Jacques-Philippe Leyens

  • Bien que notre société ait fortement évolué au cours des dernières décennies, le racisme reste aujourd'hui une thématique très actuelle. Sommes-nous, au final, tous racistes ? Selon cet ouvrage, la réponse est oui. Même s'il existe des degrés de racisme différents, il est essentiel de s'en rendre compte afin de pouvoir réellement combattre les discriminations raciales.
    À l'aide de différentes données scientifiques et de sa propre expérience, l'auteur vous montre ici quels sont les mécanismes fondamentaux du racisme et vous invite à une remise en question.

  • Qui, à l'occasion d'un échange de vues, n'a jamais conclu que telle personne était timide, prétentieuse ou encore intelligente, extravertie ou épanouie ? Quel est l'enseignant qui, après quelques leçons, n'a jamais pensé que tel élève était travailleur et tel autre paresseux ? Comment nous forgeons-nous nos impressions sur autrui ? A quel point le physique, la classe sociale, la couleur de peau ou encore la réputation nous influencent-ils ? Quel est le rôle des stéréotypes dans ce processus ? En bref, "sommes-nous tous des psychologues", et sommes-nous tous de bons psychologues ?

  • En 2000, à l'occasion d'une étude, Jacques-Philippe Leyens mettait au jour un phénomène jusque-là inédit : d'une façon générale, chaque groupe humain a tendance à surestimer son « humanité » par rapport au reste du monde.
     Cette découverte signait la naissance du concept d'infra-humanisation, apelée aussi « soushumanisation » par les anglo-saxons. Un concept loin d'être anodin, car à partir du moment où l'on considère que l'on est plus humain que les autres, on peut justifier un certain nombre d'attitudes ou d'actes malveillants, qui se placent sur une échelle variant du banal mépris au génocide.
     Théoricien majeur de l'infra-humanisation, Jacques-Philippe Leyens expose à travers ce livre quinze années de recherches pendant lesquelles il a pu affiner ce concept et réfléchir à ses implications en psychologie sociale.

  • La psychologie sociale s'intéresse à autrui d'un triple point de sa connaissance, les influences réciproques entre soi et autrui, et les interactions sociales.
    Pour chacun de ces points de vu le présent ouvrage fait le point sur les faits expérimentaux les mieux établis à ce jour. La première partie du livre traite de sociabilité, de formation d'impressions, de jugements sociaux et d'inférences causales à propos du comportement d'autrui. La deuxième partie envisage notamment les attitudes et leur changement, l'impact des normes et des rôles, le conformisme et l'innovation.
    La troisième partie est consacrée à l'attraction et à l'altruisme, à l'agression et aux relations entre groupes. Chaque chapitre est émaillé d'exemples concrets, de faits divers, pour montrer la pertinence des recherches en psychologie sociale par rapport aux événements, grands et petits, auxquels tout le monde est journellement confronté. Le contenu du livre n'a plus grand chose à voir avec l'édition de 1979.
    Il s'adresse à des étudiants de premier et second cycle en sciences humaines, avec l'espoir d'intéresser également les professionnels qui travaillent sur le terrain.

  • Que peuvent nous dire trois psychologues sociaux belges sur l'identité de la France ?
    « Romanciers, journalistes, philosophes, sociologues, historiens, géographes, essayistes se sont déjà préoccupés de l'identité nationale française. Paradoxalement, les psychologues, et notamment les psychologues sociaux, sont restés cois. L'«identité» est pourtant un des concepts le plus fréquemment utilisés dans notre spécialité, qui étudie les relations entre groupes. » Or ce sentiment d'appartenance à une nation peut être vécu de différentes façons. Depuis 2007, l'expression « identité nationale » a repris toute sa vigueur dans les débats publics et les passions françaises, jusqu'à s'endurcir et devenir chez certains intellectuels, publicistes et politiques français, un hymne à l'identité nationaliste.
    Ce livre a pour objectif de montrer la différence entre l'identité nationale et l'identité nationaliste, comment cette dernière mène au racisme et à un cercle vicieux de tensions sociales. Il explore les pistes qui permettraient d'en sortir, pour un mieux-vivre ensemble.

  • Un stigmate, au sens originel, c'est une marque corporelle, gravée selon une pratique très ancienne au couteau ou au fer rouge. Le stigmate identifiait son porteur - criminel, félon - et était à la fois le témoin et le moyen de sa mise au ban. Dans nos sociétés modernes, des stéréotypes, une perception péjorative de la différence, une «  mauvaise réputation » sont trop souvent encore accolés à de nombreuses catégories de personnes - étrangers, obèses, SDF, handicapés, gens du voyage, etc. - et fonctionnent comme autant de stigmates et contribuant à leur exclusion.Le fait est connu. Ce qui l'est moins, et qu'il est pourtant essentiel de prendre en compte si l'on veut sortir de la condescendance et du discours idéologique, même bien intentionné, c'est la manière dont les stigmatisés voient le monde environnant, ce qu'ils ressentent, l'opinion qu'ils ont d'eux-mêmes, les stratégies qu'ils mettent en place pour échapper à ce stigmate, ou en jouer face à la société.Première synthèse des recherches de psychologie sociale sur la stigmatisation, le présent ouvrage aborde de front cette problématique. Au fil d'un parcours toujours respectueux - sous l'angle épistémologique comme sous l'angle éthique - des groupes et individus étudiés, il casse les à-peu-près, démonte les visions faussées et montre que les effets de la stigmatisation sont beaucoup plus subtils, complexes et pernicieux encore qu'il n'y paraît au premier abord. Jean-Claude Croizet, docteur en psychologie, enseigne la psychologie sociale à l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Il étudie l'impact de la stigmatisation sur les performances scolaires au laboratoire de psychologie sociale de la cognition (UMR CNRS 6224). Jacques-Philippe Leyens est professeur de psychologie sociale à l'université catholique de Louvain-La-Neuve (Belgique). Ancien président de la European Association of Experimental Social Psychology, il mène actuellement des recherches sur les conflits entre groupes.
    Stigmatisation et estime de soi. Émotions et groupes stigmatisés. Perceptions différentes des discriminations individuelle et groupale. Les explications cognitives. La menace du stéréotype. Les enseignants contribuent-ils aux inégalités sociales ? La construction sociale et scolaire du stigmate. Stigmates sociaux et comparaisons interpersonnelles. Laffirmation de soi et du groupe chez les personnes stigmatisées. Stigmatisation et mouvements sociaux. Conclusions générales : Les raisons d'espérer.

  • Cet ouvrage est la version remaniée et élargie d'un livre antérieur de Leyens (1983) « Sommes-nous tous des psychologues ? » Dans ce livre d'introduction à la discipline, nous prenons la formation d'impression comme fil d'Ariane.
    Tout le monde, y compris les psychologues, se fait des impressions sur autrui à partir d'observations, de rumeurs, de réputations. Ce livre examine comment experts et profanes construisent leurs impressions, les modifient, les maintiennent et les justifient. Il distingue aussi les impressions des stéréotypes et montre comment les premières nous aident à expliquer les événements dont on est le témoin. Par ailleurs, il y a eu des débats aussi longs que stériles pour savoir si les impressions qu'on se forme sont le fruit de théories naïves sur autrui ou le résultat d'un examen minutieux des faits.
    Quand on se forge l'impression de quelqu'un, il n'y a pas une réponse correcte et logique mais il y a des réponses plus correctes et logiques que d'autres. C'est ce qu'essaie de dévoiler ce livre. Nous espérons que la solution qu'il préconise aidera à comprendre ce que l'on fait tous sans réfléchir, automatiquement, ou après mûre délibération. Les concepts et théories présentés sont illustrés de nombreux exemples pratiques, notamment dans le contexte professionnel du psychologue.

empty