Jean-Luc Chalumeau

  • Picasso est l'auteur de plusieurs révolutions dans l'art. Toutes passent à travers la rupture radicale qu'il a apporté dans la conception de la relation du peintre à son modèle, par rapport à la tradition. Ses découvertes ne sont pas transmissibles : les mutations formelles déterminées par l'incroyable créativité de Picasso n'ont qu'un seul dénominateur commun ; la personnalité du créateur. C'est de lui-même que parle principalement le peintre dès le départ, non du modèle, de sa psychologie ou de sa plastique.

  • La lecture de l'art n'est pas une : il y a toujours plusieurs interprétations possibles de la même oeuvre.
    Il ne s'agit donc pas ici de retourner au xixe siècle et à l'académisme triomphant qui ne pouvait concevoir, en matière artistique, qu'un seul point de vue. au contraire, c'est un parcours critique à travers la diversité des approches de l'art, du xviiie siècle à nos jours, que nous propose ce livre.


  • aujourd'hui, nous a enseigné george dickie, n'importe quel artefact peut être qualifié d'oeuvre d'art, pourvu que le " monde de l'art " en ait décidé ainsi.
    l'une des ambitions de ce livre est de montrer par quels chemins, de marcel duchamp à l'art vidéo, en passant par jasper johns, andy warhol et les minimalismes, on a pu en arriver à un tel élargissement de la notion d'oeuvre. en retraçant cette évolution, c'est toute l'histoire de l'art moderne depuis 1912 qu'on écrira, étant entendu que l'art dit " contemporain " ne peut en être séparé.

  • Authouart

    Jean-Luc Chalumeau

    Formé aux Beaux-Arts de Rouen où il a étudié successivement la peinture, l'architecture intérieure et la publicité, Authouart appartient à cette tradition d'artistes, qui ont une facilité déconcertante pour le dessin et la peinture (on songe à Rubens, Boucher, et sur un mode plus frivole, à Boldini). L'imitation à outrance du réel pratiquée par l'artiste induit en même temps une critique radicale d'un univers inféodé aux valeurs matérialistes, au cynisme des hommes politiques, au fétichisme de l'image publicitaire. Sans dissimuler son amour pour cette nouvelle Babylone qu'est New York, Authouart façonne à longueur de toile une mythologie contemporaine : celle d'un monde où le chaos surgit des brèches d'un urbanisme à grand spectacle qui cultive l'éblouissement, la fascination, l'illusion.

  • Colette deble

    Jean-Luc Chalumeau

    De fait, depuis l'Antiquité jusqu'il y a peu, ce sont les hommes qui ont peint, sculpté, dessiné les femmes.
    Colette Deblé affronte aujourd'hui l'histoire de l'art dans une démarche iconoclaste. "Je tente de reprendre les diverses représentations de la femme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours afin de réaliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en scène." La figuration, chez Colette Deblé ne part pas du sujet en soi, mais de l'interprétation qui en est déjà faite dans l'oeuvre historique, donc chargée de connotations culturelles, allégoriques, symboliques.
    Pour Colette Deblé, "la citation picturale ne saurait être une citation littérale comme est la citation littéraire, parce qu'elle passe par la main et la manière du citateur. D'où un léger tremblé doublement allusif entre l'oeuvre citée et le citateur. Mon projet explore ce tremblé parce qu'il suppose un exercice extrêmement long de la citation vers son usure et sa fatigue." Pas moins de deux mille dessins et lavis donnent à chaque femme regardée une personnalité, une vérité et une réalité charnelle qui, indirectement, provoquent l'interrogation sur un ordre depuis longtemps établi.

  • Quarante-deux reproductions en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de vermeer.
    Un texte clair et précis situe son oeuvre dans le xviie siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.

  • L'art contemporain

    Jean-Luc Chalumeau

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    Réputé difficile d'accès voire inintelligible, l'art contemporain, qui succède à l'art dit « moderne », soulève soit l'enthousiasme des initiés, soit l'indignation de ceux pour qui il reste hermétique. Pour certains, il manifeste la négation même de l'idée de Beauté, ou une sorte de nihilisme esthétique. Qu'en est-il réellement ? Le 3 avril 1997, le quotidien Le Monde publiait un important article du célèbre critique d'art Jean-Luc Chalumeau sous le titre Mauvaise querelle sur l'art contemporain. L'auteur intervenait dans une polémique, qui faisait rage alors, en renvoyant dos à dos les contempteurs de l'art dit « contemporain » récusé en bloc et ses défenseurs inconditionnels, aveugles à certaines impostures. Dix-sept ans plus tard, la situation, loin de s'être apaisée, paraît plus explosive encore, comme en témoigne le film récent « La ruée vers l'art ». C'est pourquoi le livre L'art contemporain que Jean-Luc Chalumeau signe aujourd'hui propose une vue d'ensemble aussi équilibrée et documentée que possible pour 2 heures de lecture. Après avoir défini ce qu'il faut entendre par « art contemporain », il aborde le problème en quatre parties : 1. Comment est né et s'est épanoui l'art contemporain. 2. Comment les puissances d'argent ont pris le pouvoir. 3. Quels sont les arguments des protagonistes de la polémique. 4. Qui sont les principaux artistes contemporains, répartis en une brève typologie. L'auteur nous propose donc, dans cet ouvrage remarquable de clarté, de mieux comprendre les origines et les enjeux de cet art qui, quoi qu'on en pense, fait partie intégrante de notre temps.

  • Gérard Guyomard est un des représentants les plus originaux de la Figuration en France. Cette originalité puise ses sources à la fois dans l'esprit anarchiste auquel le peintre est toujours resté fidèle, et dans une technique picturale très personnelle à base de superpositions. Depuis ses débuts en 1964, il développe un art consciemment narratif dont il était temps de prendre la mesure, de par le nombre des expositions rétrospectives qui lui sont consacrées.

  • Artiste française née en 1942, france mitrofanoff a multiplié les expositions et les travaux monumentaux en se tenant toujours à la frontière séparant, d'une part, l'abstraction lyrique (frénésie du grain pictural: taches, giclures, éclaboussures.
    ) et, d'autre part, le plaisir visuel des formes parfaitement agencées. en témoigne particulièrement sa grande série récente sur le thème de la forêt. jean-luc chalumeau souligne que: "comme le texte poétique selon kristeva, le champ pictural selon mitrofanoff échappe aux lois de sa propre syntaxe. si le sémiotique y ouvre un espace hétérogène, c'est parce que c'est précisément cette hétérogénéité qui doit être travaillée par la pratique artistique.
    " cet ouvrage offre ainsi la possibilité de se perdre dans le mystère de la création picturale.

  • La variété, la complexité et les paradoxes de la démarche de Giorgio de Chirico ont souvent empêché ses contemporains de le situer correctement dans l'art du XXe siècle. Aujourd'hui avec le recul, on mesure mieux ce qu'il en est de sa « vision métaphysique », de ses relations au surréalisme et de la signification du retour au classicisme qu'il prônait dès la fin de la Première Guerre mondiale. Par la révélation de la peinture métaphysique, De Chirico découvre en quelque sorte l'essence de l'art : produire « ce [merveilleux] sentiment de regarder les choses pour la première fois ».

  • Franta

    Jean-Luc Chalumeau

    • Somogy
    • 14 Juin 2007


    La condition humaine est au centre de la peinture et de la sculpture de Frantisek Mertl, dit Franta. Son oeuvre évoque l'obsession du broyage de l'être humain dans les rouages de l'organisation technicienne, mais aussi la beauté du corps à travers sa rencontre avec les Masaïs.


  • Après avoir publié L'Art dans la ville (Cercle d'art, 2000) et La Ville dans l'art (Cercle d'art, 2001), Jean-Luc Chalumeau s'interroge sur l'actualité de ces deux thèmes parmi les jeunes plasticiens d'aujourd'hui. Il profite d'une carte
    blanche offerte par le Président du Sénat pour réunir et exposer, sous le titre L'Art et la ville, 30 artistes, presque tous nés au milieu des années 70, qui s'intéressent à ce sujet. Un véritable panorama de la jeune création contemporaine en résulte. Les propositions actuelles ne témoignent d'aucun
    complexe vis à vis de celles du passé, elles rivalisent avec ces dernières au contraire, et expriment une réjouissante vitalité.

  • La bataille des idées, que l'on croyait assoupie depuis la disparition des plus grands intellectuels français du XXe siècle (Sartre, Foucault, Deleuze...) s'est réveillée depuis quelques années. Elle prend notamment la forme d'attaques venues des Etats-Unis contre ce que l'on appelle désormais la french theory. En quoi consistent donc les idées élaborées en France ainsi contestées ? Ce ne sont pas seulement celles des philosophes comme Jacques Derrida, mais celles venues de la psychanalyse (Lacan), de la biologie moléculaire (François Jacob et Jacques Monod) ou encore de la sociologie (Jean Baudrillard, Edgar Morin...). Ce livre permet de faire le point le plus actuel sur le développement de la pensée en France, dont on ignore souvent qu'elle est devenue la pensée dominante dans les universités du monde entier.

  • Ancien responsable de la revue OPUS International, Jean-Luc Chalumeau dirige aujourd'hui la revue en ligne VERSO-HEBDO (sur www.visuelimage.com). Il a par ailleurs participé à de nombreuses instances telles que les FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain) ou le Fonds National d'Art Contemporain, ce qui fait de lui un observateur privilégié de l'évolution de l'art dit « contemporain » sur lequel il a publié plusieurs livres traduits en huit langues. Volontiers polémiste, il dénonce certaines impostures, mais, admirateur de nombreux authentiques créateurs, il les défend avec conviction : ce procès, construit en deux temps (Accusation et Défense), est donc équilibré et donne au lecteur les éléments nécessaires pour se faire sa propre opinion. Un ouvrage majeur et indispensable pour toutes celles et ceux qui souhaitent affiner leur jugement et mieux comprendre les multiples problématiques qui se jouent dans l'art contemporain.

  • Dès 1979, alors que sont apparus sur les murs de New York les graffitis signés SAMO©, et jusqu'à sa mort, en 1988, Jean-Michel Basquiat (1960-1988) expérimente son art sur des objets du quotidien.
    Si Basquiat peint sur des supports traditionnels, panneaux de bois, simples toiles ou éléments assemblés, il arrive également que ce support façonne l'oeuvre et que, choisi par l'artiste, il soit partie prenante de sa forme finale.
    S'emparant de son environnement immédiat, Basquiat détourne ainsi réfrigérateurs, télévisions, assiettes, casques de football, boites, portes, étagères, revolvers, créant des objets à la frontière de l'oeuvre peinte et de la sculpture.
    Souvent élaborés dans des circonstances ludiques, lors de fêtes, dans le cadre privé de son appartement, mais aussi dans son atelier, tout comme ses toiles les plus importantes, ces objets réinventés apparaissent tout autant comme le journal intime de l'artiste que comme le témoignage de son rapport à la vie quotidienne.
    Présentant près de quarante de ces oeuvres singulières, accompagnées d'images d'archives rares ou inédites d'Alexis Adler, ce livre analyse la confrontation entre Basquiat et le support qu'il utilise, mais également la façon dont il s'empare d'objets manufacturés pour créer une oeuvre en trois dimensions.

  • ' Quoi de plus gai que l'air du temps ? ' demandait Gilles Deleuze dans les années 70. La pop artiste Fury en avait fait sa devise, et aujourd'hui les peintres du groupe des Nouveaux pop semblent la reprendre à leur compte en l'inversant : ' Quoi de moins gai que l'air du temps ? '. Ils savent bien que la peinture n'est pas là pour répondre à la question mais pour la poser aussi fortement que possible. Les Nouveaux Pop ne délivrent pas de message. Ils affectent de constater de près le quotidien (Philippe Huart, Liu Ming) ou bien ils prennent au contraire une distance par rapport à lui (Maria Manuela). Ils peuvent exprimer une nostalgie (Cecilia Cubarle, Antonio De Felipe) à moins que ce ne soit un sarcasme (Cracking Art, Antonio De Pascale, William Sweetlove). Ils sont enfin susceptibles d'accorder une grande importance aux problèmes formels (Sylvie Fajfrowska, Xiao Fan) et, dans tous les cas, ils contribuent à nous montrer le monde tel qu'il est, sans s'y résigner. Jean-Luc Chalumeau les situe par rapport à leurs grands devanciers (Richard Hamilton, Andy Warhol, James Rosenquist, Tom Wesselmann...) et analyse leur originalité : les Nouveaux Pop pratiquent en douceur une peinture de combat, écrit-il. Un combat plus nécessaire que jamais.

  • " La plupart de ces pièces d'acier et de miroir font partie d'un répertoire de formes que je dessine depuis de nombreuses années et qui s'apparente à l'écriture d'un alphabet virtuel. J'écris dans l'espace comme d'autres écrivent sur le papier. Ne cherchez pas à assembler ces signes pour en faire un mot chargé d'un sens précis. Il n'y a pas de mot caché. Il n'y a que vous et mes objets ... Mon travail s'attache à l'émergence d'une poésie liée à la lumière et au silence. Il me semble plus approprié de parler ici d'"objets poétiques ", plutôt que de sculptures ". Pierre Marie Lejeune

  • Le dessin serait à la fois "la plus obsédante tentation de l''esprit (Paul Valéry)" et "l''incarnation de la réalité même du corps" (Jacques Derrida), d''où l''intérêt qu''il suscite depuis plus de six siècles en Occident sous des formes et des techniques variées (pierre noire, pointe d''argent, sanguine, fusain, aquarelle, pastel...). Deux cents exemples réputés les plus beaux, du XVè siècle à nos jours, sont réunis ici - parmi lesquels figurent les plus grands maîtres comme Botticelli, Raphaël, Léonard, Michel-Ange, Rembrandt, Ingres, Picasso mais aussi d''admirables artistes non moins célébres tels que Pisanello ou Jean Clouet - et commentés, et chaque artiste est situé dans l''histoire de l''art. Reproduits pour la plupart en grandeur réelle, ils font du présent livre un exceptionnnel "musée imaginaire".

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