Jean-Luc Metzger

  • Afin de répondre à une demande sociale en rapide évolution, un consensus se dégage pour exiger des services publics qu'ils se transforment. Au point que ces pressions au changement se sont traduites par une succession de réformes, visant à modifier toutes les dimensions des institutions publiques. Mais quels effets produisent ces injonctions successives sur les échanges entre professionnels ? Constate-t-on plus de coopération, de participation, une meilleure communication entre paires et entre services ? cet ouvrage fournit des réponses dans le cas d'une entreprise publique particulièrement concernée par la réforme permanente.

  • Les inégalités numériques ont surtout été étudiées au travers des notions de fracture ou de fossé numérique, fondées sur des indicateurs quantitatifs simples comme les taux d'acquisition et d'utilisation des nouvelles technologies. Si elles s'expriment avec la force de l'évidence dans le non-usage ou dans une pratique relativement indigente, elles ne sauraient toutefois se résumer aux phénomènes d'e-exclusion. Les inégalités numériques se manifestent aussi sous la forme d'une diversité de pratiques reflétant les clivages sociaux et participant à leurs évolutions. Elles se nichent notamment dans des modalités différenciées d'appropriation et d'usages des TIC, produites soit par des inégalités de capitaux ou de compétences, soit par des capacités et des sens pratiques qui sont les produits intériorisés de formes de domination sociale. Cet ouvrage analyse ces phénomènes variés et présente les résultats de recherches portant sur différents domaines de pratiques : domestique, professionnel ou encore éducatif.

  • Les organisations sont le lieu par excellence d'application de la logique gestionnaire. Mais ne gère-t-on pas également notre temps, notre santé, l'éducation de nos enfants ? Toutes les sphères de l'existence semblent obéir à un mode de raisonnement où le souci de la performance et de l'efficacité paraissent l'emporter sur toute autre préoccupation. La gestion est donc un objet sociologique à part entière. Pour donner corps à cette sociologie de la gestion, reste à en préciser le cadre théorique.

  • Ce livre a d'abord le mérite de poser rigoureusement la question de savoir ce qu'est vraiment la fameuse " mondialisation " dans ses diverses dimensions, économiques, politiques, sociales et culturelles.
    On discerne ainsi mieux dans quelle mesure raisonner en termes de mondialisation peut être productif ou parfois détourner des vraies questions. Ainsi, une relecture critique des débats de ces vingt dernières années dissipe la part de fantasme déployé par des discours catastrophiques qui promettent la fin des nations, la fin des cultures originales, la fin du travail, la domination par d'une élite complotant contre l'humanité.
    La mondialisation n'est, pleinement, rien de tout cela, mais, sous couvert d'un nouvel ordre, c'est bel et bien un vaste processus de préservation des ordres anciens par l'émergence des règles nouvelles non encore stabilisées. Une fois précisée ce qu'est la mondialisation et ce qu'elle n'est pas, une sociologie critique et ouverte aux apports des autres sciences sociales autorise un décryptage rigoureux des mutations en cours dans le monde du travail, dans les relations internationales, dans le fonctionnement des Etats et dans la culture.
    Elle analyse aussi le rôle des nouveaux acteurs collectifs, ONG, syndicats, associations, collectifs mondiaux, les alternatives qu'ils portent et les pistes possibles pour de nouvelles régulations. A la fois étude scientifique, essai engagé et synthèse pédagogique des débats en cours, cet ouvrage séduira tout ceux, militants ou non, qui aspirent à l'intelligence des métamorphoses du monde.

empty