Joy Sorman

  • à la folie

    Joy Sorman

    « Ce jour-là j'ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s'éteint jamais, au bout d'un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c'est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d'isolement et les injections à haute dose. Tous refusent, contestent, récusent, aucune folie ne les éloigne définitivement de cet élan-là ».

    Durant toute une année, Joy Sorman s'est rendue au pavillon 4B d'un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l'on dit fous et de leurs soignants. De ces hommes et de ces femmes aux existences abîmées, l'auteure a fait un livre dont Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages. À la folie est le roman de leur vie enfermée.

  • La peau de l'ours

    Joy Sorman

    Le narrateur, hybride monstrueux né de l'accouplement d'une femme avec un ours, raconte sa vie malheureuse. Ayant progressivement abandonné tout trait humain pour prendre l'apparence d'une bête, il est vendu à un montreur d'ours puis à un organisateur de combats d'animaux, traverse l'océan pour intégrer la ménagerie d'un cirque où il se lie avec d'autres créatures extraordinaires, avant de faire une rencontre décisive dans la fosse d'un zoo.
    Ce roman en forme de conte, qui explore l'inquiétante frontière entre humanité et bestialité, nous convie à un singulier voyage dans la peau d'un ours. Une manière de dérégler nos sens et de porter un regard neuf et troublant sur le monde des hommes.

  • Boys, boys, boys

    Joy Sorman

    « Quand il m'a quittée pour une autre vous étiez toutes là pour me dire combien il ne me méritait pas, quand j'ai échoué à mes examens vous étiez toutes là pour me dire qu'un concours c'est aléatoire, quand j'ai négligé de m'inscrire sur les listes électorales vous étiez toutes là pour me dire qu'il n'y avait plus de différence entre la droite et la gauche, quand j'ai eu ma période chanson française vous étiez toutes là pour pleurer avec moi au karaoké sur des tubes de France Gall, quand j'ai porté des jupes sur des pantalons vous étiez toutes là pour me dire que ça affinait ma silhouette. Vous n'avez jamais voulu me faire de la peine, vous m'avez protégée parce que c'est ça le boulot des copines. Maintenant je veux qu'on me pète la gueule. » Boys, boys, boys est le récit d'une fille qui prend les armes et choisit son camp. Avec un projet, presque un projet secret : échapper au mutisme fatal de ses contemporaines, s'inviter chez les garçons, s'emparer de leur parole virile - être féministe autrement.

  • Sciences de la vie

    Joy Sorman

    Le corps de Ninon est une bombe prête à exploser, son détonateur un ADN malade, une série de mutations génétiques qui assombrit le destin des filles aînées de la famille. Depuis le Moyen Âge, chaque génération est frappée par une pathologie étrange, et le poison se transmet. Lorsque le mal se déclare, Ninon décide de contrarier cette histoire maudite et de s'en remettre à la science, ou au désenvoûtement...

  • Comme une bête

    Joy Sorman

    «Pim passe sa main partout où il peut, identifie à haute voix le jarret, la côte première et le filet mignon - les mots la font rire et puis moins quand il passe à la tranche grasse et au cuisseau. Le corps de l'apprenti ankylosé par des jours de découpe, de désossage et de nettoyage se détend enfin, s'assouplit, ses mains se décrispent, la chair est mobile, la peau se griffe, le sang détale dans les veines, il pose ses doigts sur les tempes de la fille, ça pulse.» Comme une bête est l'histoire d'un jeune homme qui aime les vaches au point de devenir boucher.

  • L'inhabitable

    Joy Sorman

    En 2010, Joy Sorman menait une enquête de terrain sur les immeubles insalubres à Paris, en cours de réhabilitation. Elle visitait les bâtiments, interviewait les habitants, tentait de trouver le moyen de dire ces lieux qui échappent au regard. Cinq ans après, elle est y est revenue, pour savoir si l'habitable s'est substitué à l'inhabitable.
    Après Paris Gare du Nord, immersion d'une semaine dans la plus grande gare d'Europe, Joy Sorman ici observe six adresses parisiennes, comme un « biotope de béton, de pierre de taille et de zinc» au bord de l'effondrement, ou tout bouge mais tient par miracle. Une expérience aux frontières du reportage et du récit, de l'enquête et de la dérive urbaine.

  • Du bruit

    Joy Sorman

    " Faire du bruit. Matière bruyante, poisseuse, abrasive, qui colle au visage. Le rap de NTM. C'est le chant des villes, son pouls saccadé, les soubresauts des mouvements de foule, ce sont les sirènes, les flashes des gyrophares, les vrombissements des travaux, les accidents, les crissements de pneus. Kool Shen et Joey Starr retournent à I envoyeur les spasmes de la ville, les dissonances du béton. On ne fait pas plus moderne que le rap, plus industriel, plus historique ; c'est le poumon qui absorbe et recrache les bruits du monde ici et maintenant. Le clou du réel enfoncé dans nos oreilles. " Du bruit retrace le parcours du groupe le plus subversif' des années 1990, NTM. Un témoignage physique et vibrant.

  • Paris Gare du Nord

    Joy Sorman

    Joy Sorman s'est installée pendant une semaine Gare du Nord pour écrire ce livre.
    Convaincue qu'il suffit d'attendre pour que quelque chose surgisse, le lundi 2 mai à 16h40, elle voit successivement apparaître Brice Hortefeux puis une adolescente qui tient par la main un hamster. et voilà son texte lancé. Entre enquête et collection de coïncidences, Paris Gare du Nord est la mise en récit d'un lieu gigantesque et des foules qui le traversent. Une nouvelle manière de dire notre monde contemporain, avec précision, humour et sensibilité.

  • A Paris, sous l'Occupation allemande, Justine découvre le jazz et le swing. Elle fait alors connaissance d'un Paris secret et subversif, celui des caves clandestines, des clubs de contrebande où se retrouve une jeunesse honnie par le régime de Vichy.

  • Gros oeuvre

    Joy Sorman

    "Je repère un terrain, par exemple un soir d'été en promenade digestive, dans la campagne normande - qui n'est pas encore la Normandie, je n'ai pas besoin de franchir de barrière ou de me glisser entre deux fils barbelés pour accéder à ce terrain, puisque à l'époque pas de propriété qui tienne, pas un seul bout de terre entravé ou interdit d'accès ; je fais juste quelques pas pour me retrouver sur le dit terrain - qui n'est pas encore un terrain puisque pas encore délimité comme tel -, pour me retrouver donc plutôt sur un lopin de terre avec de l'herbe dessus, que je décide de clôturer en comptant mes pas sur quatre côtés, et je dis : ceci est à moi. Clôturer un terrain, creuser un fossé, planter des pieux et en voiture Simone.
    Bon, admettons que clôturer ne suffise pas, qu'il faille ensuite ériger sur l'espace délimité par la clôture, alors ceci est à moi puisque je l'ai construit. Quoi? La maison. Je l'ai construite la maison." Gros oeuvre raconte 13 habitations en crise, précaires, ingénieuses, mobiles ou bricolées : autant de manières d'investir un lieu, de construire sa maison. 13 histoires qui posent la même question : que signifie habiter?

  • Seyvoz Nouv.

    Seyvoz

    Joy Sorman

    • Inculte
    • 23 Février 2022

    Tomi Motz, un ingénieur de 50 ans, est mandaté par son entreprise pour contrôler les installations du barrage de Seyvoz. L'histoire tragique de ce barrage - dans les années cinquante son édification a provoqué l'engloutissement d'un village de montagne et la dispersion d'une communauté - remonte à la surface, et Tomi voit sa mission empêchée par une série de dérèglements sensoriels et psychiques. Autour de lui tout tangue, les paysages et les comportements, l'environnement et sa raison vacillent.

  • Ça y est ! Le poisson blob vient d'être élu l'animal le plus laid du monde. À lui, la gloire, les voyages autour du monde, les galas, les inaugurations. Mais tout ce succès finit par lui monter à la tête. Des caprices de star à la dépression, Blob doit se faire une raison lorsque, au bout d'une année, il doit abandonner son titre au profit d'un nouveau champion de la laideur. Une « histoire graphique » en forme de fable désopilante sur la vanité du succès.

  • Joseph rêve d'une paire de Mike Air. Et un mardi, ça tombe bien : lors d'un match dans la cour de l'école, une des baskets de Joseph se déchire. Joseph se voit déjà arborant sa nouvelle paire de Mike Air ! Mais ses espoirs s'effondrent à la vue du sac en plastique que lui tend sa mère...

  • Le sport a longtemps été l'affaire des hommes, à la fois dans les stades, les médias et l'imaginaire collectif. Au début du XXe siècle, quelques pionnières sont entrées sur le terrain et ont commencé à chambouler les pratiques, les usages et les représentations : elles sont sorties de chez elles, ont couru autour de la piste, montré leurs jambes, gagné de l'argent, sont devenues des stars, et certaines sont restées des légendes. Aujourd'hui, qu'elles soient licenciées dans un club, supportrices, pom-pom girls ou championnes, les femmes se passionnent pour le sport. De Suzanne Lenglen aux soeurs Williams, de Nadia Comaneci à Manuela Montebrun, de Carolina Klüft à Nelly Viennot ou Samantha Davies, ce livre propose des portraits d'athlètes mais aussi d'aller voir du côté des stades, des tribunes, des vestiaires, et même des canapés les soirs de match à la télé. Une cinquantaine de textes par une équipe mixte d'auteurs amateurs de sport et une vingtaine de photos, qui sont autant d'entrées ludiques, subjectives et documentées, pour interroger aussi bien le sport au féminin que les femmes d'aujourd'hui : performantes, glamour, étonnantes.

  • « Les voyages forment la jeunesse », « Il faut bien que jeunesse se passe », « Courir après sa jeunesse» ... Qui est-elle donc, cette jeunesse ? Tour à tour adulée, quand on parle pour elle, et réfrénée, quand elle prend la parole, la jeunesse n'est-elle pas une invention ? Et les jeunes, ne seraient-ils rien d'autre qu'un groupe aux contours flous qui entendent surtout profiter de ce temps de la vie où tout est possible ? Ce livre évoque, avec humour et familiarité, la culture jeune, et défend la philosophie de la jeunesse, sa rébellion comme sa passivité, et son intégration comme son exclusion, sans craindre de susciter la polémique. 

  • Une jeune femme hérite du lit de sa grand-mère, Louise, qui vient de mourir. Mais pas n'importe quel lit puisqu'il s'agit d'un modèle haut de gamme, aux secrets de fabrication bien gardés.
    Comme souvent, Joy Sorman s'est d'abord inspirée de la réalité du monde du travail en s'immergeant plusieurs semaines au sein d'une prestigieuse entreprise de literie dont le décor photogénique a stimulé l'objectif de Frédéric Lecloux. Elle choisit la fiction pour traduire cette expérience, l'héritage du lit devenant prétexte à une curieuse digression sur le sommeil qui nous rappelle que ce meuble millénaire peut conduire à bien des états : rêve, insomnie, plaisir ou cauchemar.
    Un double récit, littéraire et photographique, à l'issue duquel il est probable qu'on regarde son lit d'un oeil nouveau.

  • « Les voyages forment la jeunesse », « il faut bien que jeunesse se passe », « courir après sa jeunesse »... Qui est-elle donc, cette jeunesse ? Tour à tour adulée, quand on parle pour elle, et réfrénée, quand elle prend la parole, n'est-elle pas une « invention » La jeunesse, ou plus souvent « les jeunes », ne serait-ce rien d'autre qu'un groupe aux contours flous qui entend surtout profiter de ce temps de la vie où tout est possible ? Ce livre écrit à quatre mains, expression lui-même d'une certaine jeunesse, évoque, avec humour et familiarité, « la culture jeune » d'aujourd'hui : politisée, contestataire, qui, parallèlement, se laisse volontiers aller à « la glande ». Il défend la philosophie des jeunes, sa rébellion comme sa passivité, son intégration comme son exclusion sans craindre de susciter la polémique.

  • L'inhabitable, c'est l'habitat indigne, celui où l'insalubrité se décline sous toutes ses formes - délabrement généralisé, absence d'entretien, non-respect des normes de sécurité, promiscuité, danger pour la santé et le bien-être des habitants...
    Il y a dix ans, Paris comptait encore plusieurs centaines de ces immeubles. Aujourd'hui, il n'en reste quasiment plus. C'est dans ces îlots heureusement appelés à disparaître que Joy Sorman est allée voir de plus près qui vit là et comment. Au fil de ses rencontres, de ces histoires de vie qui suivent la géographie des lieux, elle dresse le tableau saisissant d'une réalité sociale souvent à peine " croyable ".
    Au regard de ce témoignage, Eric Lapierre, architecte et urbaniste, retrace l'histoire de cet habitat et celle des programmes successifs de réhabilitation.

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