Bernard Chauveau

  • L'exposition du musée des Beaux-arts de Valence, donne « carte blanche » à l'artiste Philippe Favier pour présenter 30 ans de créations, issues de diverses périodes, dessins, gravures, sculptures, boites, etc. en instaurant un dialogue avec les collections historiques du musée.

    Cette exposition conçue, par le commissaire Thierry Raspail, comme un parcours « all-over » à l'échelle du musée tout entier ne laissera pas indemne le visiteur tant l'artiste viendra par ses interventions renforcer, infl échir ou légèrement décaler la perception des oeuvres existantes du musée, renouvelant ainsi, avec humour et distance, notre regard sur le parcours muséal.

    Le catalogue imaginé comme un véritable objet à la fabrication soignée, permet de retracer le parcours de Philippe Favier, depuis ses premières réalisations jusqu'aux oeuvres les plus récentes pour la plupart inédites. Accompagné d'une iconographie riche et variée, des oeuvres présentées aux installations in situ, il rassemble un ensemble d'auteurs, historiens d'art ou conservateurs, faisant autorité : Amélie Adamo, Bernard Ceysson, Thierry Raspail, Pascale Soleil. Tous apportent par leurs contributions un éclairage essentiel sur le travail de l'artiste.

  • Ce qui caractérise l'oeuvre de Favier, qu'il construit depuis quelques décennies, est sans doute la permanence de son inventivité et la liberté qu'il s'accorde à casser les images qu'il initie. Dans cette société étiqueteuse, il est assez délicat d'apparaitre à chaque exposition avec un travail renouvelé... Mais depuis plus de trente ans et après trois rétrospectives (dont une au Jeu de Paume), on s'aperçoit, qu'avec une indéniable cohérence, il a réussi à créer une des oeuvres les plus foisonnantes et des plus originales de sa génération.

    La Maison européenne de la photographie a pour vocation d'exposer des travaux " tournants " autour de ce médium. Dans les quatre salles qui lui sont consacrées, toutes les oeuvres présentées (une centaine) ne dérogent pas au principe. Pour celui que l'on classe trop facilement dans le " rayon peinture ", ce n'est pas sans une certaine espièglerie qu'il est heureux de présenter pour la première fois réunis ses travaux " photographiques "...

  • Mo Mote est un extrait de L'Apocalypse de Tournon ou Grand Livre (2008), spécialement composé par Philippe Favier sous la forme d'un leporello. Un livre « accordéon » hors normes édité à 100 exemplaires numérotés et signés par l'artiste qui s'étire sur presque six mètres de longueur !

    Cette création s'inscrit en référence aux épopées qui depuis toujours inspirent Philippe Favier, de Lawrence d'Arabie à la Tapisserie de Bayeux, de Perceval le Gallois au manuscrit de Jack Kerouac... Texte de Sophie Latil.

  • Multiple imaginé par Philippe Favier à l'occasion de l'édition du livre "NOIR" accompagnant son exposition à la Maison Européenne de la photographie (avril-juin 2013). Philippe Favier choisit dans « Château double » de supprimer la classique étiquette de la bouteille de vin, finalement banale et galvaudée, pour en faire naître une nouvelle, rappelant justement que cette surface en verre peut devenir le support, par le dessin, d'un geste fécond et ré-enchanteur à l'infini.

    Ce qui caractérise l'oeuvre de Favier, c'est sans aucun doute la permanence de son inventivité et la liberté qu'il s'accorde à déplacer les images établies. Dans cette société étiqueteuse, il montre à chaque fois son immense talent à proposer un travail renouvelé créant une des oeuvres les plus foisonnantes et des plus originales de sa génération.

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