Littérature générale

  • Un siècle avant Christophe Colomb, un souverain malien, Abou Bakari II, monte une expédition, traverse l'Atlantique et, le premier, atteint les rivages de l'Amérique. Légende ou réalité ? Enquête rigoureuse - et pittoresque - d'un ethnologue français.

  • "Les îles créoles du Cap-Vert sont comme des notes noires et blanches jetées en Atlantique.
    Parcourir les dix îles de l'archipel en dix semaines et récolter dix nouvelles : tel était le défi que nous lançait notre ami Carlos, Cap-Verdien émigré en France et graveur réputé en Europe. De son pays d'origine, Carlos ne connaissait que Santiago, sa terre natale. Une nuit, il nous confia dix gravures, jeu de cartes de sa géographie intime, projection d'un archipel imaginé. Il les dévoila une à une, puis nous demanda de voyager au Cap-Vert à sa place, pour lui rapporter une histoire de chaque île et ainsi l'aider à rassembler son identité morcelée".
    Jean-Yves Loude.

    Mêlant très habilement récit de voyage et fiction, l'ethnologue Jean-Yves Loude (accompagné de Viviane Lièvre) entreprend ici une passionnante exploration qui, à travers les paysages, les mentalités, la mémoire et la culture de l'archipel, lui permet d'approcher dans leur fascinante diversité toutes les nuances de l'identité cap-verdienne.

  • Un écrivain voyageur français embarque pour les Açores à bord d'un cargo, pour une approche lente et agitée de l'archipel atlantique et volcanique, réputé offrir toutes les vertus du «Sublime» : une nature dont la beauté et la grande douceur sont souvent contestées par la furie des éléments. D'île en île, l'enquêteur veut saisir le caractère de ces lointains Portugais, vignerons et pêcheurs de baleines, contraints d'affronter, pendant cinq siècles, pluies, vents, tempêtes, brouillards, éruptions, stupeurs et tremblements.

  • Deux voyageurs français, à la fois écrivains, ethnologues et enquêteurs, s'engagent dans une filature de cinq mille kilomètres, en bus, à travers le Brésil, sur les traces de personnages exceptionnels restés dans l'ombre de la Grande Histoire, qui ont en commun d'être Noirs, descendants d'esclaves, et d'avoir participé, par leur courage, leur créativité et leur résistance, à l'édification de l'identité et de l'âme brésiliennes.

  • au large des côtes africaines, sur l'équateur et au méridien zéro, sont les îles de sao tomé et principe.
    d'étranges rumeurs y circulent. on dit que charlemagne, souverain sacré empereur en l'an 800, prolongerait là une retraite clandestine. décoré de galons dorés, il apparaît régulièrement sur des scènes de théâtre en terre battue, sous les ombres des bananiers, et il rend la justice. habillés de fracs, coiffés de hauts-de-forme, maquillés ou masqués, les descendants d'esclaves comme les pêcheurs devenus terriens, les affranchis de colons portugais ou les planteurs de cités utopiques se divertissent depuis des générations de cette parodie qui prône l'égalité dans une société où l'on a recours à la hiérarchie des poissons pour traduire les étages de l'échelle sociale.
    partant de ces ingrédients pour le moins insolites et arpentant les ruelles des villages comme des jungles noyées de brumes et des côtes inhospitalières, jean-yves loude nous livre un des plus étonnants récits de voyage qui soit. de ce moment de grâce de l'observateur immergé dans un peuple et son quotidien s'ensuit un très riche portrait d'îles minuscules qui furent sur les grandes routes de découverte du globe, autant qu'elles sont aujourd'hui au centre d'enjeux géopolitiques.

  • Planète Brasilia

    Jean-Yves Loude

    • Tertium
    • 25 Septembre 2008

    Oscar Niemeyer aura cent ans cette année, ce livre lui est dédié.

    « Je m'apprête à quitter Brasília et je ne sais toujours pas ce qui est le plus beau pour moi : la ville ou son histoire, les monuments érigés ou l'épopée de leur construction. Je reste étonné.
    - Tu peux aller à Brasília, tu peux aimer ou ne pas aimer, mais tu ne peux pas dire que tu avais déjà vu avant une chose pareille !
    C'est l'opinion d'Oscar Niemeyer, l'architecte héros de la ville, et je la partage : oui, je n'ai jamais vu une chose pareille. »

  • Sonate d'automne a montreal

    Jean-Yves Loude

    • Laquet
    • 11 Septembre 2001

    C'est chose fréquente à Montréal : arriver pour trois mois et s'apercevoir soudain que trente ans se sont écoulés et que vous n'auriez pas imaginé votre vie ailleurs.
    Une sonate d'automne à Montréal ne s'écrit pas sans risques, elle peut être suivie de plusieurs mouvements. " Je ne suis pas pressé " leitmotiv lancinant pour respirer la ville, la langue, la littérature, les femmes et se souvenir d'Octobre... "Drôle de patente", cette ville, on y croise des pelleteux de nuages" qui rêvent et qui charruent l'indifférence. L'hiver redoutable finit par imposer son largo indispensable et le printemps s'ensuit, composition si allègre qu on veut encore l'entendre interprétée par le vent du sud.
    Ce vent jouisseur, sawa-ni-yottin, que les Indiens algonquins tiennent pour l'initiateur des caressés.

  • C'est cette année-là, justement, que trois voyageurs, Leuk, Lion et Jove se lancèrent dans une expédition au plus près de chez eux. Ils dirent qu'ils souhaitaient sortir de leur jardin et se mettre en marche dès le seuil franchi, afin de repérer de nouveaux horizons à portée de mains, sans passer par la case aéroport. Sans être obligé de calculer le coût carbone de leur périple. Ils épouseraient la lenteur et lui tresseraient des lauriers. Ils iraient à la rencontre de l'humain, puisque telle était la seule façon de voyager, mais sans pour autant traverser de frontières. Ils se contenteraient de découvrir les richesses insoupçonnées de la région d'à côté, celle qu'on finit par ignorer à force de penser qu'e! lle ressemble trop à la nôtre. Erreur ! L'humain est à deux pas, mais on ne le voit pas.
    Cette expédition fut connue en son temps sous le nom de "Voyage avec mes ânes en Côte Roannaise".

  • Ana désir

    Jean-Yves Loude

    Dans le foisonnement créole d'une île atlantique, Fogo, au Cap-Vert, et dans le contexte brutal d'une éruption volcanique, un homme, le Cigano, attend seul dans le cratère embrasé la venue d'une femme, Ana Désir, pour que son amour lui donne la force de créer et l'aide à surmonter son désenchantement du monde.

  • Très tôt, Jean-Yves Loude fut atteint par la "fièvre du voyage". Durant toute son existence d'écrivain nomade, libre de ses mouvements, il ressentit la nécessité d'apprendre des langues, de collectionner des mots, de maîtriser des salutations afin de mieux comprendre les peuples qu'il approchait et de se faire accepter d'eux.
    "La clé des langues" raconte le parcours qu'il a tracé avec sa compagne Viviane Lièvre, de l'Himalaya à Brasília, en suivant de longs méandres en Afrique, arabophone, lusophone, francophone. Le récit naît d'une rencontre avec un jeune Haïtien, croisé à Port-au-Prince, un de ces millions d'êtres dépourvus de passeport, pour qui le voyage est une aventure à haut risque vers la liberté.

    "La clé des langues" a été écrit à la demande des arTpenteurs, compagnie de théâtre saluée pour son travail de longue haleine sur le dialogue des poésies, des cultures et des langues. Sur ce récit, repose le spectacle du même nom, créé par Les arTpenteurs en novembre 2016.

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