Jean-Pierre Bastian

  • La fracture religieuse vaudoise 1847-1966

    Jean-Pierre Bastian

    • Labor et fides
    • 20 Avril 2016

    Pendant plus d'un siècle, le protestantisme vaudois a été déchiré en une Eglise liée à l'Etat et une seconde qui se voulait libre. Pour la première fois, un historien et sociologue raconte cet épisode constitutif de l'identité religieuse de la Suisse romande, soulignant notamment l'originalité d'une Eglise libre pionnière dans la mise en place de progrès sociaux.
    Un fait de l'histoire récente du protestantisme local, mais avec des enjeux bien plus vastes liés entre autres à la laïcité. Cette recherche abondamment illustrée intéressera à la fois les nombreux descendants des acteurs de ce moment clef de l'identité romande et les férus d'histoire contemporaine.

  • Religions, valeurs et développement dans les amériques

    Jean-Pierre Bastian

    • L'harmattan
    • 21 Juin 2007

    La thèse sociologique classique de Max Weber a mis en relief, à un certain moment socio-historique, l'affinité élective entre une éthique religieuse et un esprit du capitalisme. Certains auteurs ont repris l'analyse du marqueur religieux comme élément structurant différenciant l'Amérique anglo-saxonne et l'Amérique hispanique dans leurs modes de développement. Ce thème est abordé ici dans une perspective socio-historique.

  • Théologie et sciences ; des religions en débat ; hommage à Gilbert Vincent

    Jean-Pierre Bastian

    • Pu de strasbourg
    • 14 Avril 2009

    Il n'est pas rare qu'une distinction soit opérée entre théologie et sciences des religions. La première serait une discipline spéculative et déductive alors que les autres sciences humaines et sociales attachées à l'analyse du « fait religieux » auraient le mérite d'assurer une démarche inductive, à même de mettre en avant un des principaux critères de la scientificité, la vérification expérimentale.
    Au-delà de tout positivisme suranné, n'en va t-il pas des sciences de la religion comme des autres sciences humaines ? Ne sont-elles pas relatives et ne se fondent-elles pas sur des axiomes indémontrables dont se nourrit tout paradigme en sciences humaines ? Mais, en même temps, les deux approches scientifiques de la religion n'ont pas le même objet. La théologie pose la question de Dieu et étudie de manière critique ses représentations ; les sciences des religions étudient les pratiques et les croyances religieuses et leurs effets sociaux. Elles ne peuvent que se situer en deçà de l'objet qui leur échappe toujours quant à sa substance. Il y a donc cohabitation et complémentarité entre deux approches et modalités disciplinaires.

  • Ce livre aborde la manière dont les institutions religieuses deviennent des agences de marketing et les traditions des biens de consommation. Les contenus des messages et leurs modes de diffusion évoluent. Un régime de performance tend à primer sur le régime de vérité qui, jusque là, régulait les contenus et les formes d'expression des traditions religieuses, les différences, les confrontations ou les synergies entre acteurs religieux. En même temps, les représentations religieuses se construisent en dehors des régulateurs institutionnels autorisés des pratiques et des croyances. Ainsi, les médias se chargent de diffuser des images souvent stéréotypées de certaines religions qui deviennent à la mode. La pluralisation des acteurs religieux en Europe aussi bien que la diversification de l'offre de biens symboliques de salut demandent un approfondissement de l'approche sociologique des recompositions en cours en analysant au plus près les processus de régulation du croire dans une logique de marché. Pour ce faire, ce livre interroge l'utilisation du modèle du marché pour explorer dans quelle mesure les contenus de croyance se trouvent affectés et de quelle manière s'effectue la régulation du religieux dans la société pluraliste.

  • À l'heure actuelle, les Églises protestantes sont devenues des acteurs minoritaires dans nos sociétés sécularisées et elles n'encadrent plus qu'une petite partie de la population; il est facile d'oublier qu'elles ont été centrales dans l'histoire des cantons protestants romands, bien qu'elles aient vécu des fragmentations et divisions, qui ne furent pas anodines.

    Afin de comprendre l'histoire culturelle et politique de nos sociétés ainsi que le présent des communautés religieuses, se saisir de ces fractures religieuses du XIXe siècle permet de comprendre ce que la modernité fait de la religion, ce que les principes de liberté individuelle font au christianisme, et, à l'inverse, ce que la religion fait à la modernité. Ni l'histoire de la culture occidentale, ni celle des institutions démocratiques ou de la société civile, ni l'histoire de l'art, ni, a fortiori, celle du christianisme, ne peut se passer d'un détour par les conflits et les scissions religieuses du XIXe siècle.

    Cet ouvrage, en réunissant de manière interdisciplinaire les dernières études touchant aux causes et aux effets liés à la formation des Églises libres/indépendantes de Genève (1849-années 1940), Neuchâtel (1874-1943) et Vaud (1847-1966), veut amorcer un renouvellement du regard historique sur cette période et ses effets. L'objectif est de fournir les bases d'une histoire à la fois religieuse, sociale et politique des protestantismes romands au XIXe siècle, en traitant conjointement les questions institutionnelles et les dimensions culturelles, philosophiques et théologiques.

    Avec les contributions de Frédéric Amsler, David Auberson, Jean-Pierre Bastian, Patrick Cabanel, Roland J. Campiche, Cédric Cotter, Nathalie Dahn, Christian Grosse, Irène Herrmann, Aline Johner, Philippe Kaenel, Valérie Lathion, Jean-François Mayer, Olivier Meuwly, Maria-Cristina Pitassi, Bernard Reymond et Sarah Scholl.

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