Jean-Claude

  • André Gide, homme de théâtre ? Sans doute pas. Et pourtant le théâtre est resté pour lui une tentation ; à travers des expériences variées, il n'a cessé de l'intéresser. Il y avait là une facette inexplorée de cet écrivain-Protée, une facette trop méconnue - peut-être injustement -, d'une oeuvre pourtant amplement étudiée. Un bilan exhaustif de ses activités, liées de près ou de loin au théâtre, met en évidence au sein de sa carrière littéraire une véritable carrière dramatique. Ses idées sur le théâtre font apparaître une conception exigeante. S'il accorde toute son attention aux qualités du texte dramatique, il a exprimé en revanche beaucoup de réticences à l'égard des exigences de la représentation théâtrale, réticences qui expliquent ses contacts difficiles avec les metteurs en scène qu'il a côtoyés et qui illustrent les partis pris de toute une génération d'écrivains.
    Bien que Gide ne soit pas un théoricien de l'art dramatique, ses idées aident à comprendre ses propres oeuvres dramatiques qui, par-delà la diversité de leurs formes, se caractérisent par une formule originale. Elles représentent, comme ses récits, une expérimentation des possibles, une expérience vécue par procuration ; on y retrouve les mêmes préoccupations, qu'elles soient d'ordre moral, religieux ou politique. Mais l'objectivation propre au genre dramatique et l'incarnation de ces préoccupations dans des figures antiques ou bibliques les détachent de l'auteur qui ne peut cependant s'empêcher de manifester indirectement sa présence par le biais de l'ironie.

  • "Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille. Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas ?"

  • Blaise, Isée et le tue-planète Nouv.

    Il se passe quelque chose de grave et d'horribilifique dans la galaxie : un Tue-planète démolit tout sur son passage. Isée est venue appeler les poussins à l'aide. Il reste un espoir : s'ils construisent tous ensemble un vaisseau spatial en forme de poussin, ils pourront partir tuer le monstre et sauver les naufragés, les migrants et les sans-planète. Au travail ! Isée dessine les plans, et les poussins fabriquent...

  • Venu se faire rafraîchir la houpette au salon Défini-Tif, le hérisson Jefferson découvre l'horreur:M. Edgard, son coiffeur, gît sur le sol, assassiné. Aussitôt accusé du crime, Jefferson est contraint de se cacher, avec l'aide de son mailleur ami, le cochon Gilbert. Décidés à trouver les coupables, ils remontent une piste mystérieuse qui les entraînent au pays des êtres humains.

  • C'est durant la réception internationale de La Plus Précieuse des marchandises que Jean-Claude Grumberg perd Jacqueline son épouse.
    Depuis, jour et nuit, il tente de lui dire tout ce qu'il n'a pas pu ou pas osé lui dire. Sans se protéger, ni rejeter ce qu'il ne peut ni ne veut comprendre, il dialogue avec la disparue.
    Incrédulité, révolte, colère se succèdent. Dans ses propos en cascades, réels ou imaginaires, qui évoquent la vie de tous les jours, Grumberg refuse de se raisonner, de brider son deuil. Les jeux de mots, l'humour, l'ironie, l'autodérision n'y changent rien.
    Dans ce livre, où alternent trivialité et gravité, entre clichés et souvenirs, l'auteur dit la difficulté d'exprimer ce qu'il ressent.
    Jean-Claude Grumberg fait son livre « pour et avec » Jacqueline, exaltant l'amour et l'intimité de la vie d'un couple uni pendant soixante ans.

  • La suite, de La rivière à l'envers : Hannah raconte les aventures qui l'ont conduite jusqu'au village de Tomek, au bout du désert, à la recherche de l'eau qui rend immortel.0500La rivière à l'envers, Tomek nous entraînait dans son incroyable quête : trouver la rivière Qjar et son eau qui empêche de mourir. Nous marchions avec lui sur les pas de Hannah. Cette fois-ci, c'est Hannah elle-même qui raconte son voyage sur la vertigineuse Route du Ciel, puis à travers le désert. Son récit nous fait découvrir des contrées nouvelles, mais on y retrouve aussi des paysages connus : la Forêt de l'Oubli, la prairie, l'océan...0300La rivière à l´envers. Mais la jeune fille, elle aussi, connaîtra encore beaucoup d´expériences avant de retrouver, sur les rives de la Qwar, l´amour de sa vie.0300Hannah raconte les aventures qui l´ont conduite jusqu´au village de Tomek, au bout du désert, à la recherche de l´eau qui rend immortel, l´eau de la rivière à l´envers...

  • La longue marche de sept frères guidés par leur benjamin, en direction de l'Océan, racontée par 21 narrateurs.

    Une nuit, yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir : leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l'Océan, les sept enfants marchent vers l'Ouest.
    De l'assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée.

  • Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

    Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...

    Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

    La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

  • En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?

    Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sépulvéda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartholomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l'écho retentit encore.

  • Aujourd'hui, ce n'est pas un jour comme les autres. C'est la fête d'Anne Hiversère. Les poussins vont lui construire un grand château. Pour cela, ils vont aller chercher du chocolat dans leur mine de chocolat. Il leur faudra aussi du sucre et de la farine. Et pour avoir du lait, ils iront traire la très très grande vache. Ensuite, ils inviteront des centaines d'amis. Presque tous les personnages de tous les livres et de toutes les histoires qu'ils connaissent. Quand le château sera prêt, ils entreront à l'intérieur et ils le mangeront. Avec tous leurs amis et avec Anne Hiversère. Ce sera une grande et belle fête. Tout va très bien se passer. C'est Blaise, le poussin masqué, qui s'occupe de tout.

  • Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.

    Plus encore qu'un livre de voyage, il s'agit cette fois d'un livre sur le voyage. Sans renoncer aux détails pittoresques offerts par les sociétés indigènes du Brésil central, dont il a partagé l'existence et qui comptent parmi les plus primitives du globe, l'auteur entreprend, au cours d'une autobiographie intellectuelle, de situer celle-ci dans une perspective plus vaste : rapports entre l'Ancien et le Nouveau Monde ; place de l'homme dans la nature ; sens de la civilisation et du progrès.

    Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du "voyage philosophique" illustrée par la littérature depuis le XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle, c'est-à-dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fart oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

  • Une histoire des luttes pour l'environnement : trois siècles de combats et de débats, XVIIIe-XXe siècle Nouv.

    Trois siècles de combats et de débats à travers 100 focus illustrés : voici la première histoire des luttes environnementales dans une perspective mondiale. Des Lumières au début du XXIe siècle, les auteurs mettent en scène acteurs, penseurs, événements, résistances et avancées. Les caricatures, gravures, images savantes ou tracts qui jalonnent ce livre sont rassemblés ici pour la première fois. À l'heure où la question écologique est devenue la préoccupation majeure des citoyens, ce petit beau livre de 300 pages vivant et accessible s'adresse à un large public.

  • à la vie !

    Jean-Claude Carrière

    Voici le dernier livre de Jean-Claude Carrière, rédigé quelques mois avant sa mort.
    Questionnement sur le monde à venir, par un homme qui s'apprête à le quitter, l'ayant intensément connu et parcouru et qui a passionnément aimé la vie.
    Il est question de l'humanité, du bruit très doux de l'âme, de ce à quoi nous croyons, de tout ce que nous devrions et pourrions faire ensemble.
    Un très beau texte, un hymne à la vie, un message d'espoir par un grand écrivain qui nous aide à croire encore et toujours en l'avenir.

  • Il y a quatre ans, l'écrivain Pierre-Marie Sotto est tombé amoureux de son admiratrice Adeline Parmelan. Puis il y a eu le « grand malheur ». Et un très long silence. Soudain, une envie irrépressible le prend de lui écrire à nouveau. Prétexte ou pas, il a absolument besoin de son petit carnet noir, sans doute oublié chez elle. Il y aurait dedans la phrase qui lui permettra d'écrire son prochain roman. Seulement voilà, le moment est mal choisi. Adeline va déménager au Canada. Avec le nouvel homme de sa vie. Et elle n'a aucune envie de lui répondre, et encore moins à propos de ce fichu calepin...

  • Où il est question de Pétronille, la souris qui n'est pas verte, de ses 120 petits, de leur papa qui est loin et qui s'appelle Everest, de la Forêt Touffue qui est si belle dans la lumière de l'été, de Cafouillon qui est si bête qu'il mélange toujours tout, du monstre Sagoinfre qui tente de manger les 120 petits et qui ne sait pas ce qu'il va lui en coûter !

  • Ce qu'embrasser veut dire : raison, sexe et sentiments Nouv.

    La crise sanitaire semble avoir servi de révélateur à ce qui était une tendance de fond : la mise à distance de l'autre, l'évaluation préalable des conséquences de la prise de contact, nous projetant dans un monde de sécheresse, de froidure et de solitude émotionnelle et physique. En réalité, on observe que cette évolution a provoqué une résistance, comme une révolte, où les baisers occupent à nouveau une place de choix : pour vivre plus chaleureusement ou intensément, il nous faudra prendre le risque de nous embrasser. Revisitant toute l'histoire du baiser, qui fut longtemps une pratique plus politique et religieuse qu'amoureuse, et s'appuyant notamment sur une récente étude sociologique, Kaufmann analyse l'émergence étonnante d'une nouvelle forme de romantisme dans nos sentiments.

  • Comment deux lapins qui étaient voisins devinrent amis sans cesser de se disputer.

  • Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...

  • Ils sont souvent drôles, ou bien graves, ou même les deux à la fois. Ils sont parfois ambigus, et même inquiétants. Ils nous ressemblent.
    Ces contes, qui traversent le temps, se rapportent à toutes les questions qui, un jour ou l'autre, nous ont agités. Et ils nous disent ce que seule la fiction, ce que seules les histoires peuvent dire.

    Jean-Claude Carrière les a écrits et ordonnés comme s'il s'agissait d'un manuel de philosophie, la philosophie par les contes, un manuel où le chemin vers la sagesse serait hasardeux et plaisant, uniquement constitué des meilleures histoires du monde, qui forment une guirlande de voix que rien, jamais, n'a pu faire taire.

  • Le fleuve

    Claude Ponti

    Sur le fleuve l'Ongoh vivent d'un côté les Oolong (qui élèvent un bébé fille en garçon), et de l'autre les Dong-Ding (qui élèvent un bébé garçon en fille). Leur vie se déroule tranquillement, comme le cours du fleuve, jusqu'au jour où un monstre terrificateur apparaît, menaçant de dévorer tous les parents s'il n'obtient pas la potion qui le rendra éternel...

  • Un jour, les poussins sont entrés dans les livres de Claude Ponti, et ils n'en sont pas ressortis. Ils s'y sentent chez eux, ils y font pas mal de bêtises, surtout Blaise, le poussin masqué. Ils y vivent des aventures qui leur sont propres, parfois en se salissant beaucoup. On les a vus déboucher une tempêteuse, organiser des courses de chaises, échapper au Mange-Poussin et construire un immense château pour la fête d'Anne Hiversère. Ce livre-ci est particulier car il répond à toutes les questions que l'on peut se poser au sujet des poussins. Il révèle les secrets de leur vie: comment naissent-ilsoe Que font-ils dans leur oeuf avant de naîtreoe Attendent-ils en lisant un livreoe En prenant un bainoe Font-ils des trous dans leur coquille avec une perceuse ? Où vivent-ils ? Qu'est-ce qu'ils aimentoe Comment aiment-ils aimeroe Qu'y a-t-il dans un poussinoe Les poussins des livres peuvent-ils mouriroe Et qui est Blaiseoe Pourquoi Blaise est-il Blaiseoe Autant de réponses que de questions dans cet album. Plus une réponse pour toutes les questions qui n'auraient pas été posées.

  • Jules & Tao Nouv.

    Jules & Tao

    Claude K. Dubois

    Les présentations sont faites entre Tao et le nouvel arrivant à la maison, Jules. Jules et Tao se reniflent, se regardent un peu et jouent toute la journée. Jules et Tao sont les meilleurs amis du monde puis Jules n'est plus là. Tao se demande où est passé Jules. Alors, il attend. Son meilleur ami va-t-il revenir ?

  • L'enfant qui se taisait Nouv.

    La sonnerie du téléphone a retenti dans le salon à moitié vide. L'annonce de l'enlèvement a résonné dans la pièce. Je me souviens avoir prononcé à voix haute cette unique phrase : « Papa est mort. » Puis je me suis tue.
    Il aura fallu soixante ans pour que je brise enfin le silence familial et celui de la grande Histoire. L'enfant qui se taisait est le récit des longues recherches entreprises à la suite de ma mère sur la disparition d'un homme, mon père, enlevé dans son village aux portes du désert des Hauts plateaux quelques jours avant l'indépendance de l'Algérie. L'écriture confronte les époques, les lâchetés, les peurs, dans une quête obstinée et impossible de vérité. Elle permet aussi de faire revivre les témoins de la fin d'un monde que tout annonçait mais que personne n'avait vue venir, et les reviviscences de l'enfance.
    M.-C. A. E.

  • Hipollène est presque grande et son père a décidé de lui apprendre tous les secrets de la chasse aux glousses. Ils habitent dans l'Arbre sans fin. Au bout d'une branche il y a toujours une autre branche. Grand-Mère sait tout de l'arbre. Grand-Mère meurt, l'arbre pleure. Hipollène se cache dans sa maison secrète. Elle est si triste qu'elle se transforme en larme, et c'est le début de son immense voyage.

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