Arts et spectacles

  • L'exposition du musée des Beaux-arts de Valence, donne « carte blanche » à l'artiste Philippe Favier pour présenter 30 ans de créations, issues de diverses périodes, dessins, gravures, sculptures, boites, etc. en instaurant un dialogue avec les collections historiques du musée.

    Cette exposition conçue, par le commissaire Thierry Raspail, comme un parcours « all-over » à l'échelle du musée tout entier ne laissera pas indemne le visiteur tant l'artiste viendra par ses interventions renforcer, infl échir ou légèrement décaler la perception des oeuvres existantes du musée, renouvelant ainsi, avec humour et distance, notre regard sur le parcours muséal.

    Le catalogue imaginé comme un véritable objet à la fabrication soignée, permet de retracer le parcours de Philippe Favier, depuis ses premières réalisations jusqu'aux oeuvres les plus récentes pour la plupart inédites. Accompagné d'une iconographie riche et variée, des oeuvres présentées aux installations in situ, il rassemble un ensemble d'auteurs, historiens d'art ou conservateurs, faisant autorité : Amélie Adamo, Bernard Ceysson, Thierry Raspail, Pascale Soleil. Tous apportent par leurs contributions un éclairage essentiel sur le travail de l'artiste.

  • Imaginé par l'artiste plasticien Philippe Favier pour la célébration du Centenaire des Ballets Russes à Monaco, cet ouvrage retrace 100 ans de création : un voyage d'une effervescence, d'une ébullition artistique digne du créateur des Ballets Russes, Serge Diaghilev, avec une succession d'images de scènes, de souvenirs et de rencontres. L'aventure des Ballets Russes, contemporaine de la naissance de la NRF, a été célébrée à Monaco par de nombreuses manifestations, qui ont dépassé le cadre de la chorégraphie.
    Le directeur de la compagnie, Jean-Christophe Maillot, voulait à cette occasion renouer avec la tradition multidisciplinaire des Ballets, qui virent la collaboration des plus grands artistes de l'époque : peintres, poètes, musiciens. Cette tradition d'ouverture a largement été abandonnée par la danse contemporaine. Pour la raviver à l'occasion du centenaire, Jean-Christophe Maillot a fait appel aux artistes qui travaillent régulièrement avec lui (Ernest Pignon-Ernest, Yann Maresz, Bruno Mantovani.) pour réaliser une série de spectacles avec des chorégraphes qu'il estime : Jiri Kilian, William Forsythe, Lucinda Childs, Karole Armitage, Sidi Larbi Cherkaoui, Alonso King. Certains ont revisité des oeuvres légendaires des Ballets Russes (L'Après-midi d'un Faune.).
    Jean-Christophe Maillot souhaitait également attirer vers la danse des écrivains qui puissent, comme jadis Cocteau, apporter leur regard sur cet art. Jean-Marie Laclavetine avait travaillé à plusieurs reprises avec lui sur des arguments de ballet. C'est pourquoi il a fait appel à lui pour solliciter des romanciers, afin de constituer des « tandems » avec des chorégraphes et donner naissance à une série de spectacles.
    Jean Rouaud, Muriel Barbery, Patrick Goujon, Tristan Garcia, Christian Giudicelli ou Colum Mc Cann ont accepté de prêter leur concours. C'est de cette effervescence du Centenaire, à laquelle ont donc participé, et continuent de le faire, plusieurs auteurs Gallimard, que cet étonnant livre-objet, la couverture souple est taillée dans un authentique tapis de danse, le coffret est habillé d'une carte ancienne de l'URSS, et l'essentiel de l'ouvrage est imprimé en couleurs sur papier sulfurisé translucide, veut rendre compte de façon originale.

  • Ce qui caractérise l'oeuvre de Favier, qu'il construit depuis quelques décennies, est sans doute la permanence de son inventivité et la liberté qu'il s'accorde à casser les images qu'il initie. Dans cette société étiqueteuse, il est assez délicat d'apparaitre à chaque exposition avec un travail renouvelé... Mais depuis plus de trente ans et après trois rétrospectives (dont une au Jeu de Paume), on s'aperçoit, qu'avec une indéniable cohérence, il a réussi à créer une des oeuvres les plus foisonnantes et des plus originales de sa génération.

    La Maison européenne de la photographie a pour vocation d'exposer des travaux " tournants " autour de ce médium. Dans les quatre salles qui lui sont consacrées, toutes les oeuvres présentées (une centaine) ne dérogent pas au principe. Pour celui que l'on classe trop facilement dans le " rayon peinture ", ce n'est pas sans une certaine espièglerie qu'il est heureux de présenter pour la première fois réunis ses travaux " photographiques "...

  • Mo Mote est un extrait de L'Apocalypse de Tournon ou Grand Livre (2008), spécialement composé par Philippe Favier sous la forme d'un leporello. Un livre « accordéon » hors normes édité à 100 exemplaires numérotés et signés par l'artiste qui s'étire sur presque six mètres de longueur !

    Cette création s'inscrit en référence aux épopées qui depuis toujours inspirent Philippe Favier, de Lawrence d'Arabie à la Tapisserie de Bayeux, de Perceval le Gallois au manuscrit de Jack Kerouac... Texte de Sophie Latil.

  • Né en 1957 à Saint-Étienne, figure emblématique des années 1980, Philippe Favier a très tôt imposé une forme d'art singulière, touchante et poétique, fondée sur le dessin, la peinture, le découpage et l'assemblage.
    Le fil et le papier, tout est là. Ce sont les deux ingrédients majeurs du monde de l'artiste. Mais la cruauté n'est jamais loin quand des rivets perforent la tête des personnages.
    Philippe Favier ou une manière lilliputienne de recréer un monde de poésie nostalgique. Philippe Favier, une oeuvre tout en nuances qui se joue de la vie comme de la mort sous les feux d'un soleil noir.

  • L'air du temps, tu y es plutôt réfractaire, toi dont les références vont de la tombe du plongeur de Paestum au catalogue de Manufrance. Tu cites volontiers les danses macabres du Moyen Age, avec leur débauche de squelettes et de fantasmagories, mais on sent bien que Tintin, Spirou et les autres continuent toujours à être des compagnons de route. Rien ne t'arrête dans ta frénésie de compiler les images, les saynètes, les matériaux. Ils constituent comme autant de masques, de paravents, derrière lesquels tu te réfugies pour te raconter des histoires. Ces vieilles histoires de l'enfance qui n'en finissent pas de nous hanter.

  • Multiple imaginé par Philippe Favier à l'occasion de l'édition du livre "NOIR" accompagnant son exposition à la Maison Européenne de la photographie (avril-juin 2013). Philippe Favier choisit dans « Château double » de supprimer la classique étiquette de la bouteille de vin, finalement banale et galvaudée, pour en faire naître une nouvelle, rappelant justement que cette surface en verre peut devenir le support, par le dessin, d'un geste fécond et ré-enchanteur à l'infini.

    Ce qui caractérise l'oeuvre de Favier, c'est sans aucun doute la permanence de son inventivité et la liberté qu'il s'accorde à déplacer les images établies. Dans cette société étiqueteuse, il montre à chaque fois son immense talent à proposer un travail renouvelé créant une des oeuvres les plus foisonnantes et des plus originales de sa génération.

  • Au début des années 1990, le ministère de la Culture souhaite dresser un état des lieux de la France et missionne des photographes pour sillonner le pays. À Gilles Favier échoit Marseille, et sa banlieue « sensible ».
    Il se fixe à La Renaude, enclave du nord de la ville divisée en deux où résident les familles arabes et la communauté gitane. Il y restera un an et demi, réalisant au format 6x6 une série de portraits en noir et blanc d'une grande qualité. Pour interroger ce corpus d'images plus de deux décennies après leur réalisation, l'écriture de Philippe Pujol, lauréat du Prix Albert Londres en 2014, s'est imposée. S'appuyant sur le témoignage de personnes photographiées qu'il a retrouvées, il questionne les enjeux de ce quartier dans la grande tradition du journalisme littéraire.

  • Dans la tradition de développement culturel de Vitry-sur-Seine, l'agence d'architecture Philippe Prost réhabilite une briqueterie du XIXe siècle en centre de développement chorégraphique, destiné à la recherche artistique, la diffusion des oeuvres et la sensibilisation du public à la danse.
    Un corps, comme un édifice, s'invente, se façonne, s'érige : la danse et l'architecture se rejoignent dans un travail de construction commun. Daniel Favier, directeur du Centre de développement chorégraphique et Philippe Prost, architecte, racontent la Briqueterie : les gestes, les savoir-faire, les accidents de parcours, les trouvailles techniques, les mutations par lesquels se réalisent un bâtiment et un projet pour la danse.
    La Briqueterie ouvrira ses portes le 20 mars 2013 pour la XVIIe édition de la Biennale de danse du Val-de-Marne.

  • Enserré entre l'agglomération de Marseille, les villages de Cassis et La Ciotat, cet espace naturel d'exception est un des plus beaux Parcs nationaux français.
    Les photographies de Philippe Richaud, réalisées à la chambre argentique de grand format, sont aussi réalistes que fantastiques et ne cessent de magnifier ce lieu unique. Le texte de Florent Favier résonne à l'unisson de ce reportage photographique et peuple de ses émotions le voyage tellurique à l'épicentre de cette nature jamais domestiquée.
    Un ouvrage qui montre les calanques comme jamais encore elles n'ont été révélées au grand public.

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