Louvre tisse un lien entre inventeurs de trésors et inventeurs d'histoires, prouvant une fois encore qu'il est un acteur de son temps.

  • Dans l'histoire de l'architecture, Francesco Borromini (1599-1667) occupe une position très particulière.
    Il est l'un des protagonistes majeurs de l'architecture du Seicento, et notamment du baroque romain. On peut citer Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines (1638-1641), l'Oratoire de Saint-Philippe Neri (1637-1640) ou encore Sant'Ivo alla Sapienza (1642-1662) parmi ses constructions les plus célèbres. Artiste de la nouveauté, il déclarait ne pas être né pour être copiste tout en revendiquant une parenté avec Michel-Ange.
    Son oeuvre a fondamentalement changé le cours de l'architecture moderne. Les communications de Giovanni Careri, Paolo Portoghesi, Werner Oechslin, Jean Castex et Sir Howard Colvin, réunies dans ce volume, s'éloignent de l'habituelle historiographie ou des polémiques que le travail de l'architecte a toujours provoquées, pour étudier la diffusion de son art en Europe ainsi que son esprit complexe et bien souvent contradictoire.

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