Jean-Louis Andréani

  • Chez les chevaux comme chez les hommes, l'émergence de la problématique des seniors marque l'époque. Les équidés vivent plus longtemps, ils sont actifs et performants (jusqu'au niveau mondial) bien plus tard qu'auparavant : l'âge de 12 ans n'est plus un cap fatidique au-delà duquel le cheval était considéré comme vieux ou inapte, et une fois la carrière terminée, le « couteau » n'est plus le débouché naturel du cheval réformé. De nos jours, il est devenu normal de considérer qu'un vieux cheval a droit à une vie après le travail, et la plus confortable possible. Le phénomène comporte donc plusieurs dimensions : équestre, mais aussi sociétale, économique, sanitaire, psychologique, voire affective...
    Le Cheval après douze ans explore toutes ces dimensions, répond aux questions, pratiques ou plus générales, soulevées par cette évolution. Le livre aborde en particulier un thème très peu évoqué dans la littérature équestre : le travail et l'entraînement du cheval vieillissant. Son comportement, ses besoins évoluent, le travail quotidien doit s'adapter. Un chapitre entier, ainsi que plusieurs encadrés, sont consacrés à cette question.
    Jean-Louis Andreani a analysé le phénomène, recueilli le témoignage de spécialistes et de professionnels du cheval, du Cadre noir de Saumur à la Garde républicaine, en passant par des vétérinaires et des juges internationaux de dressage. Il livre ici un ouvrage instructif et passionnant, à la fois riche et très vivant. L'iconographie comporte notamment plusieurs infographies, simples et éclairantes, qui complètent le texte.

  • " Le paysage était splendide.
    Le golfe baignait les étendues vierges d'un espace protégé: la Punta Pulèmica, refuge d'oiseaux de passage et d'espèces végétales rares. Convoitée depuis toujours par les promoteurs, défendue par les écologistes au prix d'une guérilla permanente, la Punta Pulèmica était devenue emblématique de la lutte contre les " bétonneurs ". " Mais la SCI Sole di Corsica - et qui dit sel dit souvent partenaires bien mystérieux...
    -veut implanter justement là, dans ce paradis, un superbe complexe touristique de luxe avec golf dix-huit trous et tutti quanti. Tout est dit: Delphine Mailly, la superbe blonde qui avait déjà fait des ravages dans La Salamandre de Vizzavona, appelée à la rescousse par ses copines écolo, va se mobiliser pour empêcher ce désastre...

  • Voici le troisième volet des aventures de Delphine Mailly en Corse. C'est pour notre sculpturale enquêtrice parisienne l'occasion de s'attaquer à l'un des secrets de polichinelle de l'île : les incendies de forêts de l'été. Depuis bien longtemps, ceux-ci ne sont pas le fait de touristes imprudents, mais bien une pratique récurrente, organisée et parfaitement rentable pour l'économie locale. Il y a là quelques vérités à énoncer et quelques pratiques à dénoncer. Contenu du livre : Delphine Mailly, avocate parisienne tendance bimbo, poursuit ses pérégrinations en Corse. Cette fois, elle relève le défi des incendiaires qui, chaque année, par intérêts personnels ou financiers, transforment des hectares de forêts en tas de cendres. Appelée par son ami Mado pour enquêter sur l'arrestation plus que suspecte d'un nationaliste, Delphine se retrouve confrontée à un
    problème qui semble sans solution... La jeune femme va écumer les routes de l'Alta Rocca, et les villas de luxe qui fleurissent autour de la désormais célèbre petite localité de Zonza. Seule, elle ne serait pas parvenue à débrouiller un écheveau de relations qui remontent jusqu'à Paris. Mais l'aide précieuse et indéfectible du commandant de gendarmerie Philippe Marchand va une nouvelle fois lui sauver la mise.

    Jean-Louis Andréani est journaliste au Monde et spécialiste de la Corse, dont il a couvert les événements pendant plusieurs années pour le quotidien. Déjà publié(s) : A l'Aube, en édition de poche : La salamandre de Vizzavona (2005) et Sole di Corsica (2006).

  • La Grande Guerre à cheval n'est pas un livre d'Histoire, mais un livre qui raconte une histoire : celle de la cavalerie française pendant la première Guerre mondiale, dont l'action à cheval constitue l'un des volets les plus oubliés, voire méconnus, du conflit. La terrible légende de la Grande Guerre a bien été écrite, pour l'essentiel, par les grandes vagues de poilus, arcboutés dans les tranchées fangeuses ou envoyés au feu pour des attaques sans retour. Malgré tout, des dizaines de milliers d'hommes sont partis pour la guerre à cheval, armés de la lance ou du sabre, souvent avec une cuirasse et un casque à crinière. Même réduite, la cavalerie montée restera présente jusqu'à la fin de la guerre.
    Au début, le XIXe siècle est encore dans les armes, les conceptions de combat, mais aussi dans les coeurs. Si les conscrits suivent leurs officiers, ceux-ci, surtout les plus jeunes, veulent être les dignes héritiers des glorieux sabreurs de l'Empire. Ils brûlent de venger leurs aînés de la cavalerie sacrifiée de 1870, ne rêvent pour la plupart que de charges et de chevauchées victorieuses.
    Mais peu à peu, le rêve se brise. La cavalerie allemande refuse le combat "à l'ancienne". Les erreurs initiales du commandement dilapident la cavalerie. L'installation de la guerre de position, l'échec des offensives sanglantes imposées à l'infanterie, rendent inopérantes les qualités premières de l'arme : vitesse, mobilité, surprise, capacité de choc. L'irruption massive de l'artillerie bouleverse la manière de faire la guerre, tandis que la motorisation et l'aviation naissante détrônent la cavalerie, en partie démontée.
    Les hommes ne sont pas en cause : la valeur militaire de la cavalerie est reconnue au combat... à pied. Ainsi les cuirassiers démontés deviennent des troupes d'élite qui s'illustrent notamment au Chemin des Dames. Mais jusqu'au bout, des cavaliers mènent à cheval et au sabre des actions brillantes.
    Après la fin de la guerre, ni l'Allemagne, ni la France ne suppriment leur cavalerie. Mais celle-ci n'est plus qu'une infanterie portée, même si les manèges de Saumur ne désemplissent pas. La guerre de 14 aura bien été la dernière charge de la cavalerie française.
    Dans cet ouvrage, Jean-Louis Andreani réunit deux de ses centres d'intérêt : 14-18 et les chevaux. Journaliste, il décrypte, analyse, met en regard les textes d'historiens ou de témoins. Ecrivain, il plonge le lecteur au coeur de la guerre et de la vie quotidienne de la cavalerie, fait revivre des épisodes étonnants avec une plume vive et limpide. Cavalier, il enrichit son texte de notations précieuses, que seul un familier des chevaux pouvait apporter.

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