Niels Ackermann

  • La ville de Slavutych est la plus jeune d'Ukraine.
    Située à trente kilomètres de la centrale de Tcher- nobyl, elle a été construite par les autorités sovié- tiques immédiatement après la catastrophe de 1986, à la lisière de la zone contaminée, afin de loger les liquidateurs et le personnel affecté à l'entretien des réacteurs encore en activité. Conçue comme la ville idéale soviétique pour travailleurs de choc, Slavutych abrite 25 000 habitants.
    Trente ans après l'accident, une nouvelle génération est née et a grandi à Slavutych, à l'ombre de la plus grande catastrophe nucléaire de l'Histoire. Niels Ackermann est parti à la rencontre des habitants, de cette jeunesse pleine de rêves et d'espoirs. Il rencontre Ioulia, une adolescente qui lui présente ses amis et lui montre les différentes facettes de la ville. Au fil des séjours du photographe, entre 2012 et 2015, Ioulia se transforme peu à peu en une jeune femme, qui perd ses rêves et se voit confrontée à la réalité.
    Loin des discours catastrophistes ou misérabilistes, loin des clichés en noir et blanc, Niels Ackermann et le journaliste Gaetan Vannay montrent dans L'Ange blanc leur amour pour l'Ukraine, et toutes les inter- rogations sur la vie qui continue, dans cette région pas tout à fait comme les autres.

  • Établis en Ukraine depuis plusieurs années, le pho- tographe Niels Ackermann et le journaliste Sébastien Gobert posent un regard curieux sur l'histoire de ce pays. Depuis la révolution de Maïdan, le gouverne- ment ukrainien cherche à marquer, vingt-cinq ans après l'indépendance du pays, une rupture nette avec le passé soviétique, notamment en promulguant des lois de « décommunisation ».
    Les deux reporters sont partis à la recherche des marques tangibles de la période soviétique, sous son aspect le plus répandu et apparemment banal : les statues de Lénine.
    Celles-ci ont aujourd'hui entièrement disparu du pay- sage ukrainien. La scène est bien connue, répétée des dizaines et des centaines de fois depuis 1990 : la statue est jetée à terre par un gros véhicule, les grands-mères crient ou pleurent, les hommes fument, certains filment la scène. Mais que fait-on de la statue après sa chute ?
    Dans leur enquête, Niels Ackermann et Sébastien Gobert découvrent des Lénine dans les endroits les plus improbables, jardins, décharges, couloirs de musées, salons de particuliers... Ils en ramènent plusieurs entre- tiens avec leurs gardiens ou propriétaires et de magni- fiques images, loufoques ou décalées, parfois teintées de nostalgie. Certains Lénine sont reconstitués, d'autres customisés ou détournés - Dark Vador, cosaque ou homme-sandwich. Devenus objets du quotidien inoffen- sifs, on leur voue une forme de tendresse, ou une haine farouche : ils sont le signe d'un passé encombrant, dont il faut s'emparer pour inventer un avenir à l'Ukraine.

    1 autre édition :

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