Gilles Favier

  • Belfast

    Gilles Favier

    «1981 : Je suis abonné à Reporter-Objectif un magazine photo mensuel. On y explique comment devenir correspondant de guerre au milieu d'un tas de conseils pratiques forts utiles tels que : choisir le bon sac, le bon appareil, les bonnes chaussures... Le conflit le plus abordable selon eux, le moins cher pour les apprentis photographes comme moi, est l'Irlande du Nord. Il faut prendre le bus à la Madeleine le soir vers 22h puis un bateau à Calais en pleine nuit, un train pour Londres où l'on change de gare pour un autre train direction Stranraër au nord de Liverpool, et enfin le ferry pour Larne avant un dernier bus pour Belfast.» Ainsi début l'histoire ténue entre un photographe et un peuple, qui au fil des années va expérimenter la sclérose du conflit nord-Irlandais qui a débuté à la fin des années 1960. Quarante ans de photographies tissent ici la trame de fond de l'histoire que nous conte le photographe, démarrant à la mort de Bobby Sands, et s'achevant à la veille du Brexit.

  • A l'automne 1994, Gilles Favier photographie en électron libre autour du tournage de La Haine.
    Sollicité quelques semaines avant par Mathieu Kassovitz, il était venu documenter le cadre du film. Le scénario, le contexte, les habitants de la Cité recrutés comme figurants, sont autant de signes qui lui font pressentir que quelque chose d'important est sur le point de se passer.
    Vingt-cinq ans plus tard, à la demande de Mathieu Kassovitz, Gilles Favier exhume ses 220 rouleaux de films photographiques. Vincent Perrottet s'en saisit pour composer le livre-anniversaire d'un film qui ne fait pas son ¼ de siècle et résonne chaque jour avec l'actualité.
    Le scénario annoté vient compléter cet ouvrage.

  • Au début des années 1990, le ministère de la Culture souhaite dresser un état des lieux de la France et missionne des photographes pour sillonner le pays. À Gilles Favier échoit Marseille, et sa banlieue « sensible ».
    Il se fixe à La Renaude, enclave du nord de la ville divisée en deux où résident les familles arabes et la communauté gitane. Il y restera un an et demi, réalisant au format 6x6 une série de portraits en noir et blanc d'une grande qualité. Pour interroger ce corpus d'images plus de deux décennies après leur réalisation, l'écriture de Philippe Pujol, lauréat du Prix Albert Londres en 2014, s'est imposée. S'appuyant sur le témoignage de personnes photographiées qu'il a retrouvées, il questionne les enjeux de ce quartier dans la grande tradition du journalisme littéraire.

  • Depuis toujours, des travailleurs venus d'ailleurs se sont installés, au gré des nécessités économiques, dans les régions de France.
    Leur histoire fait partie de la mémoire collective. Ce livre réunit les portraits d'ouvriers immigrés de la région Midi-Pyrénées, sur trois générations, photographiés par les deux photographes spécialisés dans le documentaire que sont Gilles Favier et Sara Jabbar-Allen. De brefs récits de vie accompagnent les images. Un DVD rassemble des portraits radiophoniques.

  • Le centenaire de l'assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 2014, sera célébré comme il se doit par l'institution. Mais quel est l'héritage de celui qui a participé à la création d'une conscience ouvrière et a défendu toute sa vie la cause des travailleurs? C'est une phrase, gravée sur une stèle à l'e¤ gie de Jaurès à Saint-Étienne, qui a d'abord retenu l'attention du photographe Gilles Favier :
    « Il n'y aurait rien de plus noble qu'une société où le travail serait souverain ». Ces mots résonnent aujourd'hui étrangement alors que les usines ferment les unes après les autres.
    Gilles Favier et Florence Aubenas plongent au coeur d'une réalité sociale trop peu montrée pour réfl échir, à travers la ville de Saint-Étienne, à ce qui reste aujourd'hui des luttes et des aspirations du monde ouvrier.

  • Après Antoine d'Agata, Anders Petersen et Alberto Garcia- Alix, cette année, ce sont quatre photographes de l'Agence VU' qui sont venu à l'invitation du Festival de Valparaiso, poser leur regard sur la ville, couleur ou noir et blanc, quatre regards différents portés sur Valparaiso, cette ville portuaire magique, ou chacun avec son bagage et sa photographie nous offre sa propre perception. Ce livret Valparaiso est composé de quatre cahiers de trente deux pages qui sont rassemblés dans une chemise quatre volets.

empty