Gaud Henri

  • L'ouvrage de Jean-François Leroux retrace chronologiquement l'aventure cistercienne qui s'est déroulée aussi bien en France (Fontfroide, Fontenay, Senanque, Pontigny, Royaumont) qu'en Allemagne (Bebenausen, Maulbronn), en République Tchèque (Osek, Sedlec, Tisnov, Zdar) ou au Portugal (Alcobaca, Portalegre), etc.
    Ce texte savant est illustré par les somptueuses photographies d'Henri Gaud qui a consacré plus de cinq années à parcourir l'Europe pour immortaliser les sites prestigieux consacrés à l'art cistercien. Il a su capter la rigueur poétique de ces lieux, leur austérité séduisante ; il rend magnifiquement compte des lignes harmonieuses et majestueuses des principales abbayes cisterciennes européennes.

  • « Images et lumière » poursuit l'objectif du Centre international du Vitrail, depuis sa création, qui est de rendre compte des mouvements artistiques actuels dans le monde du vitrail, et ainsi de permettre à de larges publics d'en prendre connaissance. Tels des préludes à des visites plus approfondies dans les sites eux-mêmes, les publications du Centre dressent une carte de France et aussi d'Europe tout à fait incitatives : que de trésors ainsi installés dans des édifices anciens ou contemporains, qui brillent comme des phares, dont notre société a besoin pour s'orienter et trouver les chemins qui ouvrent sur des lendemains aussi lumineux que possibles.
    La création des artistes est aujourd'hui plurielle, inédite, originale, imprévisible pour l'essentiel, toujours surprenante. Il est pourtant un constat, qui s'impose, à savoir la cohabitation paisible des voies figuratives et non-figuratives, que montre avec éclat et simplicité la collection des oeuvres choisies pour cet ouvrage.
    Dans les deux cas l'artiste doit transformer des évidences en visions pour nous conduire dans ce monde de la beauté pure. Profitons de tous ces exemples pour laisser le dialogue entre les deux grandes voies de l'art nous surprendre et nous guider vers une compréhension de l'oeuvre d'art, qui dépasse les clivages et les écoles. Tels les deux versants d'une montagne, elles nous conduisent au coeur d'un monde d'élévation, où finalement les catégories mondaines n'ont plus leur pertinence, puisqu'il s'agit de voir face à face un peu de la lumière de l'au-delà des formes.

    Jean-Paul Deremble Président du conseil scientifique du Centre international du Vitrail .

  • Il y a neuf siècles, alors que les bénédictins de l'ordre de cluny glorifiaient dieu dans la splendeur des offices et la magnificence des églises, un moine inconnu, robert de molesme, proposa de revenir à la stricte observance de la règle de benoît de nurcie : prier loin du monde et vivre du travail de ses mains.
    Ainsi, le " nouveau monastère " de cîteaux allait devenir un modèle pour une cohorte de " cisterciens ", moines de choeur et frères convers, implantés dans quelque sept cent cinquante abbayes à travers l'europe, sans compter les monastères de moniales qui s'y rattachèrent.
    Sous l'impulsion de bernard de clairvaux, le plus célèbre des " moines blancs ", le nouvel ordre devint rapidement la conscience de la chrétienté, contrôlant le pouvoir politique et mobilisant la féodalité pour la plus grande gloire de dieu.
    L'architecture dépouillée des abbayes cisterciennes imposait une nouvelle esthétique à l'art roman, que les maîtres d'oeuvre de l'ordre portèrent à son apogée, et à l'art gothique naissant, qu'ils contribuèrent à développer dans toute l'europe. les domaines agricoles et industriels des cisterciens participèrent également, et avec grande efficacité, à la révolution technique des xiie et xiiie siècles.

    Cette histoire et sa traduction architecturale constituent le thème du livre de jean-françois leroux et henri gaud. mais leur approche de l'univers cistercien ne se limite pas, ainsi qu'on le présente trop souvent, à la seule période médiévale. l'ordre de cîteaux est riche d'une histoire continue jusqu'à nos jours, au coeur de l'évolution de l'eglise romaine et de la politique des états européens. les " moines blancs " s'y révèlent des constructeurs exemplaires, s'appropriant les styles de leur temps, particulièrement à l'époque baroque qui leur inspira des chefs-d'oeuvre trop méconnus et que présente cet ouvrage.

    Aujourd'hui encore, les vestiges préservés ou ruinés des abbayes cisterciennes attirent la foule des visiteurs. ce livre propose de donner une signification au patrimoine cistercien que notre époque a reçu en héritage.

  • Entre terre et mer, le site de Beauport s'annonce d'emblée comme le lieu de confluence de ces deux univers.
    Là viennent se rencontrer, pour y vivre en symbiose, des milieux à la diversité surprenante pour un territoire aussi peu étendu. En baie de Paimpol, ce havre préservé abrite depuis sa fondation dans les premières années du XIIIe siècle, une abbaye qui n'a pas sa pareille sur le rivage de la Bretagne du Nord. Ici, domaine et bâti font corps avec ce littoral du Goëlo inscrit entre la baie de Saint-Brieuc et l'île de Bréhat.
    Ils y racontent une histoire commencée en 1202 par une communauté de chanoines prémontrés et perpétuée aujourd'hui par le Conservatoire du littoral qui en a désormais la charge.

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