Nathalie Piegay

  • Une femme invisible

    Nathalie Piegay

    • Rocher
    • 22 Août 2018

    « Pourquoi ne pas avoir écrit sur une femme qui a fait oeuvre ? Qui a marqué l'histoire ? Qui a laissé derrière elle autre chose que des bribes et un fils ? Pourquoi m'acharner sur une comparse, sur une figure qui n'apparaît que dans l'ombre que projettent les grands hommes, dans les interstices de leur biographie ? Les feuilles s'entassent sur mon bureau, les livres où je cherche sa trace. Tous parlent de son fils, ou d'Andrieux, le père de l'enfant. Elle n'y apparaît qu'au détour d'une parenthèse, elle est reléguée en note de bas de page... »Dans ce livre, nourri d'une longue recherche, Nathalie Piégay enquête sur celle qui fut la mère cachée d'Aragon. Elle raconte la vie de cette femme libre et la passion qu'elle entretint pour les deux Louis : Andrieux, le père, grand bourgeois parisien, et Aragon, le fils, à qui elle transmit sa passion des arts et de la littérature. Au fil des pages, cette existence invisible et passionnée finit par ressembler à celle d'une autre. L'auteur de ce récit peut-être.
    Nathalie Piégay, ancienne élève de l'École normale supérieure, enseigne la littérature française moderne et contemporaine à l'Université de Genève. Elle est spécialiste de Louis Aragon (sur lequel elle a publié de nombreux livres et articles), de Claude Simon et de Robert Pinget. Une femme invisible est son premier récit.

  • La petite ceinture

    Nathalie Piegay

    • Rocher
    • 8 Janvier 2020

    Fraîchement divorcée et meurtrie par sa séparation, Adrienne vient de s'installer seule dans une maison près de Fontainebleau. François, violoncelliste, vit au Havre avec ses enfants. Après leur première rencontre au hasard d'une soirée parisienne, ils se reverront. Ils le savent.
    Au fil de rendez-vous amoureux, réglés comme un rituel autour de la Petite Ceinture, ce chemin de fer désaffecté qui fait le tour de Paris, les amants remontent dans le passé de la ville comme dans leur propre mémoire.
    Au terme de ces rencontres où s'invitent des fragments urbains oubliés, Adrienne et François pourront se quitter sans douleur. Dans ce roman d'une passion éphémère qui prend les accents d'un duo musical, Nathalie Piégay interroge l'ambivalence du couple, cruel et libérateur.

  • Le roman

    Nathalie Piégay-Gros

    Les anthologies de la collection Corpus se composent d'une introduction, d'un choix de textes présentés, d'un répertoire des principales notions liées au thème et d'une bibliographie. Cette anthologie comporte notamment des textes de : Aragon, Bakhtine, Balzac, Barthes, Breton, Chateaubriand, Furetière, Girard, Goncourt, Hugo, Kundera, Laclos, Lukács, Pavel, Pinget, Proust, Quignard, Rimbaud, Robbe-Grillet, Marthe Robert, Rousseau, Sade, Sarraute, Scarron, Shakespeare, Stendhal, Sterne, Woolf, Zola.

  • Dans Désarroi de notre temps et autres fragments sur la guerre, la philosophe humaniste Simone Weil (1903-1943), ressent les prémices du cataclysme mondial dans le désarroi social et moral des années 1930 avec la défaite des régimes démocratiques dans le marasme économico-social. Serions-nous à l'orée sombre d'une génération du désarroi dans les termes de Simone Weil ? À l'aube du XXIe siècle, entres peurs sociales, politiques, économiques, climatiques et épidémiques, dans l'héritage révoltant du terrorisme aveugle, le désarroi est tenace. Est-il une réponse indignée et présentiste aux périls les plus divers qui éprouvent notre modernité démocratique ? Or, le « désarroi n'est pas simplement une indignation, un choc ou un chagrin » ajoute Antoine Volodine, car la « parole littéraire » et le « rêve », en dispositif de survie intellectuelle, contournent l'abîme du désarroi.

  • Le lecteur

    Nathalie Piégay-Gros

    Corpus littéraire sur la figure du lecteur, son personnage dans la littérature, ses débuts en tant que lecteur, ses rapports avec l'auteur, accompagné d'analyses, de définitions et illustré d'extraits d'oeuvres d'auteurs de différentes périodes : Balzac, Benjamin, Gracq, Huysmans, Prévost, Proust, Stendhal, Sénèque, Cervantes, etc.

  • Le discrédit qui pèse sur l´érudition depuis les Lumières et la sentence rendue à son encontre par la théorie et la critique littéraires au XIXe siècle n´ont pas occasionné, tant s´en faut, l´éreintement de la notion. Détournée de ses fins de connaissance, dégagée de l´établissement d´un savoir fiable, l´érudition s´en fut hanter la conscience des écrivains, Flaubert en tête. Michel Foucault aura été l´un des premiers à noter l´empire qui s´ensuivit de la fiction sur le savoir et la mémoire. Ainsi promue affaire d´imagination, l´érudition s´implante dans le roman, qui représente des démarches savantes, des enquêtes critiques : Aragon, Borges, Nabokov, Queneau, Simon, Pinget, Perec, Roubaud, Quignard, Yourcenar s´en emparent. L´érudit que donnent à voir leurs récits est moins qu´un savant qu´un fou ayant le goût de l´archive, un excentrique esseulé dans une bibliothèque ou formidable ou fabuleuse, un mélancolique égaré dans un monde qu´écrase une mémoire impuissante. De ce fond aride, l´érudition imaginaire tire, elle, une étonnante fécondité : elle invente des dispositifs insolites, elle débauche la langue et le lexique, elle modifie la conduite du récit en s´appropriant les méthodes érudites. Critiqué, déstabilisé, mais réenchanté, le savoir devient objet de fabulation. Il livre alors des personnages supposés, des histoires fictives, des sources apocryphes. Ce faisant, il signe la suprématie du roman sur les autres formes de récit, en le rendant capable de s´accaparer tous les discours, y compris le discours critique.

  • "Je déborde d'un chant sublime, impérieux ", écrit Louis Aragon dans le poème Elsa. Ce chant, à la source de l'inspiration poétique, en constitue aussi l'horizon, tellement les poèmes d'Aragon furent à l'origine de nombreuses chansons. Les chanteurs, de Léo Ferré à Jean Ferrat, en passant par Georges Brassens ou, plus récemment, par Sanseverino, ont vu en eux une partition silencieuse en attente d'instruments. Nathalie Piégay-Gros nous montre ici, avec tendresse et érudition, que la poésie d'Aragon, mariée à sa passion pour la musique populaire, le jazz, les flonflons et le music-hall, et toujours inscrite dans son contexte politique (Front populaire, guerre d'Espagne, Résistance...), a constitué une invitation ensorcelante pour les chanteurs qui l'ont lue et, sans doute, d'emblée fredonnée. Deux volumes retracent ces noces d'évidence du poème et du chant. Le premier, riche de photos, petits formats, correspondances, dit le lien passionnel du poète à la chanson. Le second illustre l'engouement des chanteurs pour les vers d'Aragon. Les fac-similés des poèmes mis en chanson dessinent, sous le commentaire de Nathalie Piégay-Gros, la genèse à chaque fois différente de ces créations enchanteresses.

  • Le caillou noir - recit Nouv.

  • Analyser l'esthétique d'aragon permet de considérer l'oeuvre dans sa diversité. la mise en scène, par aragon, de sa propre écriture n'est qu'une des voies pour analyser ses textes : poésie et politique, surréalisme et réalisme, prose et poésie, désir de lyrisme et volonté de roman, érudition et invention s'y mêlent sans fin, pour interroger l'identité problématique du sujet comme l'urgence de l'histoire.

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