Philippe Malgouyres

  • Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents « petits bronzes » italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du ¬XVe jusqu'au milieu du ¬XVIe siècle.
    Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique.
    C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ces questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche.
    C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux « petits bronzes » italiens de la Renaissance.

  • L'arrivée au musée du Louvre d'un objet ayant appartenu aux collections royales est toujours un événement singulier, une sorte de retour, puisque le musée fut constitué à la Révolution à partir des trésors de la Couronne. Elle est ici particulièrement émouvante, car il ne s'agit pas de l'une de ces peintures ou sculptures collectionnées par les souverains pour être admirées, mais d'un objet précieux et intime, dont la préservation tient du miracle.
    Acquis par François Ier, passé en Angleterre pendant plus de trois siècles, le livre d'heures retrouve au musée les très rares oeuvres des collections des Valois qui nous soient parvenues et permet de faire revivre un peu de la splendeur de cette période faste. Cet extraordinaire objet est passé entre les mains des plus grands collectionneurs.
    Philippe Malgouyres nous conte les pérégrinations au terme desquelles le livre revint à Paris, et nous invite à nous pencher sur ce joyau unique afin de comprendre comment il fut conçu et de découvrir qui le reçut des mains de François Ier.

  • Peu de mortels eurent la chance ou le courage de pénétrer dans le royaume de Baâb.
    C'est ce voyage qui vous est offert aujourd'hui, dans les réalités du Watermill Center près de New York et l'imaginaire de son créateur et maitre suprême, Bob Wilson.
    Ce pastiche hilarant et onirique - dans le goût des voyages initiatiques des temps passés - nous introduit dans l'univers de l'artiste, emblème des avant-gardes, qui a révolutionné, au passage, le théâtre européen.

  • A travers plus de trois cents objets, c'est une histoire de l'ivoirerie européenne qui est proposée dans cet ouvrage.
    La riche collection du Louvre y est dévoilée, souvent pour la première fois. Ces oeuvres ont parfois une provenance illustre - elles ont appartenu à Louis XIV, Marie-Antoinette, la marquise de Pompadour. Modestes ou somptueuses, certaines commémorent tel événement historique, le sacre de Napoléon, le mariage d'une princesse de Saxe ou la campagne d'Allemagne. Mais cette collection écrit aussi une histoire du goût, et parfois des errements de la science...
    Elle a été assemblée grâce à la patience et à la passion de grands collectionneurs du XIXe siècle : Pierre Révoil, Charles Sauvageot, Adolphe Thiers et la baronne Salomon de Rothschild, notamment. Les pièces étudiées sont d'une très grande variété, reliefs, statuettes, armes, éventails, armes, vases enrichis de montures d'orfèvrerie, couteaux, objets de curiosité, et comprennent aussi des objets de Ceylan, du Japon, d'Afrique ou du Mexique.

  • De l'épée de Charlemagne au poignard de Gauguin, la collection d'armes européennes du musée du Louvre est riche de quelque trois cents pièces. La plupart sont inédites et peu connues du public, car elles sont parfois déposées dans d'autres institutions. Pour la première fois, cette collection est présentée et étudiée dans son ensemble.
    Les chefs-d'oeuvre conçus en Italie par Antonio dei Pollaiuolo ou les Negroli y côtoient les armes de provenance royale, tel le morion d'or de Charles IX, ou les épées d'académiciens, les souvenirs napoléoniens et toutes sortes de curiosités. Cette collection n'est pas née du désir de constituer une référence, mais s'est sédimentée au fil des révolutions et des dons faits par les collectionneurs. Tantôt témoin de l'histoire de la nation, tantôt mémoire du goOt des amateurs du XIX' siècle, elle possède une physionomie unique que cet ouvrage présente désormais. Le pUblic y découvrira ces armes et ces armures longtemps oubliées, mais aussi ceux qui les ont réalisées, utilisées et collectionnées.

  • Pourquoi le chapelet a-t-il cette forme ? Ce nom ? Ce nombre précis de perles ? Pourquoi répéter, en les comptant, les mêmes prières ? Quels bénéfices obtenait-on par-là ? Telles étaient mes premières questions. Je fus surpris de la difficulté d'y trouver des réponses...
    Médité depuis plus de 20 ans, cet ouvrage propose de découvrir ou redécouvrir l'histoire de cette dévotion fondamentale, autant pour son immense signification dans le développement de l'Occident chrétien que par ses multiples résonances anthropologiques. Il est destiné à tout lecteur curieux d'histoire, de religion, de culture, d'ethnologie et des sciences sociales.

    Philippe Malgouyres est historien de l'art et conservateur du patrimoine au département des Objets d'art du musée du Louvre.
    Jean-Claude Schmitt est historien médiéviste, directeur d'Études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.

  • Les armes de la Renaissance sont volontiers bavardes et sentencieuses. Ce bouclier, attribué à Antonio del Pollaiuolo, qui représente le malheureux héros Milon de Crotone victime de sa rage impuissante, en est un bel exemple. La longue inscription latine qui l'accompagne parachève cette leçon en forme de vanité.
    Ce chef-d'oeuvre relève aussi bien de la peinture que de la sculpture : c'est cette complexité, ce dialogue apparemment contradictoire entre la forme de l'objet et son décor que Philippe Malgouyres nous invite ici à comprendre.
    L'activité protéiforme des ateliers de la Renaissance est souvent évoquée : elle est abondamment documentée, mais il ne reste presque rien de tous ces objets « d'art décoratif » conçus et réalisés par de grands peintres ou de grands sculpteurs. C'est donc un témoignage exceptionnel, voire unique, une oeuvre hardie et exploratoire par sa technique et son iconographie qui doit reprendre sa place parmi les oeuvres phares de la Renaissance conservées en France.

  • charles mellin (nancy, vers 1598-rome, 1649)
    " il n'y a pas quinze ans, beaucoup d'historiens d'art, et des meilleurs, ne voyaient clans ce nouveau venu qu'une sorte de mythe.
    " jacques thuillier écrivait cette phrase en 1996, mais aujourd'hui, grâce aux expositions de nancy et de caen et à l'ouvrage qui lui sont consacrés, on peut enfin prendre la mesure ce peintre remarquable.
    admiré de son vivant, il fut surnommé par les italiens " le lorrain ", comme claude gellée, son ami de toujours. lorrain donc, comme son contemporain, georges de la tour, il connut aussi un oubli inexplicable, de plus de trois siècles.
    les véritables " enquêtes " menées par les plus grands historiens de l'art, jacques thuillier, pierre rosenberg.
    sylvain laveissière, erich schleier, puis philippe malgouyres, lui restituent de nombreux chefs-d'oeuvre et redessinent sa carrière.
    désormais, charles mellin occupe définitivement la place qui lui revient. celle d'une personnalité majeure de la peinture du xviie siècle.


  • 30 raisons d'aimer la peinture russe du XIXe siècle Nouv.

    C'est un ouvrage créatif, une sorte de performance. Ses directeurs ont proposé aux écrivains et intellectuels russes et français de choisir chacun un tableau russe du xixe siècle, la période la moins connue de tout l'art russe, dont l'Occident ne retient que les icônes et les avant-gardes. Le xixe siècle russe est surtout connu grâce à sa littérature et sa musique. Or la peinture russe de cette période est tout aussi passionnante et se trouve d'ailleurs souvent en relation étroite avec les autres arts. Ce sont ces tableaux, très variés - peinture d'histoire, de genre, portraits et paysages - que tout Russe connaît pas coeur ; ce sont ce qu'on appelle aujourd'hui les lieux communs de la culture russe. Une collection de 30 essais consacrés chacun à un tableau permet d'approfondir sa compréhension de la culture russe. C'est aussi pour le lecteur une véritable école de regard.

  • Le musée des Jacobins, à Auch (Gers), conserve une pièce aussi rarissime que belle : une mosaïque de plumes réalisée au Mexique en 1539, dix-huit ans après la chute de Tenochtitlán (Mexico), par des artistes locaux selon des techniques ancestrales aztèques, mais sous la direction de moines franciscains. L'oeuvre représente la Messe de saint Grégoire : au vie siècle, au cours d'une messe célébrée à Rome par le pape Grégoire le Grand, les assistants eurent la vision du Christ entouré des instruments de la Passion et versant le sang de sa plaie dans le calice de l'Eucharistie. L'oeuvre est ici analysée par un écrivain, Claude-Louis Combet ; par une philosophe, Dominique de Courcelles, directeur de recherche au CNRS et membre du Collège international de philosophie ; et par un historien de l'art, Philippe Malgouyres, conservateur au département des Objets d'art du musée du Louvre.

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