Jean de Loisy

  • Ouvrage de référence - le seul consacré au sujet - sur le vitrail contemporain, autour d'une commande publique monumentale confiée à cinq artistes majeurs (Ubac, Alberola, Viallat, Rouan et Honegger) : une documentation détaillée et une iconographie abondante sur le chantier, de nombreux essais abordant les relations entre esthétique et sacré, entre art contemporain, dimension patrimoniale et techniques anciennes, etc., des entretiens avec les artistes, une mise en perspective avec les autres expériences françaises et étrangères qui ont suivi (Soulages à Sainte-Foy, Richter à Cologne, Polke à Zurich ou Rutault à Saint-Prim)...

  • Catalogue de l'exposition qui réunit du 27 mai au 10 juillet 2011 dans les salles d'exposition du quai Malaquais les étudiants félicités par le jury de diplômes au cours de l'année 2010.
    Le jury, présidé par Jean de Loisy (qui signe le texte d'introduction de l'ouvrage et le commissariat de l'exposition) a élu cette année 21 jeunes artistes : les oeuvres produites pour l'exposition seront présentées sur une double page par artiste comportant texte introductif et illustrations.

  • En ce qui concerne Mademoiselle Jeanne Moreau il serait aisé de débuter par la citation du titre du film de Jean-Luc Godard " deux ou trois choses que je sais d'elle ". Familialement et historiquement, Jeanne Moreau se trouve être ma grand-tante par alliance dans la mesure où par le truchement des unions, elle a épousé en première noce le frère de ma grand-mère. Ainsi, elle a toujours fait partie de mon histoire familiale et inspiré mon imaginaire de jeune cinéphile pendant de nombreuses années.
    Bien logiquement, je m'intéressais à la carrière de Jeanne Moreau - dès mon adolescence et devais me plonger dans les " vieux films " pour découvrir la vedette incontournable qu'elle a été pendant près de deux décennies. C'est par l'entremise de cette actrice mythique et incontournable de l'Histoire du Cinéma que je découvris l'oeuvre de Welles, Truffaut, Losey, Malle, Bunuel et tant d'autres. La sortie de Nikita de Luc Besson au tout début des années 1990 provoqua un changement radical de considération du jeune public face à Jeanne Moreau.
    A la faveur d'un rôle aussi court que réussi, Jeanne Moreau me sembla redevenir source d'intérêt pour un jeune public qui vanta son attitude " classieuse ", son élégance naturelle et sa voix reconnaissable entre toutes. Dès lors, starlettes et jeunes loups prirent l'habitude de pleurer dans les bras de la grande dame du cinéma lors d'hommages récurrents et son parcours fulgurant fût redécouvert par une jeune génération qui s'efforça de faire de Mademoiselle Moreau l'actrice la plus incontournable du cinéma français en lui offrant de nombreuses collaborations avec de jeunes réalisateurs désireux d'employer le charisme naturel de l'immarcescible actrice.
    Etrangement, à l'exception de Josée Dayan, aucun réalisateur ne lui offrit de rôle dans une production à sa (dé)mesure. Je la contactais au début des années 2000 puisque Renaud, pour qui j'ai la plus grande affection, me demanda à la suite de son triomphe post " Boucan d'enfer ", de rencontrer Jeanne en vue de lui écrire un album ; proposition suffisamment tentante pour qu'elle accepte l'invitation.
    Je conserve une admiration sincère et totale pour cette actrice et femme dont la classe aristocratique et le franc sourire font partie de mon histoire personnelle et familiale. A de nombreux égards, je la trouve particulièrement " rock'n'roll " et je comprends pourquoi la jeune génération l'a choisie pour incarner l'éternelle modernité, comme elle l'avait fait pour Gainsbourg et quelques rares autres artistes de sa génération.

  • Inspirée de l'essai de Jacques Attali, l'exposition Une brève histoire de l'avenir met le temps et l'histoire au centre de sa conception : l'histoire du passé est susceptible d'éclairer notre regard sur l'avenir, les chances et les périls du futur.
    Le récit, chronologique et thématique, décrit quelques-unes des étapes qui ont construit l'individu au cours des siècles, un individu libre ou soumis tour à tour aux lois de la ville, de l'empire, du marché. Le rapport de l'individu à la communauté, la contradiction formelle entre un avenir singulier et un avenir commun, sont au coeur du propos de l'exposition.
    Quatre grandes scansions rythmeront le parcours, chacune dédiée au développement, poétique et descriptif, d'un moment historique particulier : l'ordonnancement du monde, les grands empires, l'élargissement du monde, le monde contemporain et polycentrique. Autour du cycle de Thomas Cole Le Destin des Empires seront exposés arts premiers, civilisations mésopotamiennes, premières cartes et portulans, représentations du nouveau monde, de l'âge industriel, des villes, des conflits, de la société de consommation. Chacune des grandes salles du parcours fera l'objet d'une commande à un artiste contemporain, partie prenante de la scénographie d'ensemble.

  • Album officiel de l'exposition Brève histoire de l'avenir au musée du Louvre, hall Napoléon du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016. Inspirée de l'essai de Jacques Attali, l'exposition Une brève histoire de l'avenir met le temps et l'histoire au centre de sa conception : l'histoire du passé est susceptible d'éclairer notre regard sur l'avenir, les chances et les périls du futur. Le récit décrit quelques-unes des étapes qui ont construit l'individu au cours des siècles, un individu libre ou soumis tour à tour aux lois de la ville, de l'empire, du marché. Le rapport de l'individu à la communauté, la contradiction formelle entre un avenir singulier et un avenir commun, sont au coeur du propos de l'exposition. Quatre grandes scansions rythment le parcours, chacune dédiée au développement, poétique et descriptif, d'un moment historique particulier : l'ordonnancement du monde, les grands empires, l'élargissement du monde, le monde contemporain et polycentrique.Album officiel de l'exposition Brève histoire de l'avenir au musée du Louvre, hall Napoléon du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016. Ouvrage coédité avec les éditions du musée du Louvre.

  • À l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Le Corbusier et dans la cadre de la Biennale d'art contemporain de Lyon 2015, Anish Kapoor a été invité à mettre en dialogue ses oeuvres avec le couvent de La Tourette, construit par Le Corbusier.
    Cette rencontre exceptionnelle renouvelle le regard tant sur l'architecture du couvent que sur les oeuvres elles-mêmes

  • L'approche-programme et l'approche par compétences sont, aujourd'hui, très largement promues par les politiques de formation, notamment européennes. À travers elles se dessine indiscutablement une autre façon d'aborder les savoirs et les activités humaines. Le débat est souvent vif entre les promoteurs de ces approches et ceux qui n'y voient qu'une version néolibérale d'une formation abandonnant ses fondements humanistes.

    Compétences et approche-programme montre qu'en s'attachant aux processus en jeu dans les dynamiques de mobilisation et de construction des compétences individuelles et collectives, avancées par la recherche, il est possible de dépasser ce type de controverse. Il offre alors des outils concrets pour concevoir et mettre en oeuvre des pratiques pédagogiques innovantes et responsables au regard d'enjeux sociétaux aussi cruciaux que celui consistant à inscrire les activités humaines dans un développement durable.

    Enseignants, formateurs, responsables de formation, et plus spécifiquement tous les acteurs universitaires, trouveront là de nombreuses pistes de travail.

  • Ouvrage d'une grande valeur littéraire et d'une rare densité humaine. Il s'agit de l'itinéraire, de la lutte concrète, d'un homme affronté au mystère de la mort d'un être cher. Non pas un roman, mais bien plutôt une confidence.
    A la suite d'une grande épreuve, le cheminement du souvenir à la certitude de l'espérance: on songe au livre d'Anne Philippe, mais cette fois dans la lumière chrétienne (Responsables).
    Le puissant intérêt de ces notations intimes réside dans cette atmosphère de mélancolie brûlante, dans cette interrogation passionnée, mais discrète, dans ce débat entre le regret et l'espérance. Une paix sereine en émane et plane au-dessus de la douleur (La Croix) On se prend parfois à rêver d'une littérature qui ferait oublier la littérature, qui serait une communication sans artifice de ce que les âmes humaines ont, dans la douleur, l'angoisse, ou la joie, de plus fraternel. C'est le contentement qu'apporte le livre de Jean Loisy (Études).

  • Au début des années 1980, Clément, juge parisien ayant atteint un âge mûr, revient enquêter sur un crime non élucidé dans le petit village de Fleutes dans le Vimeu où il a passé son enfance.
    Victor Taigu avait été retrouvé embroché, l'année précédente, par une baïonnette allemande datant de la dernière guerre. L'enquête de la gendarmerie s'était vite heurtée à la loi du silence dont savent faire preuve les paysans picards et l'affaire avait été classée sans suite. Arrivant avec beaucoup d'habileté à ne pas se faire reconnaître des habitants du village, Clément parvient, sous prétexte d'opération de rénovation de l'habitat rural, à pénétrer au coeur de ce monde figé et à s'imprégner de ses règles, de son rythme et de ses rites. Au fil des rencontres et de la confiance qui s'installe, il parvient à dénouer un à un les fils de l'écheveau. Le juge remonte l'histoire du village jusqu'à sa propre enfance et les drames de la Seconde Guerre mondiale dont le crime de Taigu s'avérera être une des conséquences.

  • Destins mythiques à Monaco est avant tout le récit d'une principauté qui fait rêver dans le monde entier. Si la figure la plus mythique est et reste à jamais la Princesse Grace dont le nom est indissociable de celui du Prince Rainier, Monaco n'est pas uniquement le pays de la formule 1, des tournois de tennis et des casinos. On oublie trop souvent que la Principauté de Monaco est le lieu de naissance de l'un des plus grands poètes de la chanson française, Léo Ferré ou de l'actrice truffaldienne Fanny Ardant.
    Poésie littérature et musique ont souvent été réunis en principauté qu'il s'agisse de Guillaume Apollinaire, de Jean Cocteau, de Marcel Pagnol, de Camille Saint-Saens, de Jules Massenet, de Ravel, du Beatle Ringo Starr, de John Mc Laughlin, de Bono du groupe U2, de David Hallyday ou de Claude François qui y débuta sa carrière après avoir quitté son Egypte natale. Le sport n'est bien entendu pas en reste, qu'il s'agisse de Björn Borg, Boris Becker, Jacques Villeneuve, Lilian Thuram ou Sébastien Loeb.
    De manière plus inconnue, les destins de Mata Hari, Coco Chanel, l'architecte Charles Garnier, du James Bond Roger Moore, de Rudolf Noureiev, de Colette, de la Belle Otéro, du couturier Karl Lagerfeld, de Fernando Botero, de Diaghilev, d'Aristote Onassis ou d'Orson Welles vinrent un temps se jouer dans cette Principauté qui se mua souvent en muse et inspiratrice de nombreux artistes et en théâtre de la vie de personnalités de renom.
    Ces destins et bien d'autres encore donnent alors envie de découvrir la Principauté de Monaco sous un angle nouveau, souvent étonnant et inattendu où l'histoire de ce lieu féérique rejoint parfois l'Histoire internationale.

  • Nouvelle monographie.
    Chaque oeuvre réalisée par Patrick Neu détourne des techniques traditionnelles et engage de nouvelles expérimentations qu'il poursuit aussi longtemps que nécessaire. L'artiste manie des matériaux peu familiers du champ de l'art : ailes d'abeille, noir de fumée sur verre, cristal, cire, bloc d'encre de Chine, ailes de papillon, mues de serpent, coquilles d'oeuf, papier carbonisé, etc. Depuis trente ans Patrick Neu développe son travail dans la discrétion. Les oeuvres présentées dans son exposition au Palais de Tokyo suggèrent ce dialogue périlleux avec les matériaux et la mémoire du monde. Les décisions audacieuses, l'aventure de la pensée, l'insistance de la durée, le dialogue avec l'histoire sont les ingrédients de la recherche de l'artiste sur les processus de la mémoire et de l'oubli, sur l'épanouissement macabre des fleurs, sur la rémanence des images archaïques.
    Cette monographie rassemble une conversation entre Patrick Neu et Jean de Loisy, un essai de Katell Jaffrès, commissaire de l'exposition de Patrick Neu au Palais de Tokyo, un portfolio de vues de l'exposition, une sélection de visuels d'oeuvres de Patrick Neu et un ensemble de notices sur une sélection d'oeuvres de l'artiste.
    Katell Jaffrès est curatrice au Palais de Tokyo.
    Jean de Loisy est le président du Palais de Tokyo.

    Publié à l'occasion de l'exposition personnelle de Patrick Neu au Palais de Tokyo, du 24 juin au 13 septembre 2015.

    Coéditée avec Les presses du réel, la collection de livres monographiques dans laquelle s'inscrit cet ouvrage est publiée en lien avec les expositions du Palais de Tokyo. Richement illustrés, comprenant de nombreuses vues de l'exposition, accessibles à tous, ces livres permettent de poursuivre l'expérience de la rencontre avec l'oeuvre de l'artiste. Les propos des artistes, les contributions inédites de théoriciens, de critiques d'art et de commissaires d'expositions permettent de mieux comprendre le parcours de chaque artiste et la genèse de son projet au Palais de Tokyo. Le lecteur peut ainsi assister au cheminement d'une pensée. Des vues d'atelier, reproductions d'oeuvres, documents préparatoires et images de référence témoignent des processus créateurs et complètent entretiens et essais. Attentif à l'émergence de nouveaux talents dans le domaine du design graphique, le Palais de Tokyo a confié la conception graphique des premiers titres de cette collection au graphiste et artiste Xavier Antin.

    Patrick Neu (né en 1963, vit et travaille à Enchenberg) travaille depuis les années 1980 le cristal, la mie de pain, le plomb, la coquille d'oeuf ou la cire d'abeille, dessine à l'encre de Chine sur des ailes de papillon, peint à la gouache sur des papiers carbonisés, grave à la pointe de la plume dans le noir de fumée de verres en cristal. Depuis le début des années 1990, en contrepoint de son travail de sculpture, Patrick Neu pratique l'aquarelle sur papier, quinze jours par an lors de la floraison de l'iris.
    Ses oeuvres offrent autant d'exercices « de funambulisme sculptural » mêlant « ambition et légèreté, apparente insignifiance et gravité, parfaite modestie et absolue maîtrise technique » (Didier Semin). Défis à l'imaginaire, à l'entendement, ces oeuvres ne sont pas réductibles à leur virtuosité et à leur séduction. Elles offrent avant tout une méditation sur le temps, une réflexion sur l'éphémère, sur l'inéluctable et imprévisible instabilité des choses et de l'instant.

empty