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Pierre Soulages

  • « Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en direction de l'oeuvre. Dans un premier temps, ils peuvent servir à ouvrir les yeux enlisés dans des habitudes, montrer que l'on voit davantage avec ce que l'on a dans la tête que devant les yeux. Mais la plus grande partie du chemin reste hors de leur portée, puisque l'art, justement, est au-delà. » Outrenoir, entretiens avec Françoise Jaunin, 2012 Pierre Soulages est né le 24 décembre 1919 à Rodez.
    Très jeune il est attiré par l'art roman et la préhistoire.
    Ce n'est qu'en 1946 qu'il peut consacrer tout son temps à la peinture. Ses toiles où le noir domine sont abstraites et sombres. Elles sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent de la peinture demi-figurative et très colorée de l'après-guerre. D'autres oeuvres sont apparues où rythme, espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l'entière surface de la toile, une autre lumière picturale.
    En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville.
    Attaché à sa terre natale, Soulages consent, en 2005, avec son épouse Colette, à une donation exceptionnelle à la Communauté d'agglomération du Grand Rodez. Le musée Soulages à Rodez est inauguré en mai 2014.

  • écrits et propos

    Pierre Soulages

    • Hermann
    • 19 Septembre 2014

    « Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. » Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.

  • Soulages in Japan

    Pierre Soulages

    • Perrotin
    • 1 Septembre 2017

    Soulages in Japan est un ouvrage bilingue (anglais / japonais), richement documenté, présentant dix toiles récentes du peintre, et revenant sur les liens historiques qui ont uni Pierre Soulages et le Japon, où son oeuvre a été très tôt reconnue. Un catalogue événement, publié à l'occasion de l'exposition inaugurale du nouvel espace de la galerie Perrotin à Tokyo.
    Publié à l'occasion de l'exposition de Pierre Soulages, galerie Perrotin, Tokyo, du 7 juin au 19 août 2017.
    Voir aussi Pierre Soulages & Robert Fleck.

  • Doté d'une couverture en plexiglas imprimé en l'honneur des vitraux de Soulages de l'abbatiale Sainte-Foy de Conques, ce volume célèbre le 100e anniversaire du «peintre du noir». Entièrement illustré, il reproduit des oeuvres du peintre français Pierre Soulages (né en 1919) des années 1950 à nos jours, illustrant son rôle durable dans le dialogue entre la peinture européenne et américaine, et invitant le spectateur à réfléchir à une oeuvre qui a insufflé une poésie profonde dans l'abstraction à travers son adhérence à un seul matériau, la couleur noire.

  • "Devant un Outrenoir, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a de la lumière réfléchie par le noir, donc déjà modifiée, transformée. Si elle était réfléchie par du vert, du bleu ou par un miroir, ce ne serait pas la même. On voit de la lumière qui provient du tableau vers celui qui regarde : ça c'est ce qui se passe dans ma peinture, c'est le côté optique [...]. si la lumière change de place, ce n'est plus la même peinture que l'on voit ; et si le regardeur bouge, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'il voit. . C'est une organisation, certes, qui reste la même mais qui s'efface ou qui apparaît plus évidente, c'est tout un ensemble de choses qui change, tandis que dans une peinture traditionnelle, il y a un point de vue. Dans mon cas, l'intériorité ne précède pas l'acte de peindre." Pierre Soulages

  • En 1987, Pierre Soulages accepte la commande que l'État lui propose : créer pour Conques les vitraux que mérite l'abbatiale, jusque là défigurée par des vitraux du début du siècle.

    L'artiste a cherché à faire une oeuvre originale, jusque dans la création même de la matière, un verre spécial, pour obtenir exactement la couleur et la variation de la lumière qu'il souhaitait, tout en respectant l'architecture du bâtiment. Le résultat est saisissant.

    Ce livre contient une préface de Georges Duby, ainsi qu'un texte du verrier Jean-Dominique Fleury. Une première partie, abondamment illustrée, présente un reportage photographique inédit sur l'abbaye (intérieur et extérieur) avec tous les vitraux en place, accompagné d'un texte de Christian Heck, historien d'art, qui célèbre l'accord entre les intentions des bâtisseurs et l'oeuvre de l'artiste contemporain. Une deuxième partie constituée des "notes de travail" de Pierre Soulages est illustrée par un reportage photographique (travail de recherche du verre idéal, dessins des cartons, etc.)

  • Comment une création artistique contemporaine peut-elle s'insérer dans un monument millénaire en lui étant fidèle, tout en lui apportant du nouveau ? " telle est la question qui, le 25 septembre 1995 à conques, a réuni le médiéviste jacques le goff et le peintre pierre soulages à propos des vitraux que ce dernier venait de créer pour l'abbatiale sainte-foy.
    Pierre soulages évoque l'abbatiale comme le lieu de l'une de ses premières émotions artistiques, tout en exprimant en quoi sa démarche se fonde sur une analyse objective de l'architecture. sa démarche à conques interroge l'émotion pour en restituer la portée universelle. les vitraux sont comme la démonstration ontologique du lieu dans sa fonction d'appel, et sa restauration. c'est ce que jacques le goff révèle lorsqu'il dit que l'artiste doit intervenir " dans la matière et dans la vie même du monument " pour préciser un peu plus tard combien il est essentiel que cette intervention soit consonante avec " le sens originel et historique " de ce dernier.
    Au fil de cet entretien captivant entre les deux figures, la question, qui pour l'historien se place au coeur même de sa pratique de l'histoire, l'histoire dans la longue durée, devient " l'histoire est-elle porteuse d'une exigence à l'égard de l'artiste contemporain ? l'artiste contemporain est-il porteur d'une exigence à l'égard de l'histoire ? ".

  • Lire Meschonnic, le poète, le traducteur ou le théoricien, c'est toujours prendre part à un dialogue - dialogue amoureux, dialogue entre les langues ou dialogue intellectuel.
    Pourtant on est loin des fades " plaisirs de la conversation ". Comme dans l'amour l'échange est parfois rude, on se caresse avec les poings, mais c'est parce qu'il n'y a pas d'art ni de pensée sans corps. Sans corps à corps. D'où la jubilation, le comique, les mots qui filent comme des fusées, mais aussi la tendresse attentive et la générosité quotidienne, les bons plaisirs des fulgurances du langage mêlés à la joie plus subtile d'entendre ce que l'on ne savait pas que l'on entendait.
    Lire Meschonnic, c'est ainsi apprendre à nous défaire des évidences et à considérer le monde d'une manière toute neuve : il faut répondre pour écouter, il faut parler pour comprendre et il faut écrire pour vivre. Ce livre, qui rassemble poèmes, oeuvres plastiques et essais, est un hommage à cette façon de croiser les voix. Il voudrait restituer une pratique et une pensée de la littérature pour lesquelles tout effet artistique est toujours également un effet éthique.
    Les différentes contributions qui constituent cet ouvrage sont le résultat d'un travail engagé lors d'un séminaire du Collège International de Philosophie.

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