Michel Pierre

  • Logique de la mort

    Pierre-Michel Klein

    • Cerf
    • 16 Mai 1988

    Les époques, les siècles de l'histoire s'ouvrent et puis laissent peu à peu les sujets de l'autre siècle, de l'autre époque, s'éteindre, transmettre et s'éteindre, suivant une sorte de loi du genre. C'est la vie, la tradition et la culture qui passent ainsi et accompagnent le présent.

    Mais notre siècle n'a pas suivi cette loi : après Auschwitz, le passé s'est arrêté, le passé est sans suite, notre présent n'est pas une suite comme n'importe quelle suite. La « Logique de la mort » se demande ce qu'est un passé sans suite. Seulement cela : le passé arrêté d'un sujet, parmi six millions d'autres, un sujet arrêté dont il ne nous reste ni l'âme ni le corps, dont il ne reste rien, dont les nazis nous ont laissé seulement la mort.

  • Orages n.11 ; Rousseau en musique

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    • Atlande editions
    • 5 Avril 2012

    Les meilleurs spécialistes du sujet croisent leur regard pour analyser la postérité de l'oeuvre musicale de Rousseau, son influence sur Berlioz ou Stendhal ou sur l'apprentissage contemporain de la musique. Sont mis à jour des inédits comme six nouveaux airs composés par Rousseau pour son Devin du village ainsi que le livret de l'opéra-comique L'Enfance de Jean-Jacques, créé en 1794. Le volume est enrichi d'un entretien exclusif avec le compositeur Philippe Fénelon, auteur de l'opéra JJR (citoyen de Genève) qui sera créé au Grand Théâtre de Genève en septembre 2012.

  • Simone de Beauvoir et la psychanalyse

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    • L'harmattan
    • 27 Février 2012

    Le thème "Beauvoir et la psychanalyse" a parfois été traité dans le champ des études beauvoiriennes, mais l'originalité de la présente livraison de L'homme et la société tient au fait que l'initiative de reprendre l'examen de cette relation est cette fois venue de psychanalystes, plus précisément de Danièle Brun et Julia Kristeva.
    Ces dernières ont présidé à l'organisation d'un colloque qui s'est tenu en 2010 à Paris et ont souhaité que les actes en soient publiés par la revue. Il ne s'agit nullement d'effacer la dimension concurrentielle qui caractérise la relation entre le discours freudien et les analyses de Beauvoir, mais comme nous l'écrivons dans la Présentation de cet ensemble : " La concurrence entre ces deux discours, celui de Freud et celui de Beauvoir, signifie-t-elle qu'ils sont irréconciliables ? En publiant ce numéro notre souci était bien de permettre aux lecteurs de concevoir ou d'imaginer des réponses.
    Il faut redire que des psychanalystes, en fait des psychanalystes femmes, ont accepté de se réunir et de se confronter aux textes de Beauvoir, ce qui constitue une nouveauté bien venue. Freud et Beauvoir sont deux grands créateurs de concepts et de théories qui n'ont pas hésité à s'impliquer dans leurs analyses, Freud pratiquant l'auto-analyse et Beauvoir se racontant dans ses mémoires - nous songeons notamment à l'approche de leurs rêves respectifs.
    C'est certainement dans ce rapport à soi sans complaisance, ressort d'une argumentation rigoureuse, qu'une conception originale pourrait être trouvée en se nourrissant de l'une et l'autre oeuvre. Ce numéro marque, espérons-le, un premier pas en ce sens ".

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