Olivier de Solminihac

  • La rivière

    Olivier De Solminihac

    Au début du printemps, Marguerite et Jim réveillent l'ours Michao pour aller jouer près de la rivière. Tim le renardeau joue avec son ballon rouge et le fait tomber dans la rivière. Voulant le rattraper, il tombe à son tour dans l'eau.

  • Dans le jardin de Marilyn, il y a une cabane, des animaux, des bâtons qui deviennent des épées. On peut jouer sans les parents et boire du sirop de mouche. Ça ressemble au paradis. Sauf qu'on ne va quand même pas passer toute sa vie au paradis. Au fond du potager, derrière le portillon, débute le monde sauvage. On n'a pas le droit d'y aller seul. Mais à deux, c'est différent. Alors on y va ?

  • À part moi, personne ne fait attention à Marilyn. C'est presque comme si elle était invisible. À l'école, personne ne vient lui parler. Lionel Hénon et sa bande ne lui proposent jamais de jouer avec eux. La bande d'Augustin non plus. Que ce soit en calcul ou en poésie, monsieur Varol oublie systématiquement de l'interroger. Parfois, même ses parents oublient de venir la chercher à la sortie. Tu existes pour moi, ai-je dit à Marilyn, mais elle m'a répondu que cela ne suffi sait pas. Elle a beaucoup réfléchi et n'a trouvé qu'une seule issue. Je vais devenir célèbre, m'a-t-elle dit, en sortant de sa poche un carnet à autographes et un stylo. Quand elle m'a expliqué son plan, j'ai pensé que cela ne marcherait jamais. Je me trompais.

  • « Il arrive, quand on écrit des histoires, en particulier des histoires pour les enfants, que l'on soit amené à les rencontrer, et à parler de ces histoires avec eux. Souvent ils posent des questions. Pour y répondre, il nous faut nous tenir sur le terrain de la simplicité. Quelques mots, quelques images qui, avec le temps, finissent par accompagner notre travail et l'aident à tenir. » - Olivier de Solminihac.
    Régulièrement questionné au sujet de son travail d'écrivain, Olivier de Solminihac s'adresse ici à ses lecteurs, qu'ils soient petits ou grands.
    Ecrit à la première personne, on imagine d'emblée l'auteur répondre en direct à la question secrètement posée : comment fait-on pour écrire une histoire ?
    Chez Olivier de Solminihac pour qui la vie se conjugue entre lire et écrire, les associations d'idées s'enchaînent avec précision, simplicité et humour.
    A la manière d'un exercice de style, l'auteur s'amuse dans la mise en forme de sa réponse, comme si l'on assistait à son élaboration.
    De « Écrire une histoire, c'est comme faire du bateau » à « c'est comme faire du yaourt aux fruits », ou encore « c'est apprendre un tour de magie », chaque tentative est finalement remise en cause. Comme s'il se reprenait, il la réfute puis la reformule, pour au final obtenir une réponse caléidoscopique. Loin d'être redondant, Olivier de Sominihac modifie petit à petit le système qu'il a mis en place au départ, ses réponses d'abord succintes s'allongent jusqu'à former elles-mêmes des histoires...

  • Alexis n'est pas le genre de garçon à mentir. Il vit depuis neuf ans dans un monde de vérités. Autour de lui, il y a plus de vérités qu'il n'est possible d'en compter. Plus de soixante-deux mille huit cent cinquante-quatre. Et un mystère humain. Ce mystère est assis à l'angle du boulevard Parménide dans un fauteuil pliant, quel que soit le temps, avec son visage tout plissé de rides. Il est très vieux, très solitaire et très impénétrable. D'ailleurs, Alexis a beau mener son enquête, à chacune de ses questions, on lui conseille de se taire. Rien ne pourra venir percer le mystère monsieur Chut. Pas tout à fait. Car un jour, dans la cour de récréation, Alexis fait la chose la plus incroyable, la plus stupéfiante, la plus explosive que notre monde de vérités puisse entendre : il ment. Il déclare être un Indien, un vrai de vrai. Maintenant, il doit vraiment le devenir, à tout prix. Et, étrangement, sur sa route, monsieur Chut l'attend.

  • « Chaque fois que nous voyons l'homme au fond du jardin sortir au vasistas pour fumer, il nous vient la vision d'un ange flottant quelques minutes au-dessus des décombres de l'usine, regardant sans un mot quelques mètres sous lui le spectacle du monde, le spectacle désolé du monde, le spectacle du passé, époque après époque, qui se surimprime à celui du présent. » Ce roman raconte à sa manière très elliptique les quarante premières années de ce « nous » qui n'est autre que le narrateur : une enfance catholique, une adolescence sans surprises, puis 20 ans s'écoulent sans autre précision, jusqu'à son installation à Dunkerque. Lorsqu'il emménage dans la maison qu'il vient d'acheter, celui-ci ne remarque pas immédiatement cet « homme au fond ». Trop de choses occultent son regard, son esprit et son temps: les cartons à vider, les travaux à entreprendre, et surtout les deux peupliers dans le jardin qui percent le ciel et l'inquiètent. Il faut les abattre.
    Leur disparition libère l'espace du narrateur. De plus en plus obsédé par la figure du fumeur à son vasistas et par l'histoire d'une plaque commémorative découverte sur le mur de sa propriété, il entreprend une recherche sur la stratification historique de son quartier. Tout devient alors prétexte à croiser passé et présent, la mémoire et le vivant, à détecter leurs imbrications.

  • En Italie, durant l'été, Lotta rencontre Domenico dans un cours de théâtre. Son coeur s'embrase, mais Domenico, impliqué dans une action militante, doit fuir. À Londres, Ellie rêve d'une autre vie, loin, très loin de sa famille recomposée et de l'insistance des garçons. À Marseille, l'Ours écrit des morceaux de rap pour s'échapper de sa cité, quand un de ses amis meurt à la suite d'un contrôle policier. Partout, il suffirait d'une étincelle pour que tout flambe.

  • Le CE2, c'est sérieux. Il y a ceux qui sont forts en calcul, comme Sofia, qui a avalé une calculatrice quand elle était petite. Il y a ceux qui sont forts en tout, comme Georges-Louis, qui va bientôt donner des cours à la maîtresse. Et il y a Stéphane, qui a envie d'avoir de bonnes notes, qui est d'accord pour bien faire ses devoirs, pour devenir fort en calcul, pour apprendre la signification de mots aussi compliqués que cobalt et tungstène, et pour lire tous les livres qui sont sur son étagère. D'accord pour tout cela, oui, mais pas sans sa maman.

  • Lucas le petit loup fête son anniversaire, huit ans ! Il a beaucoup changé depuis sa naissance. Que va-t-il devenir, quel sera son avenir ? Dans la forêt où il se perd, il rencontre un agneau astrologue, un renard qui fait des calculs, des chouettes qui regardent la télévision. Ils ont tous des réponses à ses questions, mais peut-on vraiment savoir à quoi ressemblera l'avenir ? Et cette taupe, qu'est-ce qu'elle en dit ? A partir de 8 ans.

  • Rêverie et jeux merveilleux sur la plage !

    Aujourd'hui, c'est l'été. Michao emmène à la plage Marguerite la chevrette et son ami le renardeau. Qui verra la mer le premier ? Mais arrivés sur place, ils s'aperçoivent qu'ils ont oublié pelles, seaux, ballons, maillots de bain ! Que faire, sinon rêver. et construire un bateau de fortune avec trois fois rien, puis le pousser vers l'horizon, loin, loin aussi loin que dans leurs rêves les plus fous ! Il faut « imaginer » , conclut Michao.

    - Le vent, le soleil, l'émotion légère d'un moment sur la plage, au début de l'été.

    - Un livre à lire en plissant les yeux, tant on est éclaboussé de lumière !

    - Par Stéphane Poulin, le « maestro » québécois de la lumière !

  • On retrouve Michao, Marguerite et le renardeau-narrateur du Bateau de fortune. Apre`s le premier jour de l'e´te´, voici donc le dernier jour des vacances, a` la montagne cette fois, le moment ou` on range et ferme la maison, ou` l'on entasse les bagages dans le coffre qui ne ferme pas, ou` l'on ressent de´ja` la nostalgie du retour.
    Mais les enfants sont dans le pre´sent : Marguerite et le renardeau jouent avec insouciance, profitant pleinement des derniers instants - et partent avec Michao cueillir un plein bol de mu^res. C'est tout de suite une aventure, irrigue´e de sensations. Et a` l'heure du de´part, tandis qu'une cloche re´sonne au loin, ces mu^res emporte´es auront la douce saveur des souvenirs de vacances.

  • C'est une soirée importante pour maman : elle a invité une amie qu'elle n'a pas revue depuis vingt ans. Stéphane a fait de son mieux pour l'aider. Il a abandonné son dessin d'avion pour ranger sa chambre. Quand les invités ont sonné, il est allé ouvrir. Il a été présenté à Léa, la fille de l'amie de maman, qu'il ne s'attendait pas à trouver si jolie. Après l'apéritif, il s'est occupé de Léa et lui a montré sa chambre. Ils ont joué. Et puis l'heure a tourné. Stéphane s'est inquiété : les invités allaient dormir où ? Quand maman lui a expliqué que cette nuit Léa dormirait dans sa chambre avec lui, Stéphane s'est écrié : Quoi ?


  • la récréation a parfois des allures de calvaire.
    surtout lorsqu'on arrive dans une école aux murs tout vieux, avec une maîtresse pas beaucoup mieux, un yann facchetti qui se prend pour le roi de la bagarre, un jacques chirac qui vous dépouille de toutes vos billes et vous qui êtes la seule nouveauté de ce lieu charmant. on peut très vite n'attendre qu'une chose: le retour en classe. pourtant, même dans l'endroit le plus sinistre de la planète, il existe des yeux intenses comme des billes pirates des caraïbes.
    et quand ces yeux appartiennent à une fille qui s'appelle marilyn, on a envie de jouer à de nouveaux jeux. au papa et à la maman, par exemple. mais marilyn ne veut pas d'enfant tout de suite. elle veut bien jouer à être amoureux, c'est tout pour l'instant. cela semble facile comme jeu, il suffit d'avoir un peu d'imagination, et le baiser est gagné. avec marilyn, l'amour devient vite une course d'endurance.



  • il y a un domaine oú il ne faut pas croire tout ce que racontent les grands : les doudous.
    un doudou fossile abandonné dans un vieux lit, un trésor antique, et grand-mère le regarde comme un vieux chiffon. cette famille de doudous tigres ne sera ni triste ni désespérée si elle n'est pas adoptée, assure papa. les doudous ont besoin d'être lavés, c'est mieux comme ça, prévient maman. en matière de doudous, les grands n'y connaissent rien. ils ne savent pas d'oú ils viennent, comment ils vivent, ni à quoi ils travaillent.
    pour eux, le peuple doudou n'existe pas. et pourtant. un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

  • Ou comment dompter sa peur Au sommet de la dune, entre les buissons d'épineux et les herbes folles, se dressent les ruines du fort de Zuydcoote. Il y a longtemps que Tim et Tom ne sont pas venus s'y promener avec leur père. Lorsque Tim réapparaît après avoir disparu au détour d'un sentier, il est en proie à une immense frayeur. Qu'a-t-il vu là-bas?

  • UN RIDEAU D'ARBRES est un dialogue innovant entre littérature et photographie. La matire du livre est créée pendant le temps de la transformation d'une cité minirère: Libercourt. Richard Baron, photographe, rencontre les habitants, collecte leurs portraits, leurs attitudes, les images des lieux détruits ou rénovlés. Il organise son reportage en séries. Olivier de Solminihac, écrivain, le rejoint sans se déplacer. Chez lui, il reoit les images de Richard comme les cailloux d'un sentier à suivre. Olivier, sans venir à Libercourt, invente à chaque fois une fiction, une nouvelle littéraire.

  • « Jonathan part en avant, à la conquête des crabes et des crevettes, mais ce nest déjà plus lui que je vois, ce nest plus lui que jentends. Il y a quelque chose dans ma tête qui ne sen va pas. Cette chose, à lintérieur, cest un souvenir. Le souvenir dhier. » Hier, cétait le premier jour des vacances, lexaltation du départ, le coffre plein. Et puis il y a eu les embouteillages, lennui, lenvie de faire pipi, de boire, et là, Papa sest énervé


  • Manuel, un jeune écrivain français, est invité en namibie pour animer un atelier d'écriture avec des élèves du township.
    Au fil des jours, et de ses sorties dans des quartiers marqués par l'apartheid, il découvre une ville en proie à la violence, au carrefour de tous les exils, volontaires ou subis, temporaires ou définitifs. comme si tous ses habitants étaient des égarés, en quête d'un ancrage. cette confrontation est au coeur de nous n'avons pas d'endroit oú vivre. roman de voyage, mais aussi voyage dans le roman, il explore la relation inquiète que son narrateur entretient avec le réel et dévoile un quartier, une ville et un pays.

  • Savez-vous qu'une vie tout à fait normale peut basculer d'un seul coup et devenir une vie tout à fait bizarre ? par exemple si papa part faire un voyage et si maman montre soudain des pouvoirs extraordinaires.
    Seulement, les enfants peuvent-ils hériter des pouvoirs de leurs parents ? ils peuvent en tout cas ouvrir grand leurs yeux et leurs oreilles. un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

  • « Tout le monde a un nom dès la naissance. » C'est ce que dit Agathe. Pourtant, le héros de cette histoire n'en a pas. Et ce n'est pas un problème, il n'y pense jamais. Mais, ce week-end, papa et maman le laissent chez Jonathan. Jonathan a une maison, un jardin, une cabane, et une soeur, Agathe, qui pose beaucoup de questions. Et cette question de nom devient alors un vrai problème.


  • " la nuit est plus noire maintenant.
    je ne vois plus de lumière aux fenêtres dehors. tout le monde dort. sauf moi. c'est comme si les phrases de papa et maman étaient des lampes allumées dans ma tête.
    comment est-ce qu'ils peuvent aimer ma petite soeur autant que moi ? ils ne l'ont jamais vue. " certaines nuits sont plus longues que les autres. certaines nuits, on voudrait trouver des réponses aux questions qui nous brûlent. un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.


  • La traversée des murs est le récit d'une transition.

    STEIN était une entreprise métallurgique réputée, située en ville près de Roubaix. La production sur le site est arrêtée en 2003. L'usine devient alors un repère visuel, une friche industrielle, mais aussi un enjeu urbain décisif. Comment refaire de la ville dans cet immense terrain vague à la croisée de trois communes ?

    La traversée des murs est un écho de culture ouvrière.

    L'action solidaire déployée par les anciens salariés de l'usine face aux licenciements, aux dégâts de l'amiante, est prolongée durant les années de transformation du lieu déserté par leur volonté collective et farouche de conserver la mémoire du site comme un passage de relais vers de nouveaux emplois.

    La traversée des murs est une trace de mémoire vive.

    Sur une mission de quatre ans (2011 à 2015), deux photographes (Yves Morfouace et Eric Le Brun) relèvent la transformation du lieu déserté, rencontrent les anciens salariés, les voisins, les acteurs du projet urbain. Le livre accorde ces images avec le récit d'Olivier de Solminihac, écrivain « photo-sensible » présent sur le site en 2015.

    La traversée des murs développe un nouveau genre littéraire.

    Dans la connexion intime entre images et textes, le lecteur discerne un parcours innovant entre bribes de fiction et éclats du réel. Tour à tour happé par le récit ou détourné par la poésie photographique, le lecteur écoute son propre rythme pour accompagner l'histoire.

  • " À notre âge, Manuel, nous ne connaissons rien.
    Nous vivons enfermés, nous vivons sous les couvertures. " Depuis que Miquel, son frère, a disparu dans un désert en Afrique, Manuel s'abîme dans le silence. En dépit des exhortations de Dona, il reste enfermé dans les images d'un voyage qui les a menés sur les traces de Miquel, jusqu'à Gao. Des images de villages, de fleuve et de sable, qui les ont éloignés de leur insouciance, mais peut-être rapprochés de leur enfance et d'eux-mêmes.
    De l'entrelacs des souvenirs et des rêves que se racontent Manuel et Dona, émerge le récit de leur rencontre.

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