Marie-Laure Graf

  • À l'orée des années 1990, l'historiographie s'empare de la figure du résistant. À la faveur de l'ouverture des archives, les chercheurs reconstituent les réseaux, interrogent les actions et les modalités de la vie en clandestinité. En dépit de l'intérêt certain de ces travaux et d'une scientificité tout aussi attestée, il s'avère que cette production contribue à prolonger le mythe façonné dans et par le contexte particulier de la France d'après Seconde Guerre mondiale.
    Depuis quelques années, des études particulièrement novatrices reviennent néanmoins sur cette question fascinante. Elles se permettent souvent d'égratigner les certitudes, en exposant l'incroyable variété des causes d'engagement.
    Dans cet élan de cette désacralisation, de (trop) rares auteurs se sont penchés sur le sort des étrangers qui ont participé aux efforts consentis pour débarrasser la France de la tutelle allemande.

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