Guillaume Cassegrain

  • Un guide qui permet de comprendre ce grand peintre hollandais, à travers sa vie, son temps et la présentation méthodique des grands aspects de son oeuvre.

  • L'ouvrage entend prendre Michel-Ange et son oeuvre au «  mot  ». Nourri par les sources littéraires contemporaines, le texte propose une lecture monographique et une analyse biographique qui éclairent l'oeuvre de Michel-Ange comme sa personnalité artistique. Notes, poèmes et correspondances autographes de l'artiste, associés aux nombreux témoignages laissés par ses proches mais aussi par les théoriciens de l'art, composent ainsi un portrait physique, moral et esthétique de cet «  ange, plus divin qu'humain  ».  Le texte alterne entre un aperçu général du travail de Michel Ange (l'histoire) et des détails sur des particularités de sa personnalité ou de son esthétique (la théorie). Chapitre après chapitre, les thèmes qui composent ces différentes entrées mettent en avant des questions proprement artistiques (l'iconographie utilisée, les conceptions esthétiques, la formation de Michel Ange...) et des problèmes plus spécifiquement biographiques (personnalité, tempérament, anecdotes sur Michel Ange).Le parti pris dans la sélection des sources littéraires utilisées est de ne retenir que ce que les contemporains de Michel Ange ont écrit sur lui. Précédé d'une étude de l'auteur sur le thème abordé dans chaque chapitre, ce corpus est constitué d'«  archives  » pour la plupart, inédites ou épuisées. Elles regroupent aussi bien des passages de traités esthétiques du xvie  siècle (Condivi, Vasari, Danti, Varchi) que des lettres ou des poèmes de l'artiste. 

  • Il aura fallu attendre l'expressionisme abstrait des peintres américains pour revoir apparaître la coulure dans les images. Cy Twombly, Brice Marden, Morris Louis, en libérant le geste pictural des entraves dictées par les règles du passé, ont donné libre cours, sous des formes à chaque fois diverses et singulières, aux écoulements de peinture. Jackson Pollock en a même fait un motif spécifique avec lequel son style a par la suite été décrit. Le fameux dripping avec lequel il procède à l'invention de ses compositions n'est rien d'autre que ces « écoulements » de peinture industrielle sur la toile disposée à même le sol.
    Mais auparavant, dans la peinture classique, la coulure, bien que plus discrète, a également joué un rôle de tout premier ordre. Certains peintres de renom (Michel-Ange, Tintoret, Lucas Cranach, Caravage) ont su tirer parti de la force dynamique et expressive de ces coulures de peinture dans quelques-unes de leurs toiles afin de révéler le caractère unique de leur invention et de rappeler la nature liquide du médium qu'ils travaillent. Les coulures permettent de dire la rapidité d'exécution incomparable de ces artistes et leur ingenium inimitable. En même temps cette dimension physique de l'épanchement de la matière picturale est ainsi radicalisée dans des thèmes iconographiques qui l'incarnent par excellence comme les larmes ou le sang des blessures du Christ, des saints et martyrs.
    Ce livre entend redonner une visibilité à ces coulures qui apparaissent, avec plus ou moins de force, résultat d'une volonté déclarée de l'artiste ou simple accident survenu lors de la réalisation de l'oeuvre, et qui dévoilent ce qu'il en est d'une « poétique » de l'art. La coulure en laissant toujours visible dans l'image finie la liquidité originaire de la peinture, en demeurant le témoin des gestes qui ont donné naissance à ces compositions, invite à une archéologie de la peinture où nos a priori critiques sont sans cesse inquiétés par la rencontre avec cette matière vivante et mobile.
    Le livre se compose de fragments, parfois reliés les uns aux autres de manière continue, parfois éloignés les uns des autres, afin de suivre le plus précisément possible le cheminement incontrôlable de ces écoulements de peinture qui confrontent sans cesse notre volonté de savoir à sa propre source d'inquiétude.

  • Le 11 juin 1985, un mardi, Denis Roche prend une photographie où, ayant accroché son appareil à la branche d'un arbre et enclenché le retardateur, il se met en scène entrant dans l'image et marchant vers le porche muré d'une église de Cologne sur lequel un squelette graffité semble l'attendre. Cette composition, qui épouse la forme d'un récit, notamment par la description que donne Denis Roche de cette prise de vue, tout en proposant une réflexion métaphysique poignante, donne naissance à une "poétique" singulière où le texte et l'image sont considérés à parts égales, déployant depuis cette "visée" une perspective où se rejoignent la mémoire et la mort, l'instant et le souvenir, la présence et l'absence, le sujet et l'objet.
    /> Un livre qui donne envie de (re)lire Denis Roche !

  • A l'occasion du 500e anniversaire de la naissance du Tintoret (1519-1594), le Musée du Luxembourg célèbre l'un des plus fascinants peintres de la Renaissance vénitienne et met à l'honneur ses « oeuvres de jeunesse ».
    La plus ancienne que l'on conserve de sa main, L'Adoration des mages, est réalisée alors qu'il n'a pas vingt ans. Les commandes importantes du début des années 1550 contribuent à le propulser sur le devant de la scène : Le Péché originel pour une confrérie ou La Princesse, saint Georges et saint Louis pour le siège d'une administration vénitienne, près du Rialto.
    C'est une période déterminante pour comprendre comment ce jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne mais ouvert aux multiples nouveautés venues du reste de l'Italie, est décidé à renouveler la peinture dans une Venise cosmopolite.
    Peinture religieuse ou profane, décor de plafond ou petit tableau rapidement exécuté, portrait de personnalité en vue ou d'ami proche, dessin ou esquisse... les oeuvres rendent compte de la diversité du travail de Tintoret et de sa volonté de frapper l'oeil et l'esprit par son audace.

  • Tintoret

    Guillaume Cassegrain

    • Hazan
    • 10 Novembre 2010

    Tintoret (1518-1594) est l'un des rares peintres de la Renaissance vénitienne à être véritablement originaire de la Cité des Doges. Titien, son grand rival, vient de la terraferma (Cadore) tout comme l'autre grand peintre de l'époque, Véronèse, né à Vérone. L'ambition de cet ouvrage est de retrouver Tintoret en confrontant l'examen de son oeuvre au « mythe » forgé par la littérature d'histoire de l'art autour de l'art et de la personnalité de Jacopo Robusti. Contrairement aux autres grands peintres vénitiens contemporains (Titien, Véronèse, principalement), Tintoret semble offrir au regard critique des facettes multiples, souvent contradictoires, qui rendent complexe. une saisie monographique de son oeuvre Il a été, ainsi, tour à tour, perçu par certains spécialistes comme un peintre révolutionnaire et matérialiste alors que d'autres voyaient en lui un artiste idéaliste et spiritualiste. Tintoret lui-même, avec la célèbre formule inscrite sur le mur de son atelier (« Le dessin de Michel-Ange, la couleur de Titien ») a tracé ce portrait d'un artiste « double », cherchant par une ambition folle à concilier l'inconciliable. Envisager les « doubles » qui traversent l'oeuvre du peintre permet de porter un regard nouveau sur une oeuvre profondément originale et déroutante. Le thème du peintre visionnaire (en avance sur son temps) débouche dans les textes, inévitablement, sur un Tintoret peintre de « visions ». C'est ce peintre de « visions », pensé à partir de cette réception critique, qui constitue l'apport original de la seconde partie de cette étude monographique. L'auteur aborde ainsi la question de l'inspiration dans le processus créatif de Tintoret, en replaçant cette idée dans son contexte local (opposition des lettrés proches de Titien qui défendent l'application, l'étude attentive, et des jeunes poligrafi du cercle de Tintoret qui prônent une nouvelle esthétique fondée sur l'improvisation, l'inspiration soudaine, le furor et la rapidité d'exécution qui l'accompagne). À propos des grandes décorations de la Scuola Grande di San Rocco, l'auteur propose ensuite sa « théorie de l'espace » du Tintoret. Cet espace dynamique et dramatique, souvent pensé pour fonctionner dans un lieu précis, avec des conditions de visibilité particulières (les toiles latérales des chapelles par exemple), permet de poser un regard nouveau sur la storia, son exposition et sa logique. Par des raccourcis importants, Tintoret produit un espace original, « précipité », qui perturbe souvent la narration elle-même. Au total, cette approche monographique renouvelle notre manière de considérer Tintoret dans son temps et dans l'histoire.

  • Cet ouvrage est consacré à un thème central de l'histoire de l'art occidental : la vision (visions béatiques et apparitions miraculeuses). L'auteur, qui s'attache principalement à la peinture italienne du XVIe siècle, vient combler une importante lacune, d'autant que l'originalité de son approche permet de renouveler notre perception de l'art de peindre à la Renaissance. En analysant les artifices picturaux et les solutions figuratives mis au point par les artistes pour représenter la vision miraculeuse et en les mettant en relation avec les enjeux théologiques, philosophiques, politiques et, plus généralement, culturels de la Renaissance, l'auteur offre au lecteur l'occasion de saisir toute la force spirituelle et réflexive de cette peinture.

  • Au Roland Barthes critique, celui des analyses littéraires des Essais critiques, du Sur Racine ou des constructions théoriques nourries par la linguistique et le structuralisme comme le Degré zéro de l'écriture, S/Z, le Système de la mode ; au Roland Barthes écrivain, sachant mêler, avec une originalité inimitable, fiction et réflexions analytiques dans le Roland Barthes par Roland Barthes ou les Fragments d'un discours amoureux, il faudrait ajouter un Roland Barthes, moins connu et moins analysé, celui de l' « amateur » d'art.
    Il n'aura pas fallu attendre son dernier livre, La Chambre claire, pour savoir que Roland Barthes aimait les oeuvres d'art visuel et qu'il pratiquait lui-même, avec grand plaisir et sérieux, la peinture. Dès ses premiers textes rassemblés dans les Essais critiques, il associe à des études sur Tacite, Chateaubriand, Baudelaire ou Robbe-Grillet, un essai sur Pieter Saenredam avec lequel il ouvre un recueil pourtant consacré à la littérature. Tout au long de son oeuvre, que cela soit sous la forme de préface de catalogues consacrés à des artistes contemporains (Bernard Réquichot, Daniel Boudinet, Cy Twombly), d'articles sur des artistes classiques (Arcimboldo, Artemisia Gentileschi) ou de réflexions plus générales sur l'art (le kitsch, le cinéma, l'abstraction, la musique), Roland Barthes a accordé une attention toute particulière aux images. Elles étaient, à ses yeux, bien plus qu'un passe-temps, un délassement intellectuel qui l'éloignait de son véritable travail critique. L'image, et l'imaginaire qui lui est lié, possède une vertu que le texte ne semble pas pouvoir revendiquer : mêler le langage expressif au discours critique, faire émerger la « substance sous le concept » et pousser la question de la signification jusqu'à sa limite la plus extrême.
    Sans s'embarrasser des règles méthodiques dictées par l'histoire de l'art, en se voulant « sauvage et sans culture » devant ces oeuvres d'art qui venaient à lui comme par « inadvertance », qui l'incitaient à l' « aventure », Roland Barthes a élaboré une « esthétique » qui demeure une des plus singulières et utiles contributions à l'étude des images. Le « troisième sens » et son corrélat, la « signifiance » (cet « au-delà » du sens), l' « imaginaire de l'image » ou bien encore le célèbre couple Punctum/ Studium avec lequel il précise la dimension subjective de tout commerce avec les oeuvres sont autant de propositions méthodiques que l'auteur reconsidère attentivement afin de tirer toute la force heuristique de cette « leçon de l'image » à laquelle nous convie Roland Barthes.

  • A travers les cinq triptyques les plus célèbres du peintre flamand Jérôme Bosch, découvrez la puissance imaginative inépuisable de cet artiste du XVe siècle, certainement l'un des plus énigmatiques de l'histoire de l'art et qui intrigue encore aujourd'hui les historiens d'art. Ce livre-objet au format exceptionnel est composé de : 5 panneaux à ouvrir sur votre table pour pénétrer au coeur de l'oeuvre foisonnante de Bosch et s'imprégner de sa monumentalité en un seul regard ; un livre qui relate l'histoire de chaque triptyque, décrit chaque panneau et invite à découvrir thématique par thématique les détails et symboles qui font la richesse de chacune des oeuvres.

  • Discover the limitless imagination of the famous 15th century Dutch painter Hieronymus Bosch, who remains to this day, one of the most mysterious figures of Art History. The book itself opens like a triptych with 5 panel to open to reveal Bosch's bewitching work, allowing the reade to be captivated by the monumental dimension of his art. Inside the book, the story of each triptych is told : an in-depth description of each panel invites the reader to discover the details and symbols which enrich every painting.

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