Pierre Belfond

  • Manuscrits, commandes, traductions, de´couvertes, enthousiasmes, lancements, e´checs, succe`s : l'e´ternel recommencement.

    Portraits d'e´diteurs, d'auteurs, d'agents, de critiques, de libraires, autant de personnages qui semblent n'avoir gue`re change´ depuis Balzac.

    Foires, salons, cocktails, amitie´s, complicite´s, rivalite´s, brouilles, proce`s, re´conciliations : la vie quotidienne a` Saint- Germain-des-Pre´s.

    Pourcentages, a`-valoir, prix litte´raires, scandales, copinages, best-sellers d'une saison : l'e´ternite´ sans cesse remise en cause.

    Car chaque matin, lorsqu'il arrive a` son bureau, l'e´diteur s'imagine me´tamorphoser en chefs-d'oeuvre les deux ou trois cents pages qu'il vient de recevoir. « Haut-parleur » d'ide´es, de tendances, de re´formes, voire de re´volutions : serait-ce « le plus beau me´tier du monde » ?

  • Dans le jardin d'une maison berlinoise, Franz et Venceslas construisent un mur. Sur le tracé où se dressait quelque quinze ans plus tôt le fameux mur de Berlin, détruit le 9 novembre 1989. Quelles sont leurs véritables intentions ? Rétablir le temps où ils étaient tous deux des citoyens profitant du système de l'Allemagne de l'Est ? Refuser la nouvelle société qui a succédé au communisme ? Ou au contraire élever une barrière qui freine le déferlement des souvenirs douloureux en éloignant de leur vue la femme qu'ils ont tous deux aimée ?
    Les deux amis s'affrontent en se passant les briques l'une après l'autre. Ce sont des personnages absurdes, mi-comiques, mi-tragiques, hantés par un secret qu'ils ont promis de taire. Ils sont massifs, brutaux, maladroits, mais quelque chose en eux, qui a la violence et la douceur d'une musique obsédante, les fait vaciller comme Bach joué par Rostropovitch a fait chuter le mur de Berlin.

  • Manuscrits, commandes, traductions, contrats, refus ; découvertes, enthousiasmes, lancements, échecs, succès : l'éternel recommencement. Portraits d'éditeurs, d'auteurs, d'agents, de critiques, de libraires : des personnages qui semblent n'avoir guère changé depuis Balzac et ses Illusions perdues. Foires, salons, cocktails, amitiés, complicités, rivalités, brouilles, procès, réconciliations : la vie quotidienne à Saint-Germain-des-Prés et ses banlieues. Pourcentages, à-valoir, prix littéraires, scandales, copinage, best-sellers d'une saison : l'éternité sans cesse remise en cause. Chiffres d'affaires, rachats, associations, fusions, disparitions : certes, le livre - porteur de rêves - n'est pas un produit comme les autres ; mais le métier d'éditeur est hélas, à bien des égards, un métier comme les autres... Non, ce n'est pas vrai : c'est " le plus beau métier du monde ". Car chaque matin, lorsqu'il arrive à son bureau, l'éditeur s'imagine pouvoir métamorphoser en chef-d'oeuvre les deux ou trois cents pages dactylographiées qu'il vient de recevoir. Démiurge, thaumaturge : voilà ce qu'est un éditeur.
    Il faut croire qu'avec la première version de ce volume de souvenirs, paru en 1994 sous le titre Les Pendus de Victor Hugo, Pierre Belfond n'avait pas tout dit. La mémoire est un jeu de marelle. On n'en finit pas de sauter de case en case.

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