Jean-Luc Martinez

  • Il s'agit de la deuxième exposition présentée dans la Petite Galerie du musée du Louvre, co-dirigée par Jean-Luc Martinez et Benjamin Millepied. Ce catalogue, comme l'exposition, tente de répondre au défi de la représentation du mouvement dans l'art, depuis la matière inanimée jusqu'aux nouveaux codes élaborés par les chorégraphes-danseurs au début du XXe siècle.Avec son regard d'historien, Georges Vigarello introduit le livre et montre comment il existe une invention progressive de la dynamique du corps dans les arts visuels, en réponse à ce défi de donner existence au mouvement, dans la sculpture, la peinture ou la gravure, qui demeurent nécessairement statiques. Suivant le découpage de l'exposition, un parcours en quatre temps est proposé au lecteur. La première partie sera consacrée à la matérialité des oeuvres, à la difficulté pour l'artiste de traduire le mouvement. Puis il s'agira de s'intéresser au décryptage des codes de représentation, les mouvements et les gestes étant le résultat de normes sociales révélatrices de l'image que se fait d'elle une civilisation à un moment donné de son histoire. La troisième partie interrogera le séquençage du mouvement, et montrera ainsi la difficulté pour l'artiste de capter un mouvement rapide qui soit réaliste et de le représenter. La quatrième partie enfin, dédiée à la danse, permettra de retrouver les problématiques précédemment développées, autour de trois axes principaux (le passage de la représentation allégorique de la danse à l'observation directe des corps dansants ; les avant-gardes artistiques et les nouveaux codes du mouvement dansé autour de 1900 ; la danse dans l'univers des Grecs de l'Antiquité, source d'inspiration des artistes).
    Richement illustré de reproductions de peintures et de sculptures photographiées au plus près des oeuvres pour en marquer la matière et le rythme, cet ouvrage proposera également des vidéos accessibles par flashcodes.

  • La Victoire de Samothrace est certainement l'une des expressions les plus spectaculaires et les plus achevées de la sculpture grecque de l'époque hellénistique.
    Pourquoi restaurer la Victoire de Samothrace ? Malgré sa beauté intrinsèque, le monument n'a pas échappé aux méfaits du temps, et sa présentation a été remise en cause par une recherche archéologique renouvelée. Depuis son arrivée en 1864, trois restaurations ont déjà scandé sa vie au Louvre.
    Aujourd'hui, restaurer une sculpture antique, c'est se confronter au talent des Anciens ; restaurer une oeuvre grecque complétée au xixe siècle, c'est tenir compte de sa seconde vie ; restaurer un chef-d'oeuvre du Louvre, c'est avoir à l'esprit l'attachement que chacun lui porte. Restaurer la Victoire de Samothrace revient à faire les trois choses à la fois. Cette plongée au coeur de l'oeuvre, aventure passionnante entre toutes, méritait d'être dévoilée au public. Mais c'est aussi l'occasion de lui présenter le monument de la Victoire dans son cadre antique, sur l'île de Samothrace, dans le sanctuaire des Grands Dieux où il a été dédié. Il s'agit enfin de lui donner des clés pour l'aider à apprécier pleinement la Victoire de Samothrace, une fois passée l'émotion qu'elle provoque : qui est cette Victoire à la draperie virtuose, pourquoi surmonte-t-elle une impressionnante base en forme de proue de navire ? Sans oublier la révélation de quelques secrets techniques bien cachés, qui forcent eux aussi l'admiration.

  • À la découverte des plus anciennes et des plus belles oeuvres du Louvre, présentées comme on ne les avait jamais vues.

  • Cet ouvrage reconstitue et catalogue la célèbre collection d'antiques de la Villa Borghese à Rome, constituée à la Renaissance et achetée par Napoléon au Prince Borghese pour enrichir les collections du Louvre. Une exposition au Louvre accompagnera cette importante publication.

  • Commencée en 1811, la rédaction de l'Inventaire général, communément appelé Inventaire Napoléon, avait été ordonnée par un arrêté du 30 janvier 1810 disposant que tous les objets d'art de la Couronne devaient être répertoriés.
    En effet, aucune liste n'avait plus été dressée depuis la Révolution française alors que les confiscations des biens du clergé et des émigrés, puis, à partir de 1796, les saisies à l'étranger, n'avaient cessé d'accroître le nombre des oeuvres d'art réunies au Louvre. C'est donc un travail colossal que l'Intendant général de la Maison de l'Empereur confiait en 1810 à DominiqueVivant Denon, directeur des musées et à Henri Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal, alors inspecteur attaché à l'Intendance générale.
    Inachevé en 1815 à la chute de l'Empire, l'inventaire ne fut jamais terminé. Il servit toutefois durant les Cent Jours et au début de la Restauration à un vaste récolement porté en marge, récolement des collections qui permet de dresser pour la première fois un bilan des restitutions, des échanges et des négociations qui eurent lieu alors. Cette édition du manuscrit et de ces annotations marginales commentés pour les antiques par J.-L Martinez et enrichie de gravures du XIXe siècle permettra de renouveler l'étude du musée Napoléon.


  • Premier sculpteur grec à oser représenter un nu féminin, Praxitèle, dont la carrière se situe au IVe siècle av. J.-C., connut une très grande renommé dans l'Antiquité. A l'occasion de l'exposition qui lui est consacrée au Musée du Louvre au printemps 2007, cet album se propose d'évoquer ses oeuvres et leur contexte de création, ainsi que les rares anecdotes connues sur la vie de l'artiste.


  • La découverte en août 2004, près de Shipka (Bulgarie), de la sépulture intacte d'un souverain odryse s'est accompagnée de la mise au jour d'un ensemble funéraire remarquable, composé de plus de cent trente objets parmi lesquels émerge la superbe tête en bronze du roi Seuthès III. En dévoilant pour la première fois en Thrace le contenu d'un tombeau royal, cet événement a renouvelé notre connaissance de l'histoire d'une région placée au coeur des rivalités qui opposèrent l'Empire achéménide, Athènes et le Royaume de Macédoine.
    Au lendemain du départ des forces perses en 479 av. J.-C., la Thrace voit émerger sur ses terres un nouveau pouvoir royal, celui des Odryses, qui dépasse désormais le cadre étroit de la tribu pour étendre sous le roi Sitalkès son territoire sur l'ensemble du sud-est de l'Europe, depuis le nord de la mer Égée jusqu'au Danube.
    Au sein de ce nouvel État s'élabore une étiquette aristocratique originale qui se manifeste dans de somptueux ensembles funéraires, lesquels rassemblent quelques-uns des plus beaux objets issus des ateliers d'orfèvrerie antiques. La recherche archéologique a révélé ces dernières années des contextes funéraires impressionnants dont quelques-uns sont présentés ici dans leur intégralité, dévoilant derrière ces assemblages luxueux de parures et d'armements, accompagnés d'une vaisselle de banquet en or et en argent, l'identité originale d'une nouvelle élite qui acquiert par ces emprunts sa pleine identité.
    L'ambition de ce catalogue est de reconsidérer l'histoire de ce très riche royaume jusqu'aux troubles qu'engendreront les invasions celtes en replaçant la maison des Odryses dans le tissu complexe de relations diplomatiques, militaires, économiques, culturelles qui l'unissait à ses différents voisins. Fruit d'une collaboration internationale, cette mise en perspective apporte en retour un regard inédit sur cet acteur essentiel du monde antique.

  • The Winged Victory of Samothrace is without doubt one of the most spectacular and accomplished expressions of Greek sculpture from the Hellenistic period. Why then restore it now? In spite of its intrinsic beauty, the monument has not been immune to the passage of time and its presentation has been called into question by recent developments in archaeological research. Since it first arrived at the Louvre in 1864, it has been the object of three restoration campaigns. Today, the restoration of an ancient sculpture comprises an encounter with the artistic genius of the ancients; the restoration of a Greek sculpture completed during the nineteenth century necessitates taking the work's second life into account; the restoration of a masterpiece in the Louvre means bearing in mind the deep affection everyone feels for it. Restoring the Winged Victory of Samothrace involved all three considerations. It seemed imperative that an account of this voyage deep into the heart of the work, this most exhilarating of enterprises, should to be revealed to the public. The present work does just that, as well as presenting the monument of the Winged Victory in its ancient setting on the island of Samothrace: in the sanctuary of the Great Gods where it was dedicated.
    The book also provides the public with the keys necessary for fully appreciating the Winged Victory of Samothrace, and thus building on the viewer's initial intense emotion. Who is this Victory in virtuoso drapery? Why does she stand on an impressive base in the shape of a ship's prow? Finally, the book reveals a number of well-hidden technical secrets, which cannot but compel our admiration.

  • Guide des collections du musée du Louvre-Lens, constituées d'objets du néolithique proche-oriental jusqu'à l'Europe romantique. Il retrace en outre les grandes étapes de l'ouverture du musée : création du nouvel ensemble architectural, conception du lieu d'exposition articulé autour de la grande galerie, etc.

  • La venus de milo Nouv.

  • La Petite Galerie du Louvre, espace dédié à l'éducation artistique et culturelle, célèbre pour sa cinquième saison la « Figure d'artiste », en écho au cycle d'expositions annuel que le Musée consacre aux génies de la Renaissance : Léonard de Vinci, Donatello, Michel-Ange ou Altdorfer.

    C'est en effet à la Renaissance que l'artiste affirme son indépendance et cherche à quitter le statut d'artisan pour revendiquer une place particulière dans la cité. Toutefois, cette invention de la « figure d'artiste » a une histoire plus ancienne et plus complexe qui débute dès l'Antiquité et dont l'ampleur des collections du Louvre permet de prendre la mesure.

    La signature, l'autoportrait ou la biographie servent son dessein : mettre les mots en images et accéder à la renommée accordée aux poètes inspirés par les Muses.

    C'est ce dialogue entrepris de longue date entre les arts visuels et les textes que l'ouvrage poursuit au fil des pages, les mots donnant vie aux oeuvres et les oeuvres donnant chair aux mots.

  • Dans l'antiquité classique romaine les premiers «?recueils?» de modèles à imiter étaient grecs et l'un des moyens les plus sûrs et les moins onéreux pour le rejoindre parfaitement devaient s'offrir aux artistes sous la forme de statues de plâtre moulées, modestes relais des valeurs éthiques tant convoitées.
    A l'époque moderne, ces mêmes valeurs recherchées, qu'elles soient morales ou politiques, renouvellent ces gestes d'appropriation de l'Antique par la constitution d'une repertoire semblable présenté dans la salle des Antiques du Roi au Louvre.
    A partir du 7 novembre 2019, l'Académie de France à Rome - Villa Médicis -, pensée autour de cette idée, et le musée du Louvre, parents donc par nature, conjugueront leurs oeuvres pour presenter une exposition autour de l'appropriation de l'Antiquité en France, puis en Europe.
    Adossées à leurs collections respectives, et aux résultats de vastes campagnes de restaurations conduits depuis plus d'une décennie, les deux institutions sont en effect aujourd'hui en mesure de restaurer la mémoire de ces oeuvres et d'écrire de belles pages de la transmission des modèles et de la creation française du XVIIe au XXe siècle, richement illustrés dans le present ouvrage.

  • Comme chaque année, un art vivant est invité à dialoguer avec les oeuvres exposées au sein de la Petite Galerie du musée du Louvre. Cet espace dédié à l'éducation artistique et culturelle est une véritable introduction aux collections du musée. Pour sa quatrième saison, le Louvre convie le neuvième art - la bande dessinée -, avec lequel il dispose déjà d'un riche passé à travers ses publications, ses expositions et ses rencontres d'artistes.

    « Archéologie et bande dessinée » : le sujet a donné lieu à de nombreuses manifestations en France et à l'étranger tant les univers de ces deux disciplines paraissent proches dans l'imaginaire populaire. Préparatifs et départs d'expéditions, émotion de la découverte et fascination pour les trésors émaillent les récits des artistes, des consuls et des savants à la recherche d'antiques civilisations, et forment la trame de bien des scénarios de bandes dessinées.

    « L'Archéologie en bulles » explore la thématique sous un angle inédit, puisqu'il s'agit de mettre en lumière ces deux disciplines au travers de leurs procédés communs, le travail du bédéiste faisant écho à celui de l'archéologue. Découvrir, classer, interpréter : ces trois moments de la recherche archéologique peuvent ainsi servir de fil conducteur à ce parcours original.

    Une large variété de planches, d'originaux de bandes dessinées d'auteurs de renom-Jul, Winsor McCay, Nicolas de Crécy, Enki Bilal, Harold R. Foster, Milo Manara, Emmanuel Guibert, Andreas, Lorenzo Mattotti, François Schuiten, John Buscema, Frank Miller, pour n'en citer que quelques-uns - dialoguent avec les oeuvres du Louvre et celles d'autres grands musées : dessins choisis dans des carnets, cahiers de fouilles, livres, gravures, peintures illustrant le goût des ruines en vogue au 18e siècle chez les artistes et au 19e siècle chez les amateurs qui constituent des collections, comme celle du marquis Campana, sans oublier la figure emblématique de Champollion, le fabuleux trésor de Boscoreale ou encore le site mythique de Suse.

    À l'origine de nombreuses vocations d'archéologues et source d'inspiration pour bien des créateurs, le Louvre tisse un lien entre inventeurs de trésors et inventeurs d'histoires, prouvant une fois encore qu'il est un acteur de son temps.

  • «Gouverner, c'est faire croire», disait Machiavel. Art et pouvoir sont intimement liés, et leur complicité marque de son empreinte toutes les époques. Gouverner, c'est se mettre en scène pour asseoir son autorité, sa légitimité et son prestige. C'est aussi fabriquer des images pour nourrir sa propre légende. L'art, au service des commanditaires mécènes, se fait alors instrument de propagande. Mais il peut également se faire contestataire et bousculer l'ordre établi.

    Fidèle à sa vocation, la troisième saison de la Petite Galerie, espace dédié à l'éducation artistique et culturelle, invite le «visiteur-spectateur» à découvrir le répertoire très codifié du Théâtre du pouvoir de l'Antiquité à nos jours.

    Les oeuvres des collections du musée du Louvre et du Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, du Musée national du château de Pau et du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, illustrent ici l'évolution des codes de représentation du pouvoir politique.

    L'historien Patrick Boucheron nous ouvre dans cet ouvrage les coulisses de la représentation qui voit se succéder les grands acteurs de l'Histoire: César, Louis XIV, Henri IV, Napoléon...

    Des parcours dans les collections permanentes du musée du Louvre, à la rencontre des figures du pouvoir dans l'Orient ancien, le monde égyptien, l'Empire romain, en terres d'Islam ou dans la France du 17e siècle, prolongent la réflexion.

  • Le deuxième livre de la collection «Le Grand Livre de la Petite Galerie du Louvre », en coédition avec le musée du Louvre est construit autour de l'exposition mais permet une lecture qui n'impose pas de l'avoir visitée pour comprendre l'ouvrage.

    D'abord, un grand labyrinthe sous la forme d'un poster met en relation toutes les oeuvres de l'exposition : comment elles discutent entre elles, quels sont les rapports et les différences qu'on peut leur trouver, etc. Puis, chacune des cinq parties du livre s'ouvre sur un texte qui en évoque le thème de manière claire et précise. Trois doubles pages permettent ensuite de mettre en lumière différentes correspondances, différentes visions, sans perdre de vue le plus important : montrer les oeuvres.
    Chaque partie se conclut par un atelier. Un livre fin, drôle et érudit pour aborder les plus grandes oeuvres du patrimoine artistique mondial.

  • En partenariat avec le Musée départemental Arles antique, le musée du Louvre présente, dans le cadre d'une grande exposition, les pièces les plus spectaculaires découvertes dans le Rhône lors des prospections et fouilles systématiques qui y ont été conduites depuis près de vingt-cinq ans par l'équipe du département des Recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (drassm), dirigée par Luc Long. Ces découvertes révèlent le riche passé de l'Arles romaine : de l'imposante architecture de la ville «double» qui s'est développée sur les deux rives du fleuve à son intense activité commerciale, en passant par des objets de la vie quotidienne exceptionnels, témoignages émouvants de ses habitants. Des objets rarissimes, en pierre et en bronze notamment, sont présentés après plusieurs années d'études et de restauration : chapiteaux et colonnes, fragments de statues et de reliefs, pièces d'orfèvrerie romaines, amphores, lampes, armes. Cet ensemble exceptionnel, constitué d'une cinquantaine d'oeuvres, est exposé auprès de pièces issues des collections des musées d'Avignon (Calvet), du Louvre, de Vienne et de Turin qui apportent un éclairage différent et donnent des éléments de contexte. En particulier, pour l'occasion, le musée de Turin prête en exclusivité l'unique buste de Jules César identifié de façon certaine jusqu'à la découverte en 2007 du buste d'Arles. La confrontation de ces deux portraits constitue un véritable événement scientifique et permet de prolonger le débat passionnant autour de Jules César.
    Cet album s'organise autour de cinq grandes thématiques richement illustrées : l'importance du port fluvial d'Arles à l'époque romaine ; la fouille du dépotoir ; l'historique des fouilles à la fois dans le Rhône et entre Arles et la mer ; la collection exceptionnelle de bronzes ; le buste de César.

  • Premier volume de la série consacrée aux monuments d'Amenhotep Ier à Karnak, la publication de chapelle en calcite aux noms d'Amenhotep Ier et de Thoutmosis Ier est l'aboutissement d'un long processus scientifique initié avec la découverte des premiers blocs dans les fondations du môle sud du IIIe pylône en 1914, poursuivi avec la reconstruction en 1947 du monument dans le musée de plein air, en passant par les dessins successifs des parois et leur documentation photographique, et s'achevant par la présente édition en fac-similés, assortie d'une traduction commentée. La chapelle en calcite est un reposoir pour la barque processionnelle d'Amon lors de ses fêtes à exode. On hésite encore sur son emplacement d'origine : soit à l'intérieur de la « cour de fêtes » de Thoutmosis II, soit là où se dressera plus tard le « Siège d'intronisation d'Amon », proposition qui a notre préférence. Son décor fut repris quasiment à l'identique dans les autres reposoirs de barque en calcite du site. Les rites spécifiques adressés à la barque d'Amon sont pour partie ceux consignés dans le Rituel d'Amenhotep Ier connu par les p.BM 10689 (Chester-Beatty IX) et les p.Caire CGC 58030, p. XI + p.Turin, Inv.
    Suppl. 10125, et qui portent à juste titre le nom de « service pour les offrandes de la fête d'Amon-Rê ».

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