Michel Leboeuf

  • Le dernier caribou

    Michel Leboeuf

    Dans nos pays, les populations d'animaux sauvages sont dangereusement en déclin. Il faut se rendre à l'évidence?: nos stratégies de conservation de la nature, fondées sur la protection des espèces rares, sont inefficaces.
    Ne devrait-on pas plutôt sauvegarder l'intégrité des écosystèmes auxquels sont liés tous les êtres vivants plutôt que de ne s'attarder qu'au sort d'un seul animal, aussi emblématique soit-il??
    Michel Leboeuf nous appelle à revoir le concept d'espèces menacées, pour envisager la protection de la biodiversité sous l'angle des « équipes-espèces », ou ce qu'on appelle « holobionte ». Ainsi, selon l'auteur, il faut sauver le bourdon pour pouvoir sauver le caribou, mais quel politicien serait prêt à jouer sa carrière pour sauver un insecte ?
    Selon le scientifique, cela impliquerait une prise de conscience sans équivoque qui devrait nous pousser à attribuer à la Nature des droits fondamentaux. Comme ceux que l'on reconnaît à tous les humains sans distinction.

  • L'affaire est singulière : Vieux Jack, un bouleau jaune âgé de 250 étés, colosse ténébreux de la forêt laurentienne, choisit de livrer ses états d'âme à un biologiste.
    Il lui raconte l'histoire des plantes et celle de sa forêt ; il discourt sur les théories de l'évolution et sur les origines de la vie; puis, il confie une loi essentielle : "Ce n'est ni la séparation, ni l'exclusion, ni la compétition qui gouvernent le monde du vivant [...] ; l'entraide, la coopération, la symbiose, voilà les éléments clés qui permettent de comprendre l'évolution de la vie." La fable du bouleau jaune, solidement appuyée par les plus récentes découvertes en écologie, est le prétexte à une prise de conscience puissante sur la Nature, de même que sur la relation entre les humains et... les arbres.

    Le bouleau jaune est l'arbre-emblème du Québec.

  • Fin novembre. Trois semaines que Maman est morte. Et je ne ressens toujours rien. Mon nom est Philippe Morel. J'ai 53 ans. Je suis un professionnel des communications. À part ma bagnole, mon ordi portable, ma tablette électronique, mon IPhone, Lanvin, Gucci et Hugo Boss, j'ai peu d'amis. Je n'arrive pas à entrer en relation avec les autres, les vivants, les organiques. C'est étrange, mais c'est comme ça. Et ça tient probablement au fait que je n'ai pas de nombril...
    Quel destin singulier que celui de Philippe Morel. Né sans nombril, il sera d'abord l'objet de railleries et du mépris des autres puis, plus tard, il servira de cobaye pour de bien curieuses expériences.

  • Pourquoi le TGV ne va-t-il pas plus vite ? Ne devrait-il pas au contraire ralentir pour économiser de l'énergie ? Est-il si rentable ? Saura-t-il lutter contre la concurrence à venir ? Dessert-il équitablement le territoire ? Les autres pays ont-ils la même stratégie grande vitesse ? Chacun a son idée. Mais sur quoi se fonde-t-elle ?

    En explorant plus de trente ans de grande vitesse en France et dans le monde, ce livre souhaite faire comprendre, dans les dimensions technique, économique, environnementale et sociétale, ce que rouler vite veut vraiment dire. L'ambition est autant dans la largeur du propos que dans la volonté d'aborder simplement, mais complètement, des sujets réputés difficiles, d'y jeter un regard neuf et de les relier à la vie courante et à la culture.

    Le TGV n'est pas un aboutissement, mais un tournant qui a été nécessaire à la survie du chemin de fer. Au-delà, dans un monde qui a le mouvement comme seul élément de stabilité, le TGV ne peut considérer avoir effectué son dernier virage : l'avenir s'écrit tout autour de lui, avec et parfois contre lui.

    À propos, avez-vous déjà essayé de compter les gares TGV dans Paris ? Réponse surprenante à l'intérieur.

  • Grands ambassadeurs de la beauté de la nature, les oiseaux nous envoûtent. François Gravel, photographe globe-trotter, nous convie à un périple aux quatre coins du globe, sur les ailes de ces êtres fascinants qui transcendent les frontières humaines et s'acclimatent aux environnements les plus diversifiés.

  • À sa grande surprise, le détenu vit la première gouverneure en personne pénétrer, tôt ce matin-là, dans sa cellule. Parmi sa suite se trouvait un grand barbu, le médecin qui avait procédé la veille à un examen médical sommaire du prisonnier. Cerones observa l'homme qui se tenait là debout, immobile, puis elle se tourna vers le barbu en demandant : « Il n'est pas trop âgé ? Vous êtes certain que son état général est assez bon pour lui permettre de subir l'opération ? » Plus de mille ans ont passé depuis l'avènement du premier homme qui n'avait pas de nombril. De simple curiosité de la nature, les humains sans ombilic en sont venus à former la majorité dominante de l'humanité. Ils gouvernent désormais la planète, devenue méconnaissable à cause des changements climatiques.
    À quelques jours du déclenchement de la campagne électorale mondiale, la première gouverneure de l'État Unique entend bien assumer un troisième mandat. Consciente qu'il lui faudra du neuf pour charmer ses électeurs, elle échafaude son grand projet de séduction. Un projet digne de la folie d'une dirigeante sans scrupules, prête à tout pour arriver à ses fins.

  • La Mercedes noire du PDG s'immobilisa près du jet qui attendait. En ce soir du printemps 2042, Alex Armstrong jubilait. La réussite de son entreprise d'extraction d'hélium-3 sur la Lune était totale. Mais tout ça ne constituait qu'une grosse machine à imprimer de l'argent, dans le but de financer l'autre projet. Le seul qui comptait vraiment à ses yeux.
    Pas si loin de là, dans une vieille grange réaménagée en salle de culte, Tomi Thompson, grand officier de l'Ordre de la Maison Lunaire, ouvrait la cérémonie. Les membres, pour la plupart des femmes, faisaient cercle autour de sa ointe personne.
    Quel dessein unit Alex Armstrong, le volontaire PDG de la firme d'exploration minière He-3 Solutions et Tomi Thompson, le charismatique leader de la secte de l'Ordre de la Maison Lunaire ? Objets d'une enquête de Félix Aubin, le tenace reporter lancé à leurs trousses, ces deux personnages à la ressemblance troublante verront leurs secrets révélés.

  • Partez à la découverte de la surprenante diversité des comportements alimentaires d'Homo carnivorus selon les époques, les pays, les cultures. Manger est loin d'être un geste anodin: pas moins de 30 tonnes de nourriture passent par le tube digestif d'un humain au cours de sa vie. Et une diète carnivore n'est pas sans laisser de traces.

    L'ouvrage est scindé en 2 parties :

    1/ "Manger pour vivre" présente chapitre par chapitre les différentes nourritures carnées consommées par l'humain moderne 2/ "Manger pour manger" s'intéresse aux conséquences collectives et individuelles de la consommation de nourriture de source animale, en mettant l'accent sur l'impact environnemental et les enjeux de santé qui y sont liés.

    Par exemple : Un hamburger versus forêt tropicale. La production d'un seul hamburger nécessiterait l'équivalent de 6 m2 de forêt tropicale humide. On estime que 125 km2 de telles forêts disparaissent chaque jour pour la simple consommation des hamburgers vendus dans les chaînes de restauration rapide.

  • Qu'est-ce que la reproduction sexuée ? L'humain est-il fait pour la monogamie ? Comment se présente l'homosexualité dans la nature ?
    Voilà la fascinante et surprenante histoire naturelle relatée dans cet ouvrage dont la rigueur scientifique se conjugue avec d'étonnantes informations sur la sexualité humaine et animale. Le sexe occupe, qu'on en soit conscient ou non, une place prépondérante dans nos vies.
    Découvrez pourquoi et, surtout comment il se pratique dans les règnes du vivant. On y lit par exemple :

    À l'échelle mondiale, la durée moyenne d'une relation sexuelle, incluant les préliminaires, est de 20 minutes.
    En moyenne, il faut moins de 4 minutes à un être humain pour décider s'il a, ou non, des sentiments pour une autre personne. Cette décision est basée à 55% sur le langage corporel, à 38% sur la voix seulement et à 7% sur le contenu de la communication.

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