Helena Noguerra

  • Cléophée, vingt-huit ans, est une jeune femme insaisissable et désabusée. Pour fuir la routine et remettre un peu d'imprévu dans son existence, elle décide de quitter son petit ami et se lance un défi : le prochain homme qu'elle rencontrera sera l'amour de sa vie. Elle croise alors la route du mystérieux Ferdinand... Cédera-t-il à son charme vénéneux et à sa crinière rousse? Iront-ils au bout de leur folie? Jusqu'où les emmènera ce duel au soleil?

  • Non, c'est non : Manon ne veut pas être une princesse ! Plus tard, elle s'imagine plutôt peindre mille couleurs dans le ciel comme Sonia Delaunay, rouler aussi vite que Jeannie Longo, dessiner des habits comme Coco Chanel ou écrire des livres comme Marguerite Duras... Cette bande dessinée aux illustrations délicatement rétro met en scène une héroïne qui a du caractère et une imagination débordante pour évoquer différents métiers à travers d'emblématiques figures féminines.

  • Piotr avait un don merveilleux. Lorsqu'il sautait dans une flaque d'eau, il se trouvait projeté dans l'image que reflétait cette flaque... Une image en couleurs, comme le rouge de ce pays où les conducteurs attendent pendant des années que le feu passe au vert. L'orange de ces quatre oranges, à la poursuite acharnée d'un canard pour se faire cuisiner. Le jaune d'un oeuf, qui aimerait rencontrer le blanc et, surtout, la dame Indigo, qui l'aidera à rentrer chez lui.

  • Une femme s'abat sur un lit.
    Sur le mur d'en face, une autre femme la guette : Suzan, son double, qui la traque dans tous les miroirs. La tuer ? Sous la douche, Suzan pleure, jusqu'à l'ivresse. Tremblante, elle se glisse dans la ville, retrouve l'amant, ses mots d'amour brûlants, leur corps à corps acharné. Le bourreau qu'elle aime et qu'elle ne quitte pas pour l'amant. Les Luciphoriens, étranges créatures qui la persécutent avec leurs sexes inquisiteurs...
    À travers la géographie excitante d'un corps dévasté par le manque d'amour, Helena Noguerra met à nu une femme à l'identité incertaine, livrée au désordre fou de ses pulsions. Hallucinations, dédoublements, écoeurements et extases sont les accords majeurs de cette introspection sauvage qui pulvérise tous les tabous et fascine par une écriture crue et innocente.

  • «Mon ventre. Justement. Je le caresse pour toucher la génitrice. Et je ris de cette cachette ingénieuse, de ces flics qui ne trouvent pas. Ne retrouvent pas son corps. À travers ma peau, je le caresse. Je lui dis les mots consolateurs : "Enfermées et coupées du monde à jamais. Du monde seulement. Toi et moi. Nous voilà enfin seules. Deux.» Une jeune femme au corps de diva débarque dans un hôpital psychiatrique. Son crime ? Avoir tué et dégusté sa mère, par amour, paraît-il. Et s'être débarrassée de son frère aîné, Théophile... Devant l'incrédulité du corps médical, India-Léda se livre à d'incongrus numéros de séduction, persiste et signe. Elle-même, à savoir Dieue en personne, est bien l'auteur de ces actes d'amour. Avec une volupté suspecte, la criminelle accepte de déflorer le mystère de ces meurtres très intimes...
    Sorte de thriller d'une féminité souverainement détraquée, Et je me suis mise à table nous entraîne dans un odyssée intérieure loufoque et pleine de suspense. Mêlant fantaisie et émotion pure, Helena Noguerra brosse avec des mots singuliers le portrait délicieusement troublant d'une héroïne criminelle aux pulsions tentantes, poétiques, toutes-puissantes.

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