Nicole Lucas

  • L'aventure du Petit Écho de la Mode, étalée sur un siècle capital pour comprendre l'essor des médias féminins, reste révélatrice et exemplaire.
    Ce journal généraliste, où collaborent la Bretonne de Châtelaudren et Paris, s'appuie volontairement sur des valeurs morales parce qu'il remplit, selon son fondateur, "une mission éducative". La mode, mais aussi la vie de la femme bourgeoise, les rites cycliques de l'existence individuelle et collective, la publicité, livrent à son lectorat fidélisé, les arcanes d'une époque révolue certes, mais fort éclairante de la nôtre, par sa continuité et ses ruptures.
    Ce phénomène de l'édition, nourri de l'inventivité créative d'hommes et de femmes dévoués à leur entreprise, a clairement ouvert la voie à d'autres magazines dédiés à la famille et à l'univers féminin.

  • Enseigner l'histoire des femmes, loin d'être une réalité résolue et mise à l'oouvre dans les pratiques quotidiennes des classes, reste un enjeu pédagogique et citoyen essentiel. Comment les femmes, si rares hier dans le questionnement éthique et didactique, ont-elles investi des champs qui leur étaient fermés ? Dans quel cadre institutionnel, à travers quelles problématiques et dans quelles disciplines les professeur (e) s peuvent-ils ouvrir leurs élèves à la conscience d'une culture mixte en marche vers l'égalité de fait ? Parler des femmes, de leur enracinement dans l'histoire, dans les sociétés et les cultures, les présenter à l'intérieur de dispositifs scolaires, représentent autant d'outils judicieux pour saisir le monde dans sa complexité et sa dualité. Cet ouvrage multiplie les références, les études de cas, et propose des outils et des approches pédagogiques, en vue de permettre, au-delà d'une connaissance approfondie de cette histoire du genre, une réelle justice et égalité des chances entre les filles et les garçons.

  • Le XXe siècle a vu l'expansion et le triomphe du manuel dans l'enseignement de l'histoire dans le second degré. Il a marqué la vie et nourri les souvenirs de générations d'élèves et de professeurs. Il a suscité des débats passionnés, toujours créateurs d'innovations qui lui ont permis de survivre en s'adaptant à un monde de plus en plus médiatisé. Son importance culturelle, sociale et donc historique, sa différence avec le manuel de l'école élémentaire expliquent cette recherche, Point de convergence de sources, d'influences et de regards multiples, le manuel en a tiré sa dynamique interne. Il fallait donc, par une approche ouverte, dessiner à travers les représentations, les images du livre d'histoire et ses rapports à la mémoire, son évolution, ses projets, sa dimension foncièrement humaine autant que purement fonctionnelle. Sa définition, par delà les prescriptions légales et institutionnelles, est affaire aussi de témoignages vécus, de souvenirs de jeunesse ou de pratiques Idéalisées, réalistes, réservées ou critiques. Dans toutes les vicissitudes de son existence, le manuel change de visage, de structure mais sait garder avec constance ses spécificités voulues par le public auquel il s'adresse. Témoins de ces continuités et ruptures internes et externes, les destins scolaires changeants de quelques hommes politiques complexes et controversés révèlent la référence essentielle aux valeurs citoyennes dont il est naturellement porteur. Objet-modèle, lui-même modelé par les rythmes irréguliers de l'évolution de l'histoire contemporaine, il prouve, assurément, sa vitalité puisée dans des contradictions et une riche complexité qui fondent encore son intérêt pédagogique dans le système scolaire.

  • Après le détective très très très spécial de Romain Puertolas, c'est au tour du discret Wickson Alieni, de l'italien Luca Doninelli, de rejoindre le panthéon des enquêteurs loufoques qu'affectionne tant La Joie de lire.
    La force de ce nouveau héros est d'être ordinaire, tellement ordinaire que personne ne le voit. Il résout ainsi un nombre important de cas sans se faire remarquer.
    Au cours des trois enquêtes qui composent le livre, le détective est confronté à de bien surprenantes disparitions : le rapt des nuages du légendaire ciel londonien, le vol des harengs, composants pourtant essentiels du petit-déjeuner anglais et la confiscation générale de l'heure du thé (le chiffre 5 disparaît de toutes les montres et horloges de la ville !).

  • Bien se nourrir est un élément fondamental pour rester en bonne santé. Les Chinois l'ont compris depuis longtemps, et la diététique fait partie intégrante de la médecine traditionnelle, à la fois préventive et curative.
    La diététique chinoise nous apprend que chaque aliment exerce une influence sur un organe précis, de par sa nature (yin, yang), sa saveur (identifiée selon 5 catégories : acide, amère, sucrée, salée, piquante) ou sa couleur (vert, rouge, jaune, blanc, bleu).
    Une pratique millénaire a permis de déterminer l'énergie, la saveur de chaque aliment, de localiser son impact sur notre organisme. Dès lors, bien se nourrir c'est savoir choisir les aliments qui nous conviennent, en fonction des petits déséquilibres quotidiens, du rythme des saisons, de la nature même des aliments. Bien se nourrir, c'est aussi mieux se connaître et apprendre à identifier ses besoins.
    Dans cet ouvrage, Josselyne Lukas nous apprend à utiliser les principes de la diététique chinoise de façon à faire de notre alimentation un outil essentiel pour notre santé. Mais pour que ces principes soient accessibles à tous, pas question d'ingrédients introuvables ni de recettes compliquées. Nicole Fargeas, cuisinière hors-pair, a adapté de bons petits plats traditionnels bien français ! Ce livre propose quelque 195 recettes au fil des saisons qui permettent, avec les conseils et les explications de Josselyne Lukas, d'appliquer sans peine les principes de la diététique chinoise.

  • "Dans la continuité d un va et vient culturel ancien entre la France et la Russie, l irruption de bouleversements politiques et idéologiques profonds, les guerres du XXe siècle ont provoqué d inévitables et dramatiques migrations. L'exil de femmes nées en Russie, initialement privilégiées, chassées par les révolutions de 1917, révèle de manière exemplaire la force de leurs personnalités et les facettes complexes de leur identité."

  • Présenté sous forme d'abécédaire, cet ouvrage nous révèle que chaque époque, de l'Antiquité à l'époque moderne et contemporaine, a connu ou connaît un esclavage spécifique. Il montre que paradoxalement, les esclavages furent aussi des catalyseurs de poésies, musiques, romans et films au pouvoir libérateur et révélateur.
    En abordant le sujet sous toutes ses facettes, il pose les vraies questions et donne des outils de réflexion pour que le combat contre la servitude se perpétue jusqu'à la victoire finale des droits humains.

  • Cet abécédaire raisonné, pour analyser la complexité de l'histoire coloniale française, se nourrit de personnages-clés, d'événements décisifs, de créations artistiques remarquables et de concepts polémiques. Il laisse librement entrer par des multiples approches convergentes au coeur d'une expansion historique qui a construit un pan du récit national. Mais formater l'esprit des peuples indigènes, les soumettre par la force ou les violences, leur apporter autoritairement la civilisation n'eut qu'un temps. L'action sans relâche d'intellectuels, de militants politiques, de journalistes, d'artistes va saper les fondements d'un empire apparemment triomphant. D'où le projet de ce travail collectif : appréhender, à travers le filtre nuancé des arts, l'histoire de la colonisation et des indépendances.

  • La puissance et l'omniprésence du cinéma au XXème siècle en font le complément idéal de l'histoire et de l'enseignement : encore faut-il en construire une approche contextualisée et une pédagogie efficace, que les collaborateurs de cet ouvrage ont le projet de définir, à travers des études de cas diverses. Ils y abordent donc toutes les « formes » cinématographiques, leur dimension créative, militante, historique et citoyenne. Ils découvrent finalement, au prisme de leurs interrogations et au terme de leurs recherches, l'utilité manifeste des films dans l'écriture et la pédagogie active de l'histoire : le cinéma est légitimé ici dans son statut d'objet historique original, et ouvre une saisie vivifiante de l'histoire des hommes.

  • Enseigner l'Europe est un impératif des programmes scolaires, mais surtout un impératif pour former les citoyens de demain.Si les enseignants sont conscients de cette nécessité, ils manquent par trop souvent de guides et d'outils.C'est ce rôle qu'entend jouer cet ouvrage en présentant une lecture ouverte des programmes de géographie, d'histoire et d'éducation civique du primaire au lycée. S'adressant aux enseignants, formateurs et futurs professeurs, il propose des pistes de travail et de réflexion sur l'éducation à la citoyenneté européenne mettant en évidence les liens entre plusieurs champs disciplinaires. Se soucier de l'identité européenne en 2005, c'est pour nous retrouver l'importance primordiale des données culturelles.

  • "Toute migration collective traduit une somme d'aventures particulières à l'image de celle de Natacha, exilée. Des bords de la Neva tsariste à la vie parisienne, via Constantinople, elle prend finalement racine en Bretagne, puis en Vendée. Malgré les drames, Nata assume dignement son intégration progressive et réussie. Elle trouvera l'amitié avec Betty, l'amour avec Jean, la filiation avec une famille française revenue d'Algérie. Son existence témoigne d'une force d'âme qu'il nous faut méditer."

  • Comment initier les élèves, les étudiants, à la complexité de la Méditerranée, antique et actuelle ? Cet ouvrage pluriel se propose de donner les clés de cette mer-creuset, interface de cultures, de religions, d'empires qui se l'approprièrent successivement. Entre les deux rives à la fois lointaines et proches qui la bordent, les incessants brassages géopolitiques, artistiques, économiques et humains, en firent un lieu multiculturel privilégié mais aussi un théâtre de rivalités, de fractures, d'une actualité brûlante encore aujourd'hui. Elle représente, pour tout futur citoyen, dans sa dimension mythique et sensorielle, notre Odyssée, c'est-à dire un héritage décisif et notre Iliade, par toutes les guerres terrestres et maritimes anciennes et récentes qu'elle a portées. Enjeu crucial pour l'Occident, l'Orient, l'Afrique et désormais le monde, cette mer-mère doit nécessairement entrer dans la formation de tout démocrate.

  • Comment, à partir d'un nouvel état des lieux, expliciter et justifier, plus encore aujourd'hui qu'hier, la nécessité d'un usage innovant et réfléchi de la cartographie dans l'enseignement de l'histoire-géographie ? Partagés entre son archaïsme apparent et sa modernité, les professeur(e)s l'utilisent avec précaution, doutent parfois de son pouvoir et s'interrogent sur l'efficacité pédagogique de leur approche. Pourtant, face ou grâce à la concurrence des nouveaux médias, elle reste un outil fondamentalement formateur, dont cet ouvrage analyse les limites et les vertus, pour situer et comprendre les relations entre les hommes, pour préciser leur emprise imaginaire ancienne ou actuelle.

  • Dans un monde dominé par l´omniprésence des médias, vecteurs de mémoires variées qui fondent une grande part de la culture des jeunes d´aujourd´hui, quelle place leur donner dans l´enseignement de l´histoire? Cet ouvrage collectif constate que les hommes ont inscrit leurs messages sur la pierre, dans le livre, sur la pellicule photographique ou cinématographique, dans la chanson ou la publicité. Ces médias, qu´ils se réfèrent aux valeurs passées ou anticipent, à partir d´elles, le monde de demain, cherchent indéfectiblement, dans une époque marquée par de terribles conflits ou soumise au culte de l´immédiat, à défendre la foi dans l´être humain et sa continuité. La représentation du monde d

  • Un itinéraire historique des Hautes Terres de Provence.

    En 1994, lorsque l'Office intercommunal de Tourisme est créé par une poignée de convaincus pour développer le tourisme dans ces deux cantons de la Motte-du-Caire et de Turriers, cet espace ignoré n'apparaît que comme une tache blanche sur les dépliants touristiques départementaux. Seuls quelques valeureux pionniers ont osé y développer leur activité en se référant essentiellement à Sisteron, leur célèbre voisin dont la notoriété n'est déjà plus à faire.

    À partir du constat que cet arrière pays bas alpin exerce une indéniable fascination sur les visiteurs qui s'y aventurent, l'Office de Tourisme décide d'y développer de manière durable un tourisme respectueux de l'environnement, des hommes qui l'habitent et du précieux legs de ses anciens. Avec cette ambition, parallèlement à la mise en place successive de projets sportifs structurants, dès 1998, l'Office s'attelle à la lourde tâche d'exploration et de valorisation de la mémoire ancestrale de ces vingt villages. Inventaire du patrimoine, réalisation de monographies, programme de recherches archéologiques sous tutelle du Service régional de l'Archéologie, travaux de recherches en archives, progressivement les Hautes Terres de Provence resurgissent de l'oubli. Dix années d'efforts passionnés et d'investissement financier s'avèreront nécessaires pour mener à bien ce devoir collégial de mémoire qui lèvera, pour une part, le voile sur les racines fondatrices de ce terroir de haute Provence.

    Il mettra en évidence une organisation religieuse et seigneuriale au Moyen Âge dont on ne soupçonnait pas la densité. C'est elle qui permettra d'écrire cette longue page d'une histoire d'hommes attachés à ces terres difficiles et aux conditions de vie précaires. On connaît trop aujourd'hui les faiblesses rédhibitoires d'une société qui serait tentée de renier ses racines. Les mêmes causes induisant les mêmes effets à l'échelle d'un micro territoire, il nous a semblé fondamental de transmettre cette connaissance afin que tous, visiteurs, autochtones et néo-ruraux apprennent à respecter et à sauvegarder cette identité que les siècles ont patiemment bâtie. Ce livre est à l'image de ce territoire, fait de raison et d'émotions, de travaux de recherches et d'expression artistique et s'il peut contribuer à ce que cette solidarité qui a fait sa force, perdure, le challenge sera réussi.

  • Il s'agit ici d'entrer dans la lente construction de l'identité féminine contre les pesanteurs et les conservatismes de toute nature. L'approche conjointe socio-historique, fondée sur les concepts de Norbert Elias, part d'un triple constat : le hiatus entre directives officielles et pratiques réelles, l'omission de leurs actions dans l'histoire et leur indiscutable créativité, leur conditionnement à l'infériorité et leurs rêves d'altérité, d'équité et de liberté... L'exemple de trois subversives (Sarah Bernardt, Colette, Françoise Giroud) est ici examiné.

  • Définir les traumatismes des temps passés et réfléchir sur leur impact dans l'histoire, c'est chercher les clés disciplinaires ou interdisciplinaires pour analyser la part de tabou ou d'ineffable.
    Comment faire comprendre, les violences faites aux Arméniens sans stigmatiser les Turcs ? Comment saisir les douleurs liées à la guerre civile espagnole, ou encore celles plus récentes de l'Algérie et du Rwanda.? Comment aborder les génocides? Faut-il nommer un drame quasi indicible pour éclairer l'Histoire ?
    Ce volume, fondé sur des réflexions et des études de cas, décrit les traumatismes dans leur multiplicité, leur empreinte indélébile sur sociétés, cultures et mémoires et en interroge la profondeur.

  • Est-il possible de comprendre l'Histoire sans évoquer ses protagonistes ? Sans réduire l'Histoire à la geste héroïsée des grands personnages, il est nécessaire pour les chercheurs d'inscrire le destin de ses acteurs dans le continuum historique pour donner sens et relief au récit et aux événements. Le propos de ce livre est de souligner, la pertinence scientifique et didactique d'une histoire incarnée à travers des exemples inscrits dans différentes temporalités.
    Appréhender les parcours individuels de Charlemagne, Césaire, Kennedy, Jeanne d'Arc ou les actions de groupes anonymes donne du sens et nourrit la réflexion

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