France Huser

  • 1917. Jeanne Hébuterne rencontre Modigliani. Elle a dix-neuf ans. Ses contemporains ont loué sa beauté, son allure de cygne, son visage de Vierge italienne primitive. Elle n'est pas seulement la " fille à lèvre d'orange " que Rimbaud a vue " à la lisière de la forêt ", tout entière échappée des Illuminations, elle est surtout la matière et le feu de la vie et de l'oeuvre d'Amedeo Modigliani. Le 24 janvier 1920, le peintre meurt. Deux jours plus tard, Jeanne se jette par la fenêtre. A travers le journal imaginaire de Jeanne, l'auteur recrée le quotidien passionnel des deux amants.

  • La triche

    France Huser

    « Tricher. Pour moi, ce ne fut pas une décision.
    Ce fut un destin. Déjà, à ma naissance, j'ai triché. Mes parents attendaient avec certitude un garçon. Ils n'avaient jamais imaginé qu'ils pourraient avoir une fille. Une fille ! Ma mère pleura. Il m'avait suffi de naître pour commettre une trahison. Loin de me repentir, je persévérai dans cette direction. »

  • La peau, seulement

    France Huser

    Elle est le parchemin sur lequel s'écrit notre vie.
    Baisers des amants, brûlure des orties ou du soleil, morsure du froid ou du temps, souvenirs d'enfance et d'amour, caresses du vent : la peau nous enveloppe autant qu'elle nous expose.
    Ce voile singulier est notre présence la plus évidente et la plus secrète.

  • Les lèvres nues

    France Huser

    La quête des images, pour être exquise, n'en est pas moins dangereuse. Enfant, Laura Alpiani s'ingéniait à guetter le bonheur sous le vernis des cartes postales. Il lui suffirait, pensait-elle, de soulever cette mince pellicule glacée qui les recouvre et elle entrerait enfin dans le rêve.Laura rencontre un homme, Gilles. Il sera son maître. Celui qui possède. Celui qui enseigne. Avec lui, les tricheries deviennent jeu, le vol plaisanterie. Avec lui, toujours asservie au jeu des images, elle se fera meurtrière, crime et acte d'amour se mêlant.Les lèvres nues, c'est le monde sans fard, qui se décolore sous les propos froids des témoins, qui s'aiguise sous les reflets des néons, que la nuit n'éteint jamais.La prison, un procès, un verdict bientôt. Qu'importe ! Si Laura a tué la caissière aux ongles rouges, au moins a-t-elle eu l'illusion, l'espace d'un instant, d'échapper à la solitude de l'amour même.«Un auteur qui sait écrire la sensualité en une impudeur si pure», soulignait la critique lors de la parution de la Chambre ouverte. Un don qui s'affirme une fois de plus dans un roman dont les suspenses révèlent un nouvel aspect du talent de l'auteur de la Maison du désir.

  • Le murmure des sables

    France Huser

    Une tempête de sable se lève. Un homme est assassiné C'est ainsi que commence, dans un village au bord du désert, cette histoire où les passions semblent obéit à la chaleur, au vent, au chant des dunes. Chaque personnage y poursuit sa quête : l'art rupestre venu de la nuit des temps, les statues d'ébène rapportées du Sud, chargées des mystères de l'Afrique. Les légendes et les recherches des préhistoriens s'affrontent et se rejoignent. Et Jeanne, qui ne rêve d'abord que d'échapper à cet univers qui l'oppresse, court la nuit, pieds nus dans le sable, pour rejoindre son amant.
    Mais l'homme dont la présence charnelle la bouleverse est, lui aussi, happé par les sortilèges du désert. Trouvera-t-elle enfin le chemin de sa liberté et de son espérance ?
    Dans cette communauté perdue, mêlant Européens et Sahariens, chacun dévoile son secret. Les désirs, les peurs et les vengeances s'attisent et vont parfois jusqu'au meurtre. Un euvoûtement gagne le lecteur, comme il emporte les protagonistes du roman au-delà d'eux-mêmes.

  • Elle s'appelle Ida, son mari est un richissime médecin londonien.

    Il s'appelle Fagin, il a longtemps vécu dans les bas-fonds de Londres.

    Leur destin se noue le 10 avril 1912. Ce jour-là, tous deux embarquent à Southampton sur le plus grand paquebot du monde. Symbole d'une ère nouvelle, il est la fierté de l'empire britannique. Le nom de ce joyauoe Titanic. Un véritable palace flottant réputé insubmersible.

    Installée dans une luxueuse suite de première classe, Ida goûte aux fastes de la vie à bord. Avant de découvrir l'amour fou. Fagin, engagé comme homme d'équipage, parcourt de son côté les coulisses du navire, depuis les soutes jusqu'à la passerelle de commandement.

    En pleine nuit, quatre jours après avoir appareillé, le " Léviathan des mers " heurte un iceberg. Les canots de sauvetage sont en nombre insuffisant à bord. Qui sera sauvéoe Qui seront les lâches et les hérosoe Un drame commence, dans la nuit de l'iceberg.

    France Huser est critique d'art au Nouvel Observateur. Elle a déjà publié plusieurs romans, parmi lesquels La Maison du désir et La Chambre ouverte aux éditions du Seuil.

    Bernard Géniès est rédacteur en chef adjoint au Nouvel Observateur, dont il dirige le service Arts et spectacles.

empty