Frank Pierobon

  • Le symptôme avatar

    Frank Pierobon

    • Vrin
    • 15 Mai 2012

    L'audiovisuel, sous ses diverses formes que sont la télévision, le cinéma, les jeux vidéos ou encore l'internet, exerce une influence de plus en plus importante dans notre société, en modifiant en profondeur nos modes de communication et d'archivage. Dans quelle mesure Avatar (James Cameron, 2009), film qui a battu tous les records, peut-il alors être considéré comme exemple symptomatique de ces changements qui affectent notre culture et nos relations humaines? Comment ce film, justement par le grand succès qu'il a eu, reflète-il notre société? C'est à partir d'une analyse de la critique de la postmodernité, de la mise en scène de la vision dans le film, de l'utilisation de nouvelles technologies comme le 3-D ou encore de l'intrigue que Frank Pierobon nous montre la valeur de symptôme du film Avatar.

  • L'oeil solaire ; l'allégorie platonicienne de la caverne

    Frank Pierobon

    • Metispresses
    • 20 Octobre 2015

    Pour les anciens Grecs, le regard est hélioeidès. Il émet un flux visuel de nature lumineuse qui se conjoint à la lumière solaire pour rendre visibles les choses éclairées. Il est aussi, loin de tout miroir, le moyen - grâce au regard d'autrui recroisé avec le sien propre - de s'attester mutuellement de son existence. En tenant pleinement compte de ces conclusions, avancées par des spécialistes de l'histoire de l'optique et de l'iconographie, Frank Pierobon propose une relecture philosophique de l'Allégorie platonicienne de la Caverne dont les conséquences, multiples, ouvrent à une compréhension renouvelée du plus fameux des mythes platoniciens.

    Ce gain interprétatif est mis à profit dans la seconde partie de L'oeil solaire, où sont réévalués philosophiquement le refus très marqué d'un Socrate par rapport à l'écriture et son articulation avec sa propre réincarnation scripturale, le dialogue, forme littéraire tout à fait nouvelle pour l'époque. Frank Pierobon met ainsi en lumière la double valence de l'écriture platonicienne, à la fois testimoniale - redonnant vie à Socrate pensant - et eidétique - réactivant le mouvement débordant de la pensée à partir de la figure du philosophe. Il propose ainsi une réflexion novatrice sur la pensée selon qu'elle naisse du dialogue et de la vie (où l'échange de regards joue un rôle essentiel) ou bien de l'écriture.

  • La Critique de la raison pure d'Emmanuel Kant est incontestablement l'un des ouvrages-clefs de la tradition philosophique.
    Paradoxalement, la fascination qu'elle a durablement exercée sur des générations de philosophes est à la mesure du mystère de sa construction dont on a maintes fois constaté la rigueur et l'omniprésence, mais dont on a peu examiné, jusqu'à présent, les conditions de possibilité.
    Pourtant Kant ne se lasse pas de souligner la prépondérance de la systématicité, qu'il appelle " architectonique ", dans la fonction critique de sa pensée.
    Cette architectonique est souvent assimilée à une quelconque architecture de façade et qui serait à la philosophie ce que devrait être un bon système de rangement pour une bibliothèque : rien de plus qu'une commodité instrumentale qui ne peut rien ajouter à la valeur littéraire des livres qui y sont rangés. A l'opposé de cette conception naïve et réductrice, il faut prendre conscience de ce que l'architectonique régit jusqu'au détail l'essentiel de la pensée kantienne et, loin de constituer un système de juxtaposition rhétorique, guide d'une main sûre la pensée, là où celle-ci devient aveugle.
    Il s'agit non seulement de la très célèbre illusion transcendantale, mais encore de ce qui ne se laisse pas représenter adéquatement : l'idée. Or le système architectonique de la raison pure dépend lui-même d'une idée et de ce fait reste principalement inexponible en une seule représentation conceptuelle.
    Cet ouvrage livre non seulement la structure architectonique complète sous-jacente à la Critique mais encore retrouve le schème kantien de l'architectonique qui permet de penser cette description en tant que complète, à travers le jeu d'éclipses dont la logique transcendantale fait son propos.
    Les lecteurs de Kant seront en particulier intéressés par la reconstitution génétique de la table des catégories en tant que système et par l'explication de cette apparence propre à la table des catégories et, par là, à l'entendement pur (c'est-à-dire la logique formelle), d'être sans fondement, sans racine, comme la connaissance absolue d'un entendement intuitif.
    Jetant ainsi de nouvelles lumières sur cet ouvrage méconnu à force d'être commenté, Kant et la fondation architectonique de la métaphysique en propose une lecture dont l'originalité tient à ce qu'elle prend la Critique de la raison pure au pied de la lettre et qu'ainsi elle en retrouve l'esprit authentique et en révèle la vertigineuse modernité.

  • Kant et les mathématiques ; la conception kantienne des mathématiques

    Frank Pierobon

    • Vrin
    • 1 Décembre 2003

    Le paradigme de la certitude mathématique est omniprésent dans l'oeuvre kantienne et pourtant on serait bien en peine d'y trouver de quoi constituer un ensemble véritablement systématique qui puisse faire office de «philosophie kantienne des mathématiques». La conception des mathématiques comme activité exploratoire, qui doit d'abord produire son objet pour ensuite travailler sur lui, n'en exerce pas moins une influence cruciale sur le projet kantien. Le paradoxe étant ici qu'il faille construire d'abord ce dont on va pouvoir ainsi tirer une connaissance, la conception que Kant se fait de la science mathématique est intimement articulée à l'architectonique de son oeuvre majeure, la Critique de la raison pure. Tenant compte de l'histoire des idées scientifiques, le présent ouvrage propose par ailleurs une réévaluation de certaines thèses de Hintikka sur la géométrie et de Parsons sur l'arithmétique.

  • Le métier du philosophe

    ,

    • Pu de louvain
    • 23 Novembre 2021

    Qu'est-ce qu'un « philosophe », au regard de l'histoire et singulièrement du XXIe siècle ? Frank Pierobon, en s'appuyant sur son propre parcours et aussi sur ses dix années d'engagement dans la riche aventure des Matins-Philo à Bruxelles, tente d'apporter une réponse située à la question. Loin des imageries populaires, il fait du philosophe un homme de métier et de savoir-être dont toute l'existence oscillerait entre la création de concepts et, en même temps, une quête incessante du désir de sens. Un texte court et fulgurant qui redit que nul n'est dispensé de philosopher.

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