Jean-Michel Maldamé

  • Il est grand le mystère de la foi... Les deux premiers chapitres des évangiles de Matthieu et de Luc en sont une porte d'entrée qu'il faut savoir franchir. L'ouvrage de Jean-Michel Maldamé donne des éléments pour le faire en vérité. Il suit la voie rigoureuse où foi et raison se fortifient l'une l'autre. Si en Jésus, Dieu lui aussi a été un enfant, qu'est-ce que cela signifie exactement ? Avec une clarté extraordinaire, le texte des évangiles est lu mot à mot, dans le souci de voir ce que les auteurs ont vraiment dit, et donc en tenant à distance les réductions, les confusions, les mythes et les dévotions qui dénaturent la foi.
    Un livre de théologie, sur fond de science, qui ouvre sur la contemplation.

  • Qui pourrait soutenir que les religions sont sources de paix face aux récents actes terroristes et à la folie du Djihad ? Laissant aux autres monothéismes abrahamiques le soin d'aborder l'étude de leurs responsabilités, Jean-Michel Maldamé interroge, dans l'expérience chrétienne, le lien entre violence et religion.
    Alors que l'Évangile repose sur un appel à un amour universel, comment expliquer que tant de chrétiens aient trahi le message de Jésus-Christ ? Quel est le chemin qui mène à la persécution et à la guerre sainte ? D'où vient ce mal qui ronge les coeurs et empoisonne les esprits ? Pourquoi l'Église a-t-elle gardé les textes bibliques qui font l'apologie de la violence, depuis la conquête de la Terre Promise jusqu'aux carnages de l'Apocalypse ? Cet ouvrage analyse les abîmes de noirceur qui se dévoilent dans les cruautés des croisades, de l'inquisition ou des guerres de religion. Il cherche à comprendre l'articulation des causes qui pervertissent la foi et falsifient l'appel de Jésus-Christ à devenir artisan de paix.
    Cette quête de la source du mal dans l'histoire de la chrétienté ouvre aussi la porte de l'espérance, car selon la parole du Christ, « Qui fait la vérité vient à la lumière ».

  • Jean-Michel Maldamé relève le défi de reprendre à nouveaux frais la question théologique du péché originel. Dans la théologie et dans la pastorale ou la prédication, niais aussi dans la vie de l'Église et des individus, cette question est tout à la fois centrale, décisive et difficile. Si difficile même qu'on peut être tenté d'en faire l'économie. Il faut savoir gré à l'auteur d'avoir entrepris avec ce livre une clarification salutaire sur cette notion. À cette fin, il fait droit à la Tradition et aux apports contemporains. C'est pour mieux les unir qu'il distingue entre " péché d'Adam ", " pêché du monde " et " péché originel ". De même qu'il distingue entre " commencement " et " origine " ou encore qu'il insiste sur le primat (le l'amour et de la bonté de Dieu ou la grandeur de l'être humain. Au total, cette clarification introduit à une théologie la rédemption et offre un cadre où se puisse validement approcher le mystère du mal. Selon les mots de l'auteur lui-même, " le fait de ne pas réduire le péché originel à la transmission d'une maladie génétique permet de comprendre que la vie humaine ne peut être compartimentée. La vie qui passe de génération en génération est marquée par le mal et tout enfant en hérite. L'enfant n'est pas coupable de ce qu'il n'a pas commis ; il naît innocent ; il est cependant marqué par l'héritage du péché qui habite l'humanité. Baptisé, il entre dans la communion des saints qui l'enracine dans la vie que Dieu lui offre, la vie trinitaire. Il est important de continuer de nommer cet héritage un "péché", car les notions de blessure on de penchant mauvais ne suffisent pas à dire la profondeur de ce qui détruit l'humanité : la rupture avec l'amour de Dieu et la perversion de sa vocation à être "à son image et ressemblance" ".

  • En ce temps de détresse, le nom de Dieu est utilisé pour cautionner le pire et justifier l'injustifiable.
    Comment alors manifester son vrai visage, celui du Dieu qui s'est révélé en faisant alliance avec l'humanité ? Plus que jamais, il importe de parler de l'Esprit Saint, qui reçoit dans l'Evangile le titre de Paraclet - mot grec qui signifie à la fois le défenseur et le consolateur. Sans lui, aucune vie en plénitude n'est possible. Car l'Esprit permet de mettre en oeuvre une dimension essentielle à la vie humaine : la contemplation, la recherche passionnée du visage de Dieu, au-delà de toute représentation.
    Nourri d'une lecture attentive des Ecritures, le propos de Jean-Michel Maldamé souligne combien, à sa manière, le christianisme est une religion de l'Esprit.

  • Depuis que le monde est donné à leur expérience, les êtres humains se sont interrogés sur son commencement et sur sa fin. Les succès de l'astrophysique et l'expansion de l'univers explorée par la cosmologie ouvrent sur la question du commencement du monde en remettant en cause la lecture fondamentaliste de la Bible. Plutôt que d'y voir une crise, le présent ouvrage y voit la naissance d'une interrogation plus radicale sur la raison d'être du monde et sur son origine.
    De même, la théorie de l'évolution permet de mieux comprendre l'unité et la diversité des formes de la vie ; elle pose la question de l'avènement de l'humanité en continuité avec le monde animal. Que dire de la grandeur de l'esprit et de la dignité humaine ? Là encore, les découvertes ouvrent sur la question radicale de l'origine et de la fin et donc du sens de la vie humaine invitant à ne pas en rester à la seule description des lois ou des mécanismes inscrits chez les vivants.
    Ces interrogations pourraient n'être qu'un jeu intellectuel si la présence du mal ne les marquait d'un signe de feu. C'est dans l'incandescence du scandale de cette puissance de destruction dans la nature et surtout dans la communauté des hommes que la question de l'origine se radicalise, invitant à sortir des lieux communs où l'on spécule sur le meilleur des mondes possibles. Il faut entrer dans le combat spirituel avec la passion de voir paraître un monde réconcilié.
    L'ouvrage entend croiser science et foi par la médiation d'une philosophie soucieuse de s'enraciner dans les sciences et dans l'expérience spirituelle. Il entend surtout donner une raison d'espérer.

  • Comment sortir de l'opposition traditionnellement invoquée entre la science et la foi ? Jean-Michel Maldamé montre comment, du dialogue entre la connaissance des sciences et la lumière de la révélation, résulte une meilleure intelligence de la réalité.
    Ces deux sources de savoir grandissent l'humanité et, ensemble, aident l'homme dans sa quête de la plénitude.
    Ce livre prend en compte les développements les plus récents de la science moderne et de la foi renouvelée par les recherches bibliques. Cette vision élargie débouche sur des dimensions plus réalistes et plus profondes de notre culture contemporaine où les sciences de la nature occupent une place prépondérante.
    Se livrant à une réflexion sur les découvertes de l'astrophysique et sur l'émergence de l'homme, cet ouvrage présente une théologie centrée de la figure de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, devenu, par sa résurrection, tête de l'humanité nouvelle et principe du monde nouveau.

  • Pour habituelle qu'elle soit, dans le langage commun de différents champs du savoir, la notion de création n'est pas claire a priori, elle suppose une élucidation rigoureuse, et d'abord du sens qu'elle a dans le domaine théologique.
    Entendue comme acte du Dieu unique et transcendant, la notion de création vise à l'origine radicale des choses. Le même mot création renvoie aussi bien à l'acte créateur qu'au résultat de celui-ci, le monde dans lequel l'homme vit. Ainsi que le montre l'auteur, " les notions de monde et de création ont une valeur d'horizon car elles se déplacent avec le progrès du savoir ". Et c'est cette image de l'horizon qui permet de " présenter la notion de création comme la condition de l'activité humaine, de l'acte de pensée et de vouloir ".
    Sans éluder la question du mal, Jean-Michel Maldamé conduit son lecteur avec sûreté vers la découverte de cette notion centrale. La création est alors appréhendée comme présence qui " permet de sortir du pessimisme angoissé qui sépare dramatiquement l'ordre de la nature de l'ordre de la grâce ou encore oppose comme des contraires éros et agapè. Elle écarte le positivisme qui cherche dans la notion abstraite de Nature une suppléance au surnaturel.
    Ainsi il apparaît que la création n'est pas le préalable, ni le premier moment de l'oeuvre de Dieu, mais l'acte toujours actuel de son amour qui donne à chaque moment le processus par lequel toutes choses sont et adviennent à elles-mêmes ".

  • La lecture naïve des Écritures est parfois source de découragement. Bien souvent, faute de posséder quelques clés, les obstacles semblent insurmontables. Pénétrer au coeur de la Bible, c'est en saisir à la fois l'unité et la diversité, c'est accepter d'être désorientés, voire choqués par les archaïsmes, par ce qui paraît sans incidence sur notre vie, par la violence qui s'exprime sans la retenue qui nous est familière, et c'est s'obstiner à aller au-delà. Or malgré toutes les difficultés rencontrées et avouées, les chrétiens demeurent convaincus que la Bible n'est pas un objet mort, lointain, qu'elle n'est pas simplement un livre d'histoire ou un code moral. C'est pourquoi, plus qu'une simple introduction, utilisant les diverses méthodes de lecture, ce livre veut être aussi une initiation au mystère de la Bible voie de salut. Car la Bible ne se comprend bien que dans son achèvement, le Christ Jésus, en qui se manifeste le vrai visage de Dieu.

  • L'Eglise catholique s'est engagée dans une nouvelle approche des relations entre " science et foi ".
    Cet ouvrage s'inscrit dans cette détermination et prolonge la réhabilitation de Galilée par le pape Jean-Paul II en fidélité avec les orientations données par le concile Vatican II. Il s'agit alors de définir les fondements qui permettront de comprendre les questions actuelles en prenant le temps de montrer d'où elles viennent. Ce livre n'oppose donc pas frontalement science et foi, mais il met en relation " discours scientifiques et discours théologiques " à partir d'une même instance de la pensée et de l'action.
    Ce chemin du dialogue s'ouvre par une étude de la Bible et de la Tradition. Cette première étape donne des éléments qui permettent de comprendre pourquoi science et foi, chacune à sa manière et dans son ordre, sont en quête d'unité. La situation particulière de la culture laïque française - et du mouvement de la sécularisation qui concerne l'ensemble de sociétés modernes -, porte aussi à étudier la naissance de la modernité marquée par l'essor des sciences.
    Le développement de celles-ci a transformé notre manière de comprendre les relations entre Dieu et le monde : son action, sa providence, sa manière d'intervenir et donc les questions du miracle, de la création, de la présence du mal. Des questions nouvelles sont apparues : le modèle cosmologique du big bang, la théorie de l'évolution et tout particulièrement l'émergence de l'homme, les neurosciences et les sciences cognitives...
    Ces connaissances en pleine expansion obligent la théologie à se renouveler en étant attentive à de nouvelles formes de rationalité. Ce cheminement aux multiples carrefours invite donc à développer l'intelligence de la foi en lien avec les richesses d'action et de contemplation qui accompagnent la science moderne. La réflexion ainsi développée n'hésite pas à suivre, notamment, le fil conducteur de la sagesse : sagesse humaine et sagesse révélée sont soucieuses l'une et l'autre de l'unité de l'esprit à la recherche d'une vie heureuse.

  • La question du mal est universelle. Elle interroge la foi en Dieu. Plus on affirme la bontE du crEateur, plus la question est brûlante. Face à cette interrogation, la Bible prEsente le drame vEcu par Job. Le livre de Job n'a cessE d'Etre une rEfErence pour tous les croyants. L'Etude de Jean-Michel MaldamE en propose une lecture symphonique. Il convoque pour cela l'expErience croyante telle qu'elle s'exprime chez les PEres de l'Eglise, en premier lieu GrEgoire le Grand, mais aussi les Docteurs de l'Eglise, comme Thomas d'Aquin. Il cite les grandes oeuvres philosophiques qui fondent la pensEe moderne, comme Kant et Kierkegaard avant de procEder à une analyse minutieuse de la confrontation entre Job et ses amis. Cela le conduit à poser la question de Dieu face au mal et à voir comment JEsus-Christ accomplit ce que Job avait vEcu et annonçait dans ses paroles de feu. Il conclut en situant l'espErance chrEtienne. Le choix de l'image de couverture s'inscrit dans cette perspective. Il s'agit du tableau de Georges de La Tour, Job et sa femme, actuellement au MusEe dEpartemental des Vosges (Epinal - France).

  • A la fois prêtres et savants, ils ont été de brillants novateurs scientifiques. Au XVIIe siècle, Pierre Gassendi introduit les perspectives d'une nouvelle philosophie de la nature où la notion d'atome est privilégiée. Au début du XIXe, les travaux d'un prêtre de Prague, Pierre Bolzano, portent sur l'infini et ouvrent sur les mathématiques modernes. Au siècle suivant, le préhistorien Henri Breuil concilie création de l'humanité et théorie de l'évolution, en renonçant à la lecture littérale de la Genèse. De son côté, Pierre Teilhard de Chardin révolutionne la théologie par sa vision du monde issue de la science. Enfin, Georges Lemaître refonde la cosmologie, en unifiant la théorie de la relativité générale avec les résultats de la physique quantique. Si aujourd'hui certains peuvent s'étonner que ces créateurs en matière scientifique étaient prêtres, l'étude montre que c'est grâce à leur formation philosophique et théologique qu'ils ont pu mener à bien leur rôle de fondateur de la science nouvelle. Leur fidélité, parfois douloureusement vécue, à leur idéal leur a donné l'équilibre et la maturité nécessaires à l'audace de leurs propositions novatrices. Leur identité de prêtre et de religieux a enraciné l'aventure intellectuelle qui fonda la modernité.

  • " D'où venons-nous ? Où allons-nous ? " De vives polémiques surgissent lorsqu'il s'agit de la théorie de l'évolution. Elles sont le fait de croyants sincères qui ne supportent pas l'image donnée par la science. D'abord, elle situe l'humanité dans le processus universel de la vie et la grandeur de l'homme leur semble menacée. Ensuite. elle laisse une place au hasard. ce qui semble contredire l'idée de providence. Enfin, elle écarte l'autorité des textes bibliques et des dogmes. Inversement, les esprits formés dans la laïcité sont scandalisés de voir l'obstination avec laquelle certains religieux (de toute confession, islam, judaïsme et christianisme) récusent la valeur de la science ; ils sont aussi inquiets de voir les propos apologétiques qui dénoncent la démarche rationnelle et critique. Cet ouvrage entend montrer la vanité de ces oppositions. Pour cela il procède avec rigueur : il présente les éléments en cause dans cette querelle. Par l'analyse rationnelle des concepts et une mise en perspective historique. Jean-Michel Maldamé tient à distance les inévitables passions. puisque les protagonistes sont impliqués affectivement dans leurs propos. Qu'il s'agisse de la vie. de la place de l'humanité dans le monde des vivants ou de l'ultime pourquoi de l'existence, c'est poser existentiellement la question de son origine et de sa fin. L'ouvrage présente donc la théorie de l'évolution. Il montre la longue filiation des options fondamentalistes et créationnistes comme celle des matérialistes. Il situe les exigences d'une lecture avisée de la Bible. Il livre un panorama des recherches actuelles clans les renouveaux de la théologie naturelle. II propose une articulation de la science et de la philosophie. L'ouvrage ne se contente pas de donner des éléments de réflexion. Jean-Michel Maldamé offre une théologie renouvelée de l'action de Dieu à l'oeuvre dans le cours de la vie. Pour cela, il puise dans la tradition théologique catholique. Ainsi il peut bénéficier d'un certain recul. Celui-ci est nécessaire pour reconnaître la valeur de la science et pour montrer comment ses résultats invitent à aller plus avant en posant la question de l'origine et de la fin. Il ouvre à une attitude d'émerveillement devant la beauté de la vie. si forte et si fragile.

  • Le père Jean-Michel Maldamé sait la difficulté du sujet qu'il traite.
    Mais il sait aussi que la réalité du mal, sous bien des formes, est un donné d'expérience commun et inévitable. Il s'attache donc à donner des clefs pour faire face. Pour autant il n'entend pas " expliquer " le problème du mal (ce qui est impossible), mais plutôt faire droit au " mystère " du mal. L'auteur met à la disposition du lecteur les apports les plus mûris de la philosophie et de la théologie.
    En même temps, il ne s'enferme pas dans les seules perspectives de la réflexion abstraite. En d'autres termes : s'il est nécessaire de s'approprier les données de la réflexion philosophique et théologique pluriséculaire sur ce sujet, il faut le faire sur l'horizon plus large d'une démarche de méditation et de contemplation. Cette dernière dimension est au coeur de la démarche théologique chrétienne. Par sa démarche pédagogique, Jean-Michel Maldamé accompagne l'effort de réflexion qu'appelle une question si difficile.
    On goûtera tout spécialement l'enracinement biblique de toute la réflexion proposée ici.

  • 40 questions sur Dieu et la foi, essentielles et parfois dérangeantes, des réponses sans détour de très grands spécialistes, recueillies par une journaliste, pour un livre facile d'accès.

  • Les dominicains Jean-Michel Maldamé, Serge-Thomas Bonino, Benoît-Dominique de la Soujeole et Jean-Luc Vesco, tous quatre issus de la province dominicaine de Toulouse, ont reçu le titre de « Maîtres en sacrée théologie » le 20 octobre 2012. Précédées par la traditionnelle laudatio qui présente chacun d'eux, voici les leçons par lesquelles ils ont inauguré leur magistère dans leurs domaines respectifs : science et foi, thomisme, ecclésiologie et oecuménisme, exégèse du psautier.
    Jean-Michel Maldamé, dominicain, est membre de l'Académie pontificale des sciences. Il a été doyen de la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Toulouse et professeur à la faculté de théologie. Il travaille sur le rapport entre science et religionSerge-Thomas Bonino, doyen de la faculté de philosophie de l'Université pontificale Saint Thomas d'Aquin, secrétaire général de la commission internationale de théologieBenoit Dominique de la Soujeole, professeur de théologie, Université de FribourgJean-Luc Vesco, o.p., a été directeur de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, membre de la Commission biblique pontificale et professeur d'exégèse vétéro-testamentaire.

empty