Olivier Kaeppelin

  • Cet ouvrage est consacré aux dix dernières années de création (2009-2019) du peintre Yves Zurstrassen.

  • Damien cabanes

    Olivier Kaeppelin

    L'exposition que lui consacre le musée d'Art moderne de Saint-Étienne métropole et sa nomination au Prix Marcel Duchamp mettent à l'honneur le travail de Damien Cabanes cet automne. La peinture entoure les pratiques de cet artiste (né à Paris en 1959) qui expérimente tout aussi facilement la sculpture que le dessin. Depuis la fin des années 80, chaque période associée à un lieu de travail le voit explorer un nouveau médium ou un nouveau geste jusqu'à épuisement de ses fondements et jusqu'à saturation de l'atelier : les peintures minimales, les taches colorées puis, après les damiers, les autoportraits, et à partir de 1994, l'abandon du travail bidimensionnel pour « un espace pictural multidimensionnel ». Les sculptures prennent la forme de cubes, de puits, de cônes, de boules, de tortillons en plâtre ou en polystyrène souvent peints et de personnages en terre cuite souvent émaillée. En 2006, Damien Cabanes retrouve aussi la peinture.

    En collaboration avec le musée d'Art moderne de Saint-Étienne métropole et la galerie Éric Dupont, Paris.

  • Les arches

    Olivier Kaeppelin

    • Somogy
    • 12 Juillet 2017

    Daniel Coulet est enraciné dans le réel, c'est à la nature qu'il a pris ses premières formes dont il a fait les éléments vivants, sans cesse recréés, de son répertoire inspiré. Le symbolisme de la porte est lié. chez Daniel Coulet, au mystère de la création. Il est curieux de voir l'élévation des formes se mêler, s'enchevêtrer. Considéré comme l'un des représentants les plus prometteurs de la création artistique française, le sculpteur et peintre Daniel Coulet (né à Montpellier en 1954) se partage entre Paris et Toulouse. Ce sont notamment ses importantes sculptures monumentales érigées dans l'espace public tout au long de ces dernières années qui ont révélé son travail remarquable comme sculpteur Il fait un peu figure aujourd'hui du dernier des Mohicans.

    « L'arche réunit, ici, des contraires. Ses règnes, ses rythmes génèrent des «formes monstres» semblables à celles de la poésie. En passant sous l'arche, ne sommes-nous pas d'ailleurs entraînés dans un espace immense, plus grand que nous, comme celui de la baleine de Jonas ?
    La sculpture nous avale et nous enveloppe dans le volume qu'elle crée. En ce sens, l'arche est une porte vers l'inconnu, vers un autre territoire. Les sculptures de Daniel Coulet se construisent par cet acte : franchir le seuil. » Olivier Kaeppelin Olivier Kaeppelin, auteur de nombreux essais et textes sur l'art, a été délégué aux Arts plastiques au ministère de la Culture et directeur du projet du Palais de Tokyo. Il est actuellement directeur de la Fondation Marguerite et Aimé Maeght.

  • Adrian burns - fr/en Nouv.

  • Antidictionnaire

    Olivier Kaeppelin

    • Lienart
    • 3 Juin 2010

    Depuis près de quinze ans, Pierre Mabille utilise et décline systématiquement un seul et même motif formel, oblong, un losange arrondi qui caractérise sa peinture. Progressivement, un ensemble éclectique de mots, d'images et d'objets évoquant cette forme s'est constitué dans les marges de son travail pictural.
    De nombreux dessins et photographies, en écho à ce motif, sont envoyés à Pierre Mabille par des contributeurs - amis, artistes ou amateurs -, qui vont servir de base aux collages constituant cet Antidictionnaire. Chacun des dessins de Pierre Mabille répond au même principe : d'abord la réalisation d'une ligne horizontale composée de photographies, puis, autour de cette ligne, émerge une sorte de commentaire graphique réalisé à l'aide de différents média (mine de plomb, crayon de couleurs, feutre, aquarelle, encre et gouache). Ces oeuvres sont des extrapolations explicatives, des divagations et associations hétérogènes ;
    L'ensemble constitue un dictionnaire sans fin, un dictionnaire en devenir.

  • Daniel Dezeuze, né en 1942, est un artiste français et membre fondateur du groupe Supports-Surfaces. Composé entre autres de Claude Viallat, Louis Cane, André-Pierre Arnal, Vincent Bioulès, Jean-Pierre Pincemin et Bernard Pagès, ce groupe s'est formé en 1966 dans le but de déconstruire la peinture, afin de réexaminer son histoire et de remettre en question sa nature.
    La couleur était une question fondamentale dans nombre de leurs oeuvres, tout comme l'utilisation de matériaux nontraditionnels.
    Le travail de Dezeuze a beaucoup varié au fil des années tant en termes de technique que de ton, depuis les austères échelles en bois souple des années 1970, jusqu'à la légèreté éthérée de ses oeuvres en gaze ou à la gaieté colorée de ses Peintures qui perlent.
    Il existe deux principales directions dans son oeuvre, comme dans ses dessins : la première est la déconstruction de la peinture et de ses commposantes et la seconde est la création de séries d'objets, évoquant des activités récurrentes de l'humanité. À cela s'ajoute, dans ses dessins, la représentation sensible de la nature dans des séries tels que La Vie Amoureuse des Plantes ou les Papillons.

  • Née en 1960, Frédérique Lucien a toujours été attentive à la nature, au végétal. Elle la contemple et y puise le prétexte à son travail. Entre une abstraction et une réalité qui ont perdu toute frontière, toute limite discernable, les estampes, peintures, dessins et installations de l'artiste se déploient en des séries qui naissent les unes après les autres. À partir de techniques et de médiums différents - céramiques, crayons, gouaches, découpes de toile.- Frédérique Lucien questionne la ligne, sa fragilité, sa légèreté, la contradiction qui émane d'elle engendrant à la fois le plein et le vide. Simples mouvements de lignes, couleurs monochromes qui jouent de découpes et de vides, curieuses taches d'encre noire qui renvoient le regard à quelque chose d'informel et d'organique, multiplication, déclinaison formelle, les oeuvres de Frédérique Lucien traduisent les tensions, mouvements, énergies, relevant d'un principe vital, et dont il ne reste que le trait, l'empreinte, la trace de vie.
    Les oeuvres récentes viennent conforter, ouvrir et intensifier un processus artistique en germe depuis 1990. Depuis vingt ans, Frédérique Lucien assemble, détourne, fait jouer les uns avec les autres les mêmes motifs et les mêmes obsessions.

  • La moindre des choses que l'on puisse dire de la peinture d'Éric Corne, c'est qu'elle n'affiche pas de souci esthétique. Elle ne s'affiche pas (.) Elle ne cherche pas à plaire même si le peintre prend un plaisir inouï à peindre, c'est indéniable et cela se voit. (.) Lorsqu'Éric Corne dit que sa peinture n'est pas propre, pas saine, il redéfinit en quelque sorte la notion de plaisir dans le sens d'un déchirement des habitudes. (Lucas Hees) Comme dans un film, le peintre Éric Corne juxtapose des tranches de vie, des séquences rassemblées dans le plan unique de la toile, abolissant toute notion de profondeur pour mieux suggérer la globalité d'un récit mémoriel. Malgré le silence habitant la peinture, celle-ci nous crie les souvenirs de l'Histoire par la seule force de ses moyens plastiques : textures, formes et couleurs parlent d'elles-mêmes, elles nous permettent de penser et de ressentir le silence des images. Car les oeuvres d'Éric Corne donnent à réfléchir par leurs références constantes à l'histoire de l'art, la littérature et la mythologie. Il faut les observer longuement pour y déchiffrer la complexité de nombreux symboles. On y perçoit dès lors une profonde mise à nu de l'âme humaine, y compris celle de l'artiste face à l'utopie perdue qu'il dévoile. (Marion Kling) Textes de Yannick Haenel (écrivain, a publié en 2009 Jan Karski chez Gallimard), et Olivier Kaeppelin (délégué aux Arts Plastiques au Ministère de la Culture, et chargé de la création d'un lieu consacré à la scène française dans la partie basse de l'aile ouest du Palais de Tokyo).

    Éric Corne, artiste et commissaire d'exposition, vit et travaille à Paris. Il a été le fondateur et directeur du Plateau-Frac Île de France de 2001 à 2004. Enseignant à l'École Nationale Supérieure d'Art de Bourges, il est représenté par la galerie Nosbaum & Reding à Luxembourg, et par la galerie Patricia Dorfmann à Paris.

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