Ce texte peu connu de l'auteur des Mémoires d'outre-tombe relate son premier séjour italien (1803-1804). Deux villes dominent cette relation de voyage, emprunte de poésie et d'émerveillement : Rome et Naples. Véritable quête romantique et culturelle pour le plaisir du pittoresque, le Voyage en Italie inaugure un nouveau genre littéraire que viendront enrichir plus tard Stendhal, Théophile Gautier, Hippolyte Taine et les frères Goncourt.
Ce «chef-d'oeuvre inachevé, inavouable et voué à la destruction », sur le refus d'un vieil écrivain aux avances d'une jeune fille, qui peut faire penser, par opposition, au Lolita de Nabokov, a la violence brûlante de la vérité.
Dans ce texte clandestin de Chateaubriand, la tension entre l'infini auquel tendent l'éros, et les limites de l'existence humaine, garde en vie l'essence spirituelle du moi, son acceptation du sacrifice et sa capacité à se dépasser dans le renoncement.