Religion & Esotérisme

  • C'est Philippe Abadie, prêtre, docteur en théologie et en histoire des religions, et professeur d'exégèse biblique à l'université catholique de Lyon, qui se fait ici votre guide à la découverte des livres historiques de l'Ancien Testament - de Josué à Samuel, en passant par les livres des Juges et des Rois.

    Identification de l'auteur ou des auteurs, contexte scripturaire, historique, culturel et rédactionnel, analyse littéraire, structure et résumé, examen détaillé des grands thèmes, étude de la réception, de l'influence et de l'actualité, lexiques des lieux et des personnes, chronologie, cartes géographiques, bibliographie : les plus grands spécialistes de l'Écriture se font votre tuteur.
    « Mon ABC de la Bible » ou la boîte à outils d'une lecture informée et vivante du Livre des Livres.

  • Celui qui ouvre la Bible pour la première fois ressent souvent l'impression pénible que ce texte sacré regorge de textes violents. Il est vrai que l'on peut comptabiliser pas moins de six cents passages violents dans l'Ancien Testament où l'on voit se détruire et s'exterminer des peuples, des rois et des individus...
    Refuser à la Bible tout rapport à la violence au nom d'une sainteté rêvée du texte, n'est-ce pas oublier que ce livre parle avant tout des hommes réels, avec leurs passions et leurs contradictions ?
    L'objectif de l'auteur n'est pas d'absoudre la Bible de toute violence, et encore moins de l'y enfermer mais de voir en quoi elle propose une réflexion sur la violence, opérant une sorte de catharsis qui permet à chacun de lire sa propre violence et propose des chemins de sortie.

  • Le lecteur du livre des Juges s'aperçoit vite que chaque récit doit être lu en étant attentif d'une part à la tradition qui le porte et d'autre part à la rédaction.
    Cette dernière intègre volontiers aux souvenirs du passé des motifs de légende et fait des emprunts au folklore universel mésopotamien ou grec. Mais ce n'est pas tout et, au fil d'une analyse des principaux récits qui constituent ce livre biblique, Philippe Abadie trouve dans le présent des rédacteurs bibliques la clé de leur reconstruction du passé israélite et il voit dans ce travail d'écriture un lieu d'interrogation sur l'avenir.
    Pour rendre plus sensible le va-et-vient entre l'histoire et l'interrogation politico-religieuse, l'auteur a choisi de centrer sa lecture sur " des héros peu ordinaires ". En particulier, il souligne l'importance de l'opposition au coeur de l'ouvrage entre le " juge " Gédéon (Jg 6-8) et le " roi " Abimélek (Jg 9). Il donne une traduction littérale et structurée qui permettra à chacun d'opérer sa propre lecture de l'oeuvre et sans doute de découvrir un livre dont la clé ultime est moins de raconter le lointain passé d'Israël - une " période des Juges " antérieure à l'avènement de la royauté - que de s'interroger sur la nature du pouvoir lui-même.

  • Longtemps, l'archéologie fut biblique, c'est-à-dire au service de la vérité du texte.
    En témoignent nombre d'ouvrages grand public dont le but avoué est d'accréditer que " la Bible a dit vrai ". Or aujourd'hui, l'archéologie est redevenue une science pleinement autonome, sans souci apologétique, simplement étude scrupuleuse de données matérielles. Dès lors, elle élabore un discours parallèle, souvent divergent de celui que construit le récit biblique quand il écrit l'histoire d'Israël.
    Historiens, archéologues et biblistes se trouvent donc clairement confrontés à une question cruciale : quelle est la nature du récit biblique et son rapport à la vérité ? Philippe Abadie entre dans le débat en étudiant un certain nombre de points d'histoire en discussion aujourd'hui : les origines du peuple d'Israël, la conquête du territoire ou l'existence d'un grand royaume unifié par David et Salomon...
    Ce faisant, il cherche à établir un juste rapport à l'archéologie et à élargir ce qu'on entend généralement par " vérité historique ". " Utiliser le récit biblique comme "document premier", indépendamment d'une saine critique littéraire, s'avère illusoire. Comme le serait aussi la mise entre parenthèses du récit au profit des seules sources externes. A la question posée : la Bible est-elle un livre d'histoire ? la réponse est forcément nuancée : la Bible est un livre dans l'histoire.
    " Et le lecteur de la Bible est invité à distinguer toujours l'intentionnalité historienne des auteurs bibliques dans leurs grandes synthèses théologico-littéraires et la quête moderne d'historicité.

  • La Bible est un texte ouvert qui appelle une pluralité de lectures, de méthodes et d'approches, aussi bien confessantes que culturelles.
    Le Colloque " Aujourd'hui, lire la Bible ? ", organisé dans le cadre des " Dix-Neuvièmes Entretiens " du Centre Jacques Cartier Rhône-Alpes par la Faculté de Théologie de l'Université Catholique de Lyon, du 30 novembre au 2 décembre 2006, manifeste l'intérêt constant que la Bible suscite dans les recherches universitaires. Le Colloque explore les passages entre divers champs, disciplines et méthodes, en tenant un axe herméneutique dont le fil conducteur est celui de la " lecture " et un axe thématique qui explore la question fondatrice de la Loi.
    Fruits des conférences dialoguées et des tables rondes interconfessionnelles et interdisciplinaires, les vingt-et-une contributions présentées dans ces Actes sondent avec intelligence les rapports que l'histoire, les sciences du langage, la littérature, le droit, la théologie et la philosophie nouent avec la Bible. Le lecteur trouvera profit à interroger son propre acte de lecture du texte biblique au contact de ces approches diversifiées et très stimulantes.

  • En apparence, le livre d'Esther en est un épisode périlleux à la cour des Perses, entre intrigue amoureuse, complot génocidaire et massacre joyeux... Pourquoi lire cette sanglante histoire de vengeance, cette revanche sur l'adversaire quand l'évangile dit d'aimer jusqu'à son ennemi ? La question encombre la mémoire chrétienne jusqu'à faire douter parfois de l'inspiration d'une telle histoire.
    Et si derrière le sang promptement versé se cachait un masque, une énigme à lever au-delà de ce qui est mis en scène par le récit ? Si la fête qui lui sert de prétexte - et de mémoire - ne faisait pas d'Esther une subversion de la violence ? Sans doute est-ce là une manière assez contemporaine de lire quand le livre reflète d'abord le miroir complexe d'une vie juive en diaspora. Mais le pari mérite d'être tenté.
    Il suppose de connaître au préalable l'historiographie juive tardive et ce qu'elle doit à l'environnement perse, puis grec. Mais aussi de lire Esther dans une traduction au plus proche de l'hébreu, malgré la grande complexité textuelle. D'en connaître le genre littéraire, la date de composition, les références scripturaires, la réception canonique, et, plus fondamentalement, ses liens avec la fête de Pourîm.

  • Ces vieux récits de la Genèse ont-ils encore quelque actualité ? Il est dans la nature de toute culture religieuse de s'interroger sur l'origine de la vie à travers des récits fondateurs qui répondent à une obligation existentielle : comprendre le monde pour se comprendre soi-même. La question de la liberté est au coeur d'un drame qui décrit le difficile chemin de l'humanisation. Dépassant le faux débat entre science et foi, l'ensemble Gn 1 à 4 invite à s'interroger sur ce devenir. En termes d'harmonie d'abord, en quoi le premier récit de création (Gn 1) diffère du mythe qu'il interprète. Ici, point de combat au coeur de l'oeuvre créatrice, mais une mise en ordre du cosmos, de séparation en séparation, sous l'effet de la parole divine. Vient ensuite la lecture de Gn 2 à 3, l'histoire bien connue du premier couple humain, Adam et Ève. À nouveau, le récit sera situé dans son univers propre, le Proche-Orient ancien, avant d'être relu dans une tension entre le don salutaire de l'interdit et le refus d'assumer la liberté qui en découle. La lecture ne serait pas complète sans le récit de Gn 4 qui introduit la violence homicide dans cette liberté blessée. Avec lui, on passe de la génération des pères à celle des fils, c'est-à-dire, selon la symbolique biblique, à l'ordre de l'histoire humaine. Cet essai s'inscrit dans le cadre d'un cours plus large consacré à Genèse-Exode. Nous n'en retiendrons ici que quelques éléments, destinés en premier aux étudiants, puis à tout lecteur soucieux de comprendre le texte en dialogue avec les sciences humaines.

  • Le volume que voici honore le parcours intellectuel de Pierre Gibert, s.j., longtemps professeur d'exégèse de l'Ancien Testament à la Faculté de théologie de Lyon et aujourd'hui professeur au Centre Sèvres (Paris) et directeur de la revue « Recherches de science religieuse ». En leurs quatre parties, ces « Mémoires d'Écriture » croisent les domaines de recherche d'un explorateur hors du commun, passionné d'histoire et des histoires, et qui a récemment réédité les « Conjectures de Jean Astruc sur les mémoires originauz dont il paroit que Moyse s'est servi pour composer le livre de la Genèse » (1753). La première partie, dans laquelle O. Artus, Th. Römer et Ph. Mercier remettent sur le métier des questions anciennes liées au Pentateuque, vient répondre à l'essai stimulant de P. Gibert « Vers une intelligence nouvelle du Pentateuque » (1992). Dans la deuxième partie, mise à l'enseigne d'un ouvrage majeur de P. Gibert, « Vérité historique et esprit historien » (1990), le rapport du texte biblique à l'histoire se trouve interrogé de diverses manières par A.-M. Pelletier, D. Noël, Ph. Abadie et P. de Martin de Viviés. Un autre axe de recherche parcouru par P. Gibert, auteur d'une « Petite histoire de l'exégèse biblique » (1992) devenue aujourd'hui un classique, fournit l'argument de la troisième partie ; M.-F. Baslez, Y. Kumenacker, J.-L. Ska et R. Virgoulay y mettent en lumière ce qu'il advient de la vérité biblique lorsqu'elle est lue dans un contexte d'histoire. Une quatrième et dernière partie aborde les lectures culturelles de la Bible, qu'il s'agisse d'une réflexion sur le religieux (P. Gire) et sur l'oeuvre d'art (Ch. Leroy), ou de la prise en compte de la dimension littéraire des Écritures juives et chrétiennes (A. Wénin, J.-P. Sonnet et J.-M. Carrière). Car c'est un trait particulier de P. Gibert de n'avoir jamais oublié que la Bible est aussi poème et oeuvre d'art.

    Anne-Marie Pelletier (auteur) Jean-Louis Ska (auteur) Olivier Artus (auteur) Damien Noël (auteur) Thomas Römer (auteur) Jean-Pierre Sonnet (auteur) André Wénin (auteur) Philippe Abadie (auteur) Marie-Françoise Baslez (auteur) Jean-Marie Carrière (auteur) Pierre Gire (auteur) Yves Krumenacker (auteur) Chantal Leroy (auteur) Martin de Martin de Viviés (auteur) Philippe Mercier (auteur) René Virgoulay (auteur).

  • Le but avoué de ce guide est de répondre à la demande de nombreux lecteurs : comment aborder un texte biblique ? Existe-t-il une, ou plusieurs méthodes d'analyse ? Pour ce faire un groupe d'enseignants de la Faculté de Théologie de Lyon propose sa lecture d'une péricope (ou d'un ensemble plus vaste) pris dans le corpus biblique.
    La démarche suivie est didactique : chaque texte analysé est précédé d'une brève présentation des règles de lecture retenues, d'une grille et du passage étudié. Il ne s'agit donc pas d'un recueil d'articles, accolés les uns aux autres, mais d'un guide pratique ouvrant le lecteur, étudiant ou non, à une intelligence renouvelée de la lecture.

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