Jacques Bres

  • L'imparfait dit narratif

    Jacques Bres

    • Cnrs
    • 3 Février 2005

    Qu'est-ce qui fait que Maupassant peut écrire : « Huit jours plus tard elle mourait d'une fluxion de poitrine » (Les Bijoux), plutôt que, ce qui serait plus attendu : « Huit jours plus tard elle mourut d'une fluxion de poitrine » oe

    Depuis le début du XXe siècle, ce type d'emploi de l'imparfait a retenu l'attention des linguistes et de tous ceux qui s'intéressent aux énigmes du langage : comment expliquer qu'on puisse user d'un imparfait, dit narratif, en lieu et place d'un passé simple ou d'un passé composé ? Et pour quelles raisons, pour quels profits ? Comment se fait-il que l'imparfait, qui normalement représente l'action dans son cours, semble ici la signifier globalement ? Est-il ce caméléon à même de prendre en contexte des valeurs non seulement différentes, mais contradictoires oe

    Autant de questions auxquelles l'ouvrage répond, en discutant les différentes explications en présence et en proposant une hypothèse originale : l'effet de sens narratif n'est pas imputable au seul imparfait ; il est le produit de l'interaction tendanciellement discordante entre la demande du contexte, et l'offre aspectuelle de l'imparfait qui ne la satisfait pas.
    L'analyse de nombreuses occurrences attestées, écrites et orales, littéraires, journalistiques et conversationnelles, permet de brosser un portrait détaillé de l'emploi narratif de l'imparfait, de ses façons textuelles de se comporter, de ses origines comme de ses fréquentations syntaxiques.

    Par-delà, c'est à une esquisse de l'analyse du fonctionnement des temps verbaux en contexte que cet ouvrage introduit, non sans humour et dans le plaisir renouvelé d'expliciter certains aspects de la production du sens en discours.

  • Dialogisme : langue, discours

    Jacques Bres

    • Peter lang ag
    • 1 Novembre 1988

    Comment le discours d'autrui pénètre-t-il mon propre discours ? Comment se marque cette altérité ? Quels outils la langue fournit-elle par lesquels se signifie la pluralité énonciative ? Cet ouvrage apporte des réponses à ces questions en faisant travailler une notion héritée du philosophe du langage russe Mikhaïl Bakhtine (1895-1975) : le dialogisme, que l'on définira comme l'orientation, constitutive de sa production comme de son interprétation, de tout discours vers d'autres discours. Cette orientation dialogique se manifeste sous forme d'échos, de résonances, d'harmoniques, qui font signe vers d'autres discours ; sous forme de voix introduisant de l'autre dans l'un, que l'on étudie à partir des marques linguistiques qu'elles laissent en surface. Les analyses retenues dans ce travail collectif font travailler la notion de dialogisme à l'articulation de la langue et du discours, à partir de l'hypothèse suivante : si la production du discours est constitutivement orientée vers d'autres discours, alors cette dynamique doit affecter certains outils de la langue elle-même. Ainsi se voient questionnés différents lieux de la grammaire de la langue et du texte : la dislocation, la locution adverbiale un peu, le connecteur non que, l'interrogation en est-ce que, le déterminant démonstratif, les temps verbaux de l'indicatif, la structuration du texte en paragraphes, le titre de presse.

  • Les temps de l'indicatif en français

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    • Ophrys
    • 18 Août 2006

    Invitation au voyage aspectuo-temporel, ce livre propose au linguiste, à l'étudiant, à l'enseignant et au lecteur curieux, de rencontrer une famille de fortes personnalités : les temps de l'indicatif.
    Difficile de leur tenir tête : chacun d'entre eux, du passé, du présent ou du futur, est unique dans son sémantisme. Face à la dure loi de l'offre et de la demande cotextuelle, tous tiennent à leur intégrité sémantique, et entendent jouer jusqu'au bout, en langue comme en discours, leur rôle dans le système verbal du français. Comme toute famille, les temps de l'indicatif ont leur histoire, et leurs histoires.
    Le passé antérieur est vieillissant, l'imparfait semble souvent être autre chose que ce qu'il est, le présent n'est peut-être pas qui l'on croyait, le futur simple est confronté à un trublion, le présent prospectif, qui ne manque pas d'appétit, et des temps surcomposés vivent aux marges du système... Le présent ouvrage offre une synthèse à la fois documentée et facile d'accès sur un des points les plus spécifiques de la langue française : le système complexe et dynamique des temps de l'indicatif.
    Il décrit le fonctionnement de chacun d'eux, de la langue au discours, dans ses emplois les plus typiques comme dans ses usages les plus spécifiques, en s'appuyant sur de nombreux exemples empruntés aux différents genres du français, tant oral qu'écrit, avec le souci constant d'analyser précisément et finement le rôle joué par le temps verbal dans la production des différentes effets de sens en discours.

  • Petite grammaire alphabétique du dialogisme

    Bres Jacques Nowakow

    • Classiques garnier
    • 28 Février 2019

    Cet ouvrage analyse, dans le détail linguistique de son fonctionnement, le dialogisme défini comme orientation de tout discours vers d'autres discours, se manifestant sous forme de dialogue interne avec ceux-ci. Il répond au besoin d'un ouvrage de référence en la matière.

  • Petite grammaire alphabétique du dialogisme

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    • Classiques garnier
    • 14 Mars 2019

    Cet ouvrage analyse, dans le détail linguistique de son fonctionnement, le dialogisme défini comme orientation de tout discours vers d'autres discours, se manifestant sous forme de dialogue interne avec ceux-ci. Il répond au besoin d'un ouvrage de référence en la matière.

  • Les noms de montpellier

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    • Pub de l'universite de montpellier
    • 24 Août 2001
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